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Colloque de la FAO sur le potentiel des biotechnologies agricoles au service des agriculteurs familiaux

Des outils pour aider à combattre la faim et à améliorer les systèmes alimentaires

Photo: ©FAO/Joerg Boethling
L'utilisation de marqueurs moléculaires pour améliorer la tolérance du riz aux inondations est l’un des nombreux exemples de biotechnologies n’impliquant pas d’OGM.

15 février 2016, Rome – Il reste encore beaucoup à accomplir pour garantir l'accès des agriculteurs familiaux - en particulier dans les pays en développement - aux biotechnologies agricoles susceptibles d'améliorer la productivité et la durabilité de leurs activités face à des enjeux majeurs tels que le changement climatique et la croissance démographique, a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, aujourd'hui.

 
Dans son allocution d'ouverture du colloque international organisé par la FAO sur «Le rôle des biotechnologies agricoles dans les systèmes alimentaires durables et la nutrition», M. Graziano da Silva a souligné la nécessité «d'un vaste éventail d'outils et d'approches visant à éradiquer la faim, à lutter contre toute forme de malnutrition et à parvenir à une agriculture durable».

 
«En tant que tribune neutre, la FAO favorise les débats, les dialogues et les échanges d'information pour améliorer nos connaissances sur ces outils et approches», a ajouté le Directeur général de la FAO.


Le symposium porte essentiellement sur la vaste gamme de biotechnologies susceptibles d'entraîner un accroissement des rendements, une amélioration de la qualité nutritionnelle et de la productivité des cultures, de l'élevage, de la pêche et de la foresterie au service des agriculteurs familiaux et leurs systèmes alimentaires, de leur nutrition et de leurs moyens d'existence.


Parmi ces biotechnologies figurent de nombreuses applications «low tech», par exemple les processus de fermentation, les engrais biologiques, l'insémination artificielle, la production de vaccins, les diagnostics de maladies, l'élaboration de bio-pesticides et l'utilisation de marqueurs moléculaires pour la mise au point de nouvelles variétés et races.


«Nous ne pouvons perdre de vue le fait que les biotechnologies, les savoirs et l'innovation doivent être disponibles, accessibles et applicables aux agriculteurs familiaux, y compris aux petits exploitants», a souligné José Graziano da Silva. Et d'ajouter : «Nous devons trouver les moyens d'éliminer les obstacles qui empêchent les agriculteurs d'y accéder».


«Permettez-moi de le clamer haut et fort: ce colloque ne porte pas sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Les biotechnologies agricoles couvrent un spectre beaucoup plus vaste que les OGM», a fait remarquer le Directeur général.


Quelque 500 scientifiques, représentants des gouvernements, de la société civile, du secteur privé, des universités, des associations et des coopératives agricoles participent à l'événement qui se déroule sur trois jours. Un segment ministériel de haut niveau se tiendra le 16 février.


En prévision du colloque, la FAO avait lancé un appel mondial à manifestation d'intérêt afin de garantir la plus vaste participation possible. Une place égale a été accordée à tous les acteurs non gouvernementaux qui ont répondu en fonction de leurs intérêts.

 
Partage de connaissances, d'expériences et de meilleures pratiques


Dans une série de présentations et de manifestations collatérales, les participants au colloque partageront leurs connaissances, expériences et meilleures pratiques sur la façon dont les biotechnologies peuvent permettre de faire la transition vers une production agricole ayant recours à moins d'intrants et avec moins d'effets nocifs. Plusieurs histoires à succès seront examinées. Vous en trouverez quelques exemples ici (aucun n'impliquant d'OGM).


«Nous souhaitons étudier la manière dont les biotechnologies modernes peuvent être parfaitement compatibles avec les principes des approches agroécologiques, et fournir des exemples», a déclaré M. Graziano da Silva, en soulignant que le savoir et l'innovation «reposant sur des données probantes et des fondements scientifiques» sont essentiels pour affronter les enjeux complexes de l'agriculture durable.


Le colloque s'articule autour de trois grands thèmes: les impacts du changement climatique; les systèmes alimentaires durables et la nutrition; et les individus, les politiques, les institutions et les communautés.


Il comprend également une session interactive spécialement dédiée aux étudiants pour donner l'occasion à la jeune génération d'écouter les orateurs et d'exprimer leurs opinions. Des étudiants de cinq universités agricoles du monde entier tiendront des webinaires en direct grâce aux liens vidéo avec le siège de la FAO à Rome.

Dans le cadre de ses efforts de promotion des dialogues et échanges d'information à l'échelle internationale sur le développement durable, la FAO a organisé en 2014 un symposium international sur l'agroécologie et a collaboré au lancement de l'Alliance mondiale pour une agriculture intelligente face au climat. En janvier 2016, elle a publié une nouvelle édition de «Produire plus avec moins en pratique», le modèle de la FAO pour une agriculture basée sur l'écosystème.

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