La Somalie reste confrontée à une situation d’insécurité alimentaire à grande échelle aggravée par les faibles précipitations et la sécheresse

38 pour cent de la population est considérée comme souffrant d’insécurité alimentaire aiguë, dont 304 700 enfants atteints de malnutrition sévère

Note technique de la Cellule d'analyse de la sécurité alimentaire et la nutrition pour la Somalie (FSNAU) et du Réseau des systèmes d'alerte rapide aux risques de famine (FEWSNET)

8 février 2016, Nairobi/Washington- La Somalie restera confrontée à une situation d'insécurité alimentaire à grande échelle d'ici au mois de juin 2016, du fait de faibles précipitations et de conditions de sécheresse, de perturbations du commerce, et de la combinaison de déplacements de la population aussi bien nouveaux que prolongés - qui ont été aggravés par une pauvreté chronique. La malnutrition sévère demeure en outre élevée dans plusieurs parties du pays.

Selon les derniers résultats de l'évaluation saisonnière nationale conjointe menée par la Cellule d'analyse de la sécurité alimentaire et la nutrition pour la Somalie (FSNAU), un projet géré par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, et le Réseau des systèmes d'alerte rapide aux risques de famine (FEWSNET), un projet financé par l'USAID, 931 000 personnes seront en situation de crise (niveau 3 du cadre IPC)* et 22 000 personnes supplémentaires en situation d'urgence (niveau 4 du cadre IPC) dans l'ensemble de la Somalie jusqu'en juin 2016. Les déplacés internes (IDPs) représentent 68 pour cent du nombre total de personnes en situations de crise et d'urgence, contre 26 pour cent des populations rurales et 6 pour cent des populations urbaines.

Environ 3, 7 millions de personnes supplémentaires sont considérées comme stressées à travers le pays (niveau 2 du cadre IPC) jusqu'à la mi-2016.

Au total, l'évaluation indique que presque 4, 7 millions de personnes, soit 38 pour cent de l'ensemble de la population somalienne, souffrent d'insécurité alimentaire aiguë et auront besoin d'une assistance humanitaire d'ici au mois de juin 2016.

Une version plus longue de cette note technique avait été initialement émise de Nairobi et de Washington par la Cellule d'analyse de la sécurité alimentaire et la nutrition pour la Somalie (FSNAU) et le Réseau des systèmes d'alerte rapide aux risques de famine (FEWSNET).

Pour en savoir plus, lire la
note technique complète (disponible uniquement en anglais).

*Le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) est un ensemble d'outils normalisés dont l'objectif est de servir de "monnaie commune" pour classifier la sévérité et la magnitude de l'insécurité alimentaire. A l'échelon sectoriel, cela correspond aux 5  phases suivantes : phase 1 du cadre IPC=niveau minimal, phase 2=stress, phase 3=crise, phase 4=urgence et phase 5=famine.


Photo: ©FAO/Frank Nyakairu
Une somalienne déplacée dans un camp près de la ville de Dhobley.