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La FAO et l’Institut Max Planck se penchent sur les échanges de maladies entre espèces

L’accent est mis sur les interactions entre animaux sauvages, bétail et populations humaines pour réduire les risques sur la santé

Foto: ©FAO/A. K. Kimoto
En Thaïlande, ces volatiles sauvages seront examinés par les services vétérinaires.
30 mai 2011, Rome - La FAO et l'Institut allemand Max Planck unissent leurs forces pour étudier les échanges de maladies entre espèces qui, dans des mouvements de flux et reflux, se transmettent entre animaux sauvages et animaux domestiques et, dans certains cas, à l'homme.

 Dans le monde interconnecté d'aujourd'hui, la croissance démographique, les moyens de transport modernes et l'intensification du commerce mondial des animaux et des produits d'origine animale ont considérablement accéléré la propagation des zoonoses.

Cela peut entraîner de graves conséquences tant sur les moyens de subsistance des agriculteurs que sur la santé humaine. La grippe porcine A/H1N1 et la souche hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire en sont deux exemples récents.

Un protocole d'accord passé aujourd'hui entre la FAO et l'Institut Max Planck d'ornithologie (basé à Radolfzell, Allemagne) établit un partenariat stratégique visant à mettre en commun leurs expertises et ressources respectives pour s'attaquer à cette question.

Un des principaux objectifs de ce partenariat sera de déterminer quels paysages agro-écologiques représentent le plus grand risque pour la transmission des maladies parmi les humains, le bétail et les populations d'animaux sauvages.

Aux termes de cet accord, la FAO et l'Institut s'engagent notamment à aider les pays à renforcer leurs compétences et aptitudes nationales en vue de préserver les ressources naturelles et la biodiversité parallèlement à l'expansion et à l'intensification de la production agricole pour assurer la sécurité alimentaire.

Partenariat stratégique et vision holistique

"La mise en commun d'une part, de la vaste mine d'informations de l'Institut sur les déplacements de la faune sauvage et, d'autre part, de la base de données de la FAO sur la production de l'élevage et les changements que font subir aux paysages l'agriculture, la foresterie et l'urbanisation facilitera un nouveau niveau de compréhension des interactions entre humains et animaux. Elle permettra aussi de mieux appréhender les priorités de conservation et de faciliter la gestion des risques pour la santé ainsi que les réponses à leur apporter" affirme Martin Wikelski, Directeur de l'Institut d'ornithologie Max Planck.

De son côté, Ann Tutwiler, Directrice générale adjointe de la FAO, affirme: "La dynamique des maladies ne peut plus être considérée isolément dans le secteur de l'élevage, mais doit être placée dans le contexte plus large de l'agriculture durable, du développement socio-économique, de la protection de l'environnement et de la durabilité".

"C'est pour cette raison que la FAO va de l'avant avec l'approche One Health qui met l'accent sur une collaboration multidisciplinaire dans la résolution des problèmes de santé découlant des interfaces de l'écosystème bétail-faune-humains. A cet égard, la FAO œuvre en étroite collaboration avec des partenaires comme l'Institut Max Planck", précise Mme Tutwiler.

A propos de la FAO et de l'Institut

Le département  des migrations et de l'immuno-écologie de l'Institut Max Planck d'ornithologie possède une expertise hors pair dans les enquêtes sur les mouvements d'animaux à l'échelle mondiale. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter MoveBank, sa base de données en ligne - en libre accès - sur les mouvements des animaux dans le monde.

La FAO œuvre depuis de longues années en vue de protéger la santé publique animale et vétérinaire, de maintenir la diversité génétique animale et de réduire l'impact de la production animale sur l'environnement.

La FAO a également joué un rôle prépondérant en aidant les pays à faire face à des flambées de maladies animales zoonotiques et non zoonotiques, notamment en matière de compréhension et de lutte contre les facteurs conduisant à leur émergence. Cela comprend le travail sur l'influenza aviaire, la grippe A/H1N1, la fièvre de la vallée du Rift et la maladie du sommeil africaine ainsi que les efforts internationaux pour éradiquer la peste bovine.