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Un nouveau fonds pour conserver la biodiversité du bétail

Il accordera des subventions aux pays en développement

Foto: ©FAO Photo
La diversité génétique est indispensable pour la sécurité alimentaire
21 juillet 2011, Rome - L'Allemagne, la Norvège et la Suisse ont contribué à un premier don d'un million de dollars en faveur d'un nouveau fonds géré par la FAO et destiné à aider les pays en développement à conserver et utiliser durablement leurs races d'élevage.

Ce fonds permettra de financer des projets individuels soumis par les pays dans le cadre de l'appui au Plan d'action mondial pour les ressources zoogénétiques, plan convenu au niveau international. Adopté par tous les pays membres de la FAO en 2007, ce Plan d'action est devenu un instrument clé pour la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques animales au niveau mondial, régional et national.

Procédé de sélection innovant

Tout pays en développement peut présenter des projets pour financement par le fonds. Celui-ci devrait devenir opérationnel en septembre 2011. « L'argent sera versé sur la base de lettres d'intention entre les pays candidats et la FAO, conformément à un procédé de sélection innovant, transparent et impartial mené par la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture », indique Linda Collette, Secrétaire de la Commission..

Quelque 21 pour cent des plus de 8 000 races de bétail dans le monde sont classées comme étant menacées d'extinction. Mais depuis que le Plan d'action mondial est entré en vigueur, les rapports des pays sur la situation des populations de bétail s'améliorent et indiquent un ralentissement du taux d'extinction.

Une réalisation majeure

« L'adoption du Plan d'action mondial pour les ressources zoogénétiques, premier cadre convenu au niveau international pour la gestion de la diversité du bétail, a été une réalisation majeure - une étape importante pour la filière de l'élevage et pour la gestion de la biodiversité agricole », affirme Irène Hoffmann, chef du service des ressources zoogénétiques de la FAO.

« Depuis 2007, ce Plan d'action est devenu un instrument clé pour la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques animales au niveau mondial, régional et national et il a créé une dynamique importante dans de nombreux pays », ajoute Mme Hoffmann.

Les pays ont manifesté leur intérêt pour le Plan d'action mondial en le traduisant en neuf langues desservant environ 20 pays - et il est actuellement traduit en 12 autres langues. Cela permettra d'accroître parmi les parties prenantes la sensibilisation à la gestion durable des ressources génétiques animales.

La mise en œuvre


Les pays prennent des mesures importantes en ce qui concerne la mise en œuvre du Plan d'action, mais à des vitesses différentes et avec des priorités différentes. Alors que les pays en développement visent à renforcer les liens entre la diversité génétique, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire, plusieurs pays développés mettent en évidence les liens entre la diversité génétique et les paysages, et concentrent leurs activités sur le développement, l'étiquetage et la commercialisation de produits à forte valeur.

Plusieurs pays sont en train de revoir leurs politiques et stratégies d'élevage et 16 pays ont jusqu'à présent approuvé des stratégies nationales pour l'amélioration de la gestion des ressources génétiques animales. Selon des enquêtes informelles, 22 stratégies nationales supplémentaires sont en cours de développement et 15 autres sont prévues. Les organisations régionales, par exemple l'UA-BIRA en Afrique, ont inclus l'utilisation et la conservation des ressources génétiques dans leurs plans stratégiques récemment élaborés. Ces efforts concertés donnent déjà des résultats.

Un large éventail de ressources génétiques animales est crucial pour adapter et développer des systèmes de production agricole qui permettraient de relever les défis du changement climatique et de la croissance démographique mondiale.

D'autres contributions au fonds géré par la FAO seront nécessaires. Elles devront provenir de différentes sources, notamment le secteur privé.