FAO.org

Accueil > Médias > Nouvelles

La FAO sonne l'alarme suite aux inondations dans certaines parties d’Afrique australe

La montée des eaux menace la sécurité alimentaire

Photo: ©FAO/AFP/Johannes Myburgh
Ces femmes fuient les inondations au Mozambique
7 février 2011, Rome - Des milliers d'hectares de terres agricoles et de cultures ont été endommagés par des pluies torrentielles et des inondations dans certaines parties d'Afrique australe. Et les dégâts risquent de s'aggraver au cours des prochaines semaines si ces précipitations plus abondantes que la normale persistent. Cette situation suscite des préoccupations pour les prochains mois quant à la sécurité alimentaire des personnes affectées dans les contrées les plus pauvres de la sous-région.

Alors que la saison des pluies est à mi-parcours et que la saison des cyclones doit culminer en février, plusieurs zones agricoles des pays d'Afrique australe bordant les fleuves sont à haut risque d'inondations, notamment certaines parties du Botswana, du Lesotho, du Mozambique, de la Namibie, de la Zambie, du Zimbabwe et d'Afrique du Sud.

"Les niveaux d'insécurité alimentaire sont déjà critiques dans les zones sinistrées de certains de ces pays et les inondations ne feront qu'aggraver la capacité des paysans pauvres à affronter les difficultés et à nourrir leurs familles au cours des prochains mois", indique Cindy Holleman qui coordonne les activités d'urgence de la FAO en Afrique australe.

La FAO œuvre aux côtés des systèmes d'alerte précoce régionaux et nationaux pour suivre de près l'évolution de la situation dans les principaux bassins fluviaux et pour en évaluer l'impact sur les cultures vivrières.

Cultures dévastées au Lesotho et au Mozambique

A titre d'exemple, au Lesotho, un des pays les plus pauvres de la sous-région, selon une équipe d'évaluation de la FAO, jusqu'à 60 pour cent des récoltes ont été perdues dans certaines zones inondées et plus de 4 700 têtes de bétail - des ovins et des caprins pour la plupart - ont été décimées.

Au Mozambique, des pertes de récolte localisées ont été signalées aux abords des fleuves dans les zones centrales et méridionales. Le gouvernement a décrété l'alerte rouge dans ces zones car les niveaux des cours d'eau ont dépassé la cote d'alerte.

L'Afrique du Sud a déjà proclamé l'état de catastrophe nationale dans plusieurs parties du pays après que les inondations eurent dévasté des milliers d'hectares de terres cultivées et provoqué des dégâts évalués à plusieurs millions de dollars.

Evaluation de l'impact des inondations

Une évaluation complète de l'impact des inondations sur les cultures céréalières de cette année n'est pas encore disponible. Mais la FAO participe activement à différentes évaluations d'impact actuellement en cours à travers la sous-région.

L'Organisation prodigue, en outre, aux gouvernements concernés des conseils d'ordre technique en matière de systèmes de monitorage des inondations, de préparation et de moyens pour éviter l'apparition et la propagation des maladies animales. 

Dans le même temps, la FAO aide les gouvernements à préparer des interventions susceptibles d'aider au relèvement de l'agriculture, notamment la livraison de semences de qualité et la relance des activités agricoles une fois que les eaux se seront retirées des zones inondées.