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Le surpoids affecte près de la moitié de la population des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, à l’exception d’Haïti

Alors que la faim et la malnutrition diminuent, le surpoids et l'obésité ont augmenté de manière préoccupante, affectant particulièrement les femmes et les enfants

19 janvier 2017, Santiago, Chili - L'obésité et le surpoids ont augmenté en Amérique Latine et dans les Caraïbes, avec un impact majeur sur les femmes et une tendance à la hausse chez les garçons et les filles, ont signalé aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Selon leur nouveau rapport conjoint «Panorama de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Amérique latine et dans les Caraïbes », près de 58 % des habitants de la région sont en surpoids (soit 360 millions de personnes).

A l'exception d'Haïti (38,5%), du Paraguay (48,5%) et du Nicaragua (49,4%), le surpoids touche plus de la moitié de la population de l'ensemble des pays de la région. Le Chili (63%), le Mexique (64%) et les Bahamas (69%) enregistrent les taux les plus élevés.

L'obésité affecte 140 millions de personnes, soit 23% de la population  régionale et les taux les plus élevés concernent les pays des Caraïbes: Bahamas (36,2%) Barbade (31,3%), Trinidad et Tobago (31,1%) et Antigua-et-Barbuda (30,9%).

La hausse de l'obésité affecte les femmes de manière disproportionnée: dans plus de 20 pays d'Amérique latine et des Caraïbes, le taux d'obésité féminine est 10% plus élevé que celui des hommes.

Selon la Représentante régionale de la FAO par intérim, Mme Eve Crowley, «les taux alarmants de surpoids et d'obésité en Amérique latine et dans les Caraïbes devraient faire prendre conscience aux gouvernements de la région qu'il est temps d'introduire des politiques destinées à lutter contre toutes les formes de faim et de malnutrition et de les élaborer en reliant entre eux la sécurité alimentaire, à la durabilité, à l'agriculture, à la nutrition et à la santé».

La Directrice de l'OPS, Mme Carissa F. Etienne, a déclaré que «la région est confrontée à un double défi lié à la malnutrition. Lequel doit être relevé grâce à des régimes alimentaires équilibrés qui comprennent des aliments frais, sains, nutritifs et produits de manière durable et par la lutte contre les principaux facteurs déterminant la malnutrition, tels que le manque d'accès à une alimentation saine, à l'eau, à l'assainissement, aux services éducatifs et sanitaires et aux programmes de protection sociale, entre autres choses».

Associer l'agriculture à l'alimentation, à la nutrition et à la santé

Le rapport Panorama de la FAO et de l'OPS indique que l'un des principaux facteurs ayant contribué à la hausse de l'obésité et du surpoids a été le changement des habitudes alimentaires. La croissance économique, l'urbanisation galopante, l'amélioration des revenus et l'entrée de la région sur les marchés internationaux ont contribué à réduire la consommation des mets traditionnels et augmenté la consommation des produits ultra traités, un problème qui a eu beaucoup plus d'impact dans les régions et pays qui sont des importateurs nets de denrées alimentaires. .

Pour faire face à cette situation, la FAO et l'OPS appellent à la promotion de systèmes alimentaires sains et durables associant l'agriculture, l'alimentation, la nutrition et la santé. Pour ce faire, les Etats doivent encourager la production durable d'aliments frais, sains et nutritifs, en favorisant l'approvisionnement, la diversification et l'accès à ces derniers, notamment pour les secteurs les plus vulnérables. A cela devrait s'ajouter une éducation nutritionnelle et des avertissements pour les consommateurs sur la composition nutritionnelle des aliments contenant une quantité élevée de sucre, de graisse et de sel.

La malnutrition infantile baisse mais continue d'affecter les plus pauvres

Selon le rapport, la région a réussi à réduire les souffrances liées à la faim de manière considérable et seulement 5,5 pour cent de la population souffre aujourd'hui de sous-alimentation. La sous-région des Caraïbes enregistre le taux de prévalence le plus élevé (19,8%), cela s'explique en grande partie par le fait qu'Haïti détient le taux le plus élevé de personnes sous-alimentées sur la planète, soit 53 pour cent.

La situation concernant les retards de croissance en Amérique latine et aux Caraïbes s'est également améliorée, passant de 25 pour cent en 1990 à 11 pour cent en 2015, soit 7,8 millions d'enfants en moins.

Malgré ces progrès, près de 6 millions d'enfants connaissent toujours des retards de croissance - 3,3 millions en Amérique du Sud, 2,6 millions en Amérique centrale et 200,000 dans les Caraïbes -  tandis que 700 000 (1, 3 pour cent des enfants âgés de moins de 5 ans) souffrent d'émaciation. 

Tous les pays sont pratiquement parvenus à améliorer la nutrition infantile. Mais il est bon de souligner que la malnutrition affecte particulièrement les communautés les plus pauvres, surtout dans les zones rurales. «C'est là où les gouvernements devraient concentrer leurs efforts», a précisé Mme Crowley.

Les taux de prévalence de malnutrition infantile chronique les plus élevés de la région peuvent être observés au Guatemala et en Equateur, tandis que le Chili et Sainte-Lucie ont les taux les plus bas. La malnutrition chronique présente des niveaux supérieurs dans les zones rurales des pays faisant l'objet du rapport.

Hausse des problèmes de surpoids chez les enfants 

Ce même rapport souligne qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes, 7,2% des enfants de moins de 5 ans sont en surpoids, soit un total de 3,9 millions d'enfants, dont 2,5 millions en Amérique du Sud, 1,1 million en Amérique centrale et 200,000 dans les Caraïbes.

Les plus fortes hausses de surpoids chez les enfants entre 1990 et 2015, en termes de nombre, ont été enregistrées en Mésoamérique (où le taux a augmenté de 5,1 à 7%) et en termes de prévalence dans les Caraïbes (où le taux a augmenté de 4, 3 à 6,8 pour cent), tandis qu'en Amérique du Sud, la sous-région la plus affectée par le surpoids infantile, le taux de prévalence est passé de 7,5% à 7,4%.

Politiques d'amélioration de la sécurité nutritionnelle

Les résultats du rapport Panorama révèlent que la Barbade, la Dominique et le Mexique ont approuvé des taxes sur les boissons sucrées, tandis que la Bolivie, le Chili, le Pérou et l'Equateur disposent de lois promouvant une alimentation saine qui règlementent la publicité et/ou l'étiquetage alimentaire.

Mme Etienne, Directrice de l'OPS, a mis l'accent sur les initiatives déjà prises qui doivent être complétées par des politiques visant à améliorer l'approvisionnement et l'accès à des aliments frais et à l'eau potable, à travers le renforcement de l'agriculture familiale, le développement de circuits courts de production et de commercialisation,de programmes ciblant les marchés publics et de programmes d'éducation alimentaire et nutritionnelle.

Améliorer la durabilité de la production agricole

La trajectoire actuelle de la croissance agricole régionale n'est pas viable, en raison, entre autres, de ses graves répercussions sur les écosystèmes et les ressources naturelles de la région. «La durabilité de l'offre alimentaire et sa diversité future sont menacées, à moins que nous ne changions notre manière de procéder à l'heure actuelle", a souligné Mme Crowley, tout en faisant remarquer que 127 millions de tonnes de nourriture sont perdues ou gaspillées chaque année en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Selon la FAO et l'OPS, l'utilisation des terres et des autres ressources naturelles doit être gérée de manière plus efficace et durable, les techniques de production alimentaire, de stockage et de transformation doivent être améliorées et le gaspillage alimentaire doit être réduit afin d'assurer un accès égal à l'alimentation pour tous.




19 janvier 2017, Santiago, Chili - L'obésité et le surpoids ont augmenté en Amérique Latine et dans les Caraïbes, avec un impact majeur sur les femmes et une tendance à la hausse chez les garçons et les filles, ont signalé aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Selon leur nouveau rapport conjoint «Panorama de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Amérique latine et dans les Caraïbes », près de 58 % des habitants de la région sont en surpoids (soit 360 millions de personnes).

A l'exception d'Haïti (38,5%), du Paraguay (48,5%) et du Nicaragua (49,4%), le surpoids touche plus de la moitié de la population de l'ensemble des pays de la région. Le Chili (63%), le Mexique (64%) et les Bahamas (69%) enregistrent les taux les plus élevés.

L'obésité affecte 140 millions de personnes, soit 23% de la population  régionale et les taux les plus élevés concernent les pays des Caraïbes: Bahamas (36,2%) Barbade (31,3%), Trinidad et Tobago (31,1%) et Antigua-et-Barbuda (30,9%).

La hausse de l'obésité affecte les femmes de manière disproportionnée: dans plus de 20 pays d'Amérique latine et des Caraïbes, le taux d'obésité féminine est 10% plus élevé que celui des hommes.

Selon la Représentante régionale de la FAO par intérim, Mme Eve Crowley, «les taux alarmants de surpoids et d'obésité en Amérique latine et dans les Caraïbes devraient faire prendre conscience aux gouvernements de la région qu'il est temps d'introduire des politiques destinées à lutter contre toutes les formes de faim et de malnutrition et de les élaborer en reliant entre eux la sécurité alimentaire, à la durabilité, à l'agriculture, à la nutrition et à la santé».

La Directrice de l'OPS, Mme Carissa F. Etienne, a déclaré que «la région est confrontée à un double défi lié à la malnutrition. Lequel doit être relevé grâce à des régimes alimentaires équilibrés qui comprennent des aliments frais, sains, nutritifs et produits de manière durable et par la lutte contre les principaux facteurs déterminant la malnutrition, tels que le manque d'accès à une alimentation saine, à l'eau, à l'assainissement, aux services éducatifs et sanitaires et aux programmes de protection sociale, entre autres choses».

Associer l'agriculture à l'alimentation, à la nutrition et à la santé

Le rapport Panorama de la FAO et de l'OPS indique que l'un des principaux facteurs ayant contribué à la hausse de l'obésité et du surpoids a été le changement des habitudes alimentaires. La croissance économique, l'urbanisation galopante, l'amélioration des revenus et l'entrée de la région sur les marchés internationaux ont contribué à réduire la consommation des mets traditionnels et augmenté la consommation des produits ultra traités, un problème qui a eu beaucoup plus d'impact dans les régions et pays qui sont des importateurs nets de denrées alimentaires. .

Pour faire face à cette situation, la FAO et l'OPS appellent à la promotion de systèmes alimentaires sains et durables associant l'agriculture, l'alimentation, la nutrition et la santé. Pour ce faire, les Etats doivent encourager la production durable d'aliments frais, sains et nutritifs, en favorisant l'approvisionnement, la diversification et l'accès à ces derniers, notamment pour les secteurs les plus vulnérables. A cela devrait s'ajouter une éducation nutritionnelle et des avertissements pour les consommateurs sur la composition nutritionnelle des aliments contenant une quantité élevée de sucre, de graisse et de sel.

La malnutrition infantile baisse mais continue d'affecter les plus pauvres

Selon le rapport, la région a réussi à réduire les souffrances liées à la faim de manière considérable et seulement 5,5 pour cent de la population souffre aujourd'hui de sous-alimentation. La sous-région des Caraïbes enregistre le taux de prévalence le plus élevé (19,8%), cela s'explique en grande partie par le fait qu'Haïti détient le taux le plus élevé de personnes sous-alimentées sur la planète, soit 53 pour cent.

La situation concernant les retards de croissance en Amérique latine et aux Caraïbes s'est également améliorée, passant de 25 pour cent en 1990 à 11 pour cent en 2015, soit 7,8 millions d'enfants en moins.

Malgré ces progrès, près de 6 millions d'enfants connaissent toujours des retards de croissance - 3,3 millions en Amérique du Sud, 2,6 millions en Amérique centrale et 200,000 dans les Caraïbes -  tandis que 700 000 (1, 3 pour cent des enfants âgés de moins de 5 ans) souffrent d'émaciation. 

Tous les pays sont pratiquement parvenus à améliorer la nutrition infantile. Mais il est bon de souligner que la malnutrition affecte particulièrement les communautés les plus pauvres, surtout dans les zones rurales. «C'est là où les gouvernements devraient concentrer leurs efforts», a précisé Mme Crowley.

Les taux de prévalence de malnutrition infantile chronique les plus élevés de la région peuvent être observés au Guatemala et en Equateur, tandis que le Chili et Sainte-Lucie ont les taux les plus bas. La malnutrition chronique présente des niveaux supérieurs dans les zones rurales des pays faisant l'objet du rapport.

Hausse des problèmes de surpoids chez les enfants 

Ce même rapport souligne qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes, 7,2% des enfants de moins de 5 ans sont en surpoids, soit un total de 3,9 millions d'enfants, dont 2,5 millions en Amérique du Sud, 1,1 million en Amérique centrale et 200,000 dans les Caraïbes.

Les plus fortes hausses de surpoids chez les enfants entre 1990 et 2015, en termes de nombre, ont été enregistrées en Mésoamérique (où le taux a augmenté de 5,1 à 7%) et en termes de prévalence dans les Caraïbes (où le taux a augmenté de 4, 3 à 6,8 pour cent), tandis qu'en Amérique du Sud, la sous-région la plus affectée par le surpoids infantile, le taux de prévalence est passé de 7,5% à 7,4%.

Politiques d'amélioration de la sécurité nutritionnelle

Les résultats du rapport Panorama révèlent que la Barbade, la Dominique et le Mexique ont approuvé des taxes sur les boissons sucrées, tandis que la Bolivie, le Chili, le Pérou et l'Equateur disposent de lois promouvant une alimentation saine qui règlementent la publicité et/ou l'étiquetage alimentaire.

Mme Etienne, Directrice de l'OPS, a mis l'accent sur les initiatives déjà prises qui doivent être complétées par des politiques visant à améliorer l'approvisionnement et l'accès à des aliments frais et à l'eau potable, à travers le renforcement de l'agriculture familiale, le développement de circuits courts de production et de commercialisation,de programmes ciblant les marchés publics et de programmes d'éducation alimentaire et nutritionnelle.

Améliorer la durabilité de la production agricole

La trajectoire actuelle de la croissance agricole régionale n'est pas viable, en raison, entre autres, de ses graves répercussions sur les écosystèmes et les ressources naturelles de la région. «La durabilité de l'offre alimentaire et sa diversité future sont menacées, à moins que nous ne changions notre manière de procéder à l'heure actuelle", a souligné Mme Crowley, tout en faisant remarquer que 127 millions de tonnes de nourriture sont perdues ou gaspillées chaque année en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Selon la FAO et l'OPS, l'utilisation des terres et des autres ressources naturelles doit être gérée de manière plus efficace et durable, les techniques de production alimentaire, de stockage et de transformation doivent être améliorées et le gaspillage alimentaire doit être réduit afin d'assurer un accès égal à l'alimentation pour tous.

Photo: ©FAO
Les pays devraient promouvoir une production durable d’aliments frais, sains et nutritifs.

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