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L’adhésion de Cuba à l’accord marque une étape importante dans la lutte mondiale contre la pêche illégale

L’accord international sur la pêche illégale sur le point d’entrer en vigueur

Photo: ©FAO/Alessandra Benedetti
Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, et l’ambassadrice de Cuba auprès des Nations Unies à Rome, Mme Alba Soto Pimentel.

25 Mars 2016, Rome - Cuba a contribué aux efforts mondiaux visant à lutter contre la pêche illégale en adhérant à un traité international négocié par la FAO qui  requiert à présent l'adhésion d'une seule autre nation pour entrer en vigueur.

L'ambassadrice de Cuba auprès des Nations-Unies à Rome, Alba Soto Pimentel, a aujourd'hui officiellement présenté au Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, l'instrument d'adhésion à l'Accord relatif aux mesures du ressort de l'État du port  et qui vise à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche INN.     

« L'adhésion de Cuba à ce traité international est le  signe du bon vouloir politique du gouvernement cubain de contribuer, de manière efficace et concrète, à soutenir les mesures favorables à la protection et à la viabilité des écosystèmes et à la préservation de la biodiversité marine, » a déclaré Mme l'Ambassadrice Soto Pimentel.

De son côté, le Directeur général de la FAO a salué l'adhésion de Cuba " je suis certain qu'il s'agit d'un exemple qui sera suivi par d'autres pays dans la région caribéenne," a indiqué Mr Graziano Da Silva.

L'Accord, qui créera des obligations contraignantes, entre en vigueur lorsque 25 pays ou blocs économiques régionaux auront déposé leurs instruments d'adhésion auprès du Directeur général de la FAO. Avec l'adhésion de Cuba ce sont 23 pays avec l'Union Européenne, qui l'a fait au nom de ses membres, à avoir déposé 24 instruments d'adhésion. Parmi eux figurent la Barbade, le Guyana, la République de Corée, l'Afrique du Sud et les États-Unis.

Mr Graziano da Silva a fait part de sa confiance sur le fait que l'objectif des 25 pourrait être atteint d'ici le mois de juillet cette année.

La pêche illégale, dont la pêche sans autorisation fait partie mais aussi la capture d'espèces protégées, l'utilisation d'un matériel de pêche non réglementaire et la violation des limites de quotas, peuvent représenter jusqu'à  26 millions de tonnes par an soit plus de 15 pour cent  de la production mondiale annuelle de pêche de capture.  

Mis à part les dommages économiques, de telles pratiques peuvent menacer la biodiversité locale et la sécurité alimentaire de plusieurs pays.

Les mesures du ressort de l'État du port établissent des normes pour l'inspection des navires étrangers demandant à pénétrer dans le port d'un autre État. Plus important encore, les mesures permettent à un pays de bloquer les bateaux soupçonnés d'être impliqués dans la pêche illégale et donc d'empêcher l'entrée de prises illégales sur les marchés locaux et internationaux.

Pour aider les pays à renforcer leur capacité pour la mise en œuvre de l'Accord, la FAO a organisé une série d'ateliers régionaux autour du monde, avec la participation de plus d'une centaine de pays.

En devenant une partie et en mettant en œuvre l'Accord, les États seront en mesure de mieux réaliser les objectifs du Code de conduite de la FAO de 1995 pour une pêche responsable, et qui vise à promouvoir la viabilité du secteur à long-terme.


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