
"Nous remercions vivement le gouvernement italien pour cette nouvelle contribution qui intervient au moment où la crise économique et financière actuelle risque de réduire le niveau de l'aide au développement", a déclaré M. José María Sumpsi, sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de la coopération technique.
"Nous nous réjouissons d'être en mesure d'orienter une partie de l'aide italienne au développement vers des programmes de développement agricole et rural. Nous partageons les objectifs de la FAO relatifs à la lutte contre la faim et la pauvreté et à la promotion du développement durable", a déclaré, de son côté, M. Pietro Sebastiani, Ambassadeur d'Italie auprès des agences des Nations Unies à Rome.
L'Italie a déjà fait savoir qu'elle entendait accorder la plus grande priorité à la sécurité alimentaire, plus particulièrement en Afrique, lorsqu'elle assurera la présidence tournante du G8 en 2009.
La contribution italienne dans le détail
Sur les 100 millions d'euros promis par l'Italie en 2002, lors du Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après, 87 millions ont déjà été versés. Ce chiffre inclut 14 millions d'euros versés après la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale qui s'était tenue à Rome en juin dernier.
Les contributions de l'Italie au Fonds fiduciaire de la FAO pour la sécurité alimentaire ont permis de mettre en œuvre 29 projets nationaux dans 41 pays, des projets régionaux dans 15 pays de la Communauté des Caraïbes et 15 petits Etats insulaires en développement.
En 2008, le gouvernement italien a approuvé quelque 4 millions d'euros en appui aux activités de la FAO dans des secteurs cruciaux, notamment la biodiversité et la protection de l'environnement, ainsi qu'à des initiatives de développement en Corée du Nord et au Laos. Toutes ces activités ont porté principalement sur la sécurité alimentaire.
Les contributions volontaires de l'Italie au programme d'urgence de la FAO ont également permis de financer des projets de développement agricole et rural dans des régions particulièrement vulnérables où sévit l'insécurité alimentaire, notamment en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en Erythrée, à Djibouti, en Ouganda, au Myanmar et en Corée du Nord.


