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De nouvelles méthodes sont nécessaires pour répondre aux défis du développement durable

Lors d’une importante réunion de l’Union Européenne sur l’agriculture, le Directeur général de la FAO a insisté sur l’importance de collaborer de manière plus ambitieuse.

Photo: ©FAO/ Alessia Pierdomenico
« Nous devons compter sur un large choix d’outils et d’approches pour éliminer la faim, pour combattre toutes les formes de malnutrition et pour parvenir à une agriculture durable » a indiqué le Directeur général de la FAO à Bruxelles.

22 Mars 2016, Rome - La communauté internationale doit trouver de nouvelles et innovantes manières de travailler ensemble pour atteindre les objectifs établis par le nouveau programme de développement durable de l'ONU - et surtout pour éliminer la faim et la pauvreté - a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva au Forum for the Future of Agriculture, à Bruxelles aujourd'hui.


S'exprimant lors de l'évènement annuel consacré à la sécurité alimentaire et environnementale, le Directeur général de la FAO a appelé les ministres de gouvernements et les agences internationales à être plus ambitieux et à adopter des méthodes plus créatives pour s'attaquer aux défis de développement actuels, incarnés par les 17 Objectifs de développement durable (ODD).

« Les ODD sont interconnectés entre eux et sollicitent de nouvelles combinaisons dans la façon avec laquelle les politiques, programmes, partenariats et investissements devraient s'unir afin d'atteindre des objectifs communs et afin de produire les biens publics dont on a le plus besoin », a indiqué Mr Graziano da Silva.

« Il est crucial que les pays travaillent à adopter de nouveaux modes de gouvernance allant au-delà de ministères traditionnels auxquels on attribue des secteurs spécifiques, pour trouver des solutions innovantes à des problèmes de développement complexes », a-t-il ajouté lors de son discours au FFA le 22 mars.
               
« Nous devons compter sur un large choix d'outils et d'approches pour éliminer la faim, pour combattre toutes les formes de malnutrition et pour parvenir à une agriculture durable», a indiqué  le Directeur général de la FAO à Bruxelles.
               
« Ces outils - dont font partie à la fois l'agro écologie et la biotechnologie- visent à répondre aux besoins des petits exploitants, dont l'autonomisation devrait être un aspect essentiel des interventions en faveur du développement durable », a-t-il précisé.

« Aujourd'hui, près de 80 pour cent des gens extrêmement pauvres et sous-alimentés vivent en zone rurale et la plupart d'entre eux sont des petits exploitants qui cultivent leurs champs, mais pas assez pour éviter d'avoir faim ou d'échapper à l'extrême pauvreté » a-t-il dit.

Il a par ailleurs fait remarquer que ces petits exploitants produisent aussi la plus grande partie des aliments consommés à travers le monde et a souligné leur rôle comme étant  celui " d'acteurs indispensables afin d'atteindre la sécurité alimentaire pour tous ".

« Dans cette optique, il est essentiel d'investir et de créer de nouveaux produits, techniques, procédures, et des modèles commerciaux plus favorables pour les soutenir, pour améliorer leur résistance et pour les rendre capable de produire plus et de manière durable», a-t-il précisé.

Gros plan sur la nutrition et le changement climatique


Le Directeur général de la FAO a également insisté sur l'importance de renforcer les chaînes de valeur alimentaires pour s'assurer d'une approche incluant la question de la nutrition dans la production alimentaire et l'alimentation, " directement de la ferme jusque sur la table des consommateurs. "

Il s'agira donc de rendre les consommateurs autonomes afin qu'ils puissent faire de meilleurs choix alimentaires, par exemple par le biais d'un meilleur étiquetage des produits, en s'assurant du respect de la législation sur la publicité mensongère et en lançant des campagnes d'éducation nutritionnelles efficaces.  

L'étendue des répercussions du changement climatique sont un autre élément-clé appelant à des solutions émanant des ministères et divers secteurs notamment pour ce qui est des répercussions sur la vie des populations et sur leurs moyens de subsistance.

« Les pauvres petits exploitants sont forcés de quitter leurs terres en raison de la sécheresse qui perdure, et les communautés côtières vivant de la pêche perdent leurs maisons à cause de la hausse du niveau de la mer, tandis que les éleveurs doivent émigrer ailleurs et chercher une terre sur laquelle leur bétail pourront brouter » a déclaré Mr Graziano da Silva en parlant de la réalité des petits exploitants.

« Les pauvres vivant en milieu rural sont les plus exposés aux menaces mais sont aussi les moins équipés pour y faire face» a-t-il ajouté.

Rappelant à l'audience que la mission de la FAO est directement liée au 14 des 17 ODD, Mr Graziano da Silva a insisté sur l'engagement de l'organisation à aider les gouvernements à instaurer de nouveaux mécanismes de gouvernance et des outils de données afin d'atteindre leurs priorités conformément aux ODD et a terminé en rappelant que " personne ne devait être oublié ". 

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