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Les Petits Etats insulaires en développement doivent s’approprier les mesures visant à lutter contre l’obésité et la faim

Lutter contre le changement climatique est impératif afin de promouvoir le développement durable des petits Etats insulaires

15 juillet 2019, New York - «L'obésité affectant les populations des Petits Etats insulaires en développement (PEID) est une urgence humanitaire et ces nations ont besoin de s'approprier les mesures visant à lutter contre les causes sous-jacentes de cette inquiétante tendance», a déclaré aujourd'hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

Le Directeur de la FAO s'adressait aux participants d'un événement portant sur les PEID - dont faisaient partie des dirigeants de ces PEID - organisé en marge du Forum politique de haut niveau 2019.

Les répercussions du changement climatique, la rareté de la nourriture locale due à la dégradation des ressources terrestres et océaniques, les changements des habitudes alimentaires et une forte dépendance aux aliments importés - souvent des produits ultra-transformés riches en sel, en sucre et en graisses - ont entraîné des taux «extrêmement élevés de surpoids et d'obésité», a averti M. Graziano da Silva.

Selon le rapport sur l'Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 (SOFI) lancé lors d'un Forum réunissant la FAO, le FIDA, l'UNICEF, le PAM et l'OMS, l'obésité adulte dans les PEID est presque 60 fois plus élevée que la moyenne mondiale (20,9 pour cent contre 13,2 pour cent) et dans de nombreux petits pays insulaires polynésiens et micronésiens, presque un adulte sur deux est obèse.

D'après la dernière édition du rapport SOFI, la prévalence de la faim ou de la sous-alimentation est également plus importante dans les PEID que dans le reste du monde (17,5 pour cent contre 10,7 pour cent).

«La dépendance croissante aux importations alimentaires est liée à la vulnérabilité des systèmes alimentaires locaux, qui ont pour objectif de diversifier les régimes alimentaires, mais aussi aux chocs liés au climat», a indiqué M. Graziano da Silva.

«Nous ne pouvons pas parler de développement durable, de sécurité alimentaire et de nutrition dans les PEID sans lutter contre les répercussions du changement climatique. Le changement climatique n'est pas une prévision. C'est une réalité quotidienne», a ajouté le Directeur général de la FAO, insistant sur le fait que lutter contre le changement climatique était primordial afin de «sauver les PEID et d'instaurer le développement durable pour de bon».

Un programme d'action mondial

Afin de lutter contre les causes premières de l'obésité et de la faim, M. José Graziano da Silva a appelé les petits Etats insulaires à s'approprier le Programme d'action mondial (GAP).

Lancé en 2017, le GAP propose un cadre de travail visant à mieux harmoniser les SIDS et les actions des partenaires en développement, tout en remédiant aux déséquilibres des politiques sectorielles qui rendent plus difficiles la réalisation des objectifs liés à la sécurité alimentaire et à la nutrition dans les petits Etats insulaires.

Le Directeur général de la FAO a appelé tout particulièrement les pays à adopter une «approche intergouvernementale afin de concevoir et de mettre en œuvre des actions cohérentes et complémentaires en mesure d'autonomiser les communautés».

«Par exemple, les gouvernements des PEID doivent faire meilleur usage de leurs ressources marines en luttant contre divers problèmes tels que la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, qui demeure l'une des plus grandes menaces pesant sur nos écosystèmes marins», a précisé M. Graziano da Silva.

Le Directeur général de la FAO a souligné que 17 des 38 PEID membres des Nations Unies n'avaient toujours pas ratifié l'Accord relatif aux mesures du ressort de l'Etat du Port (PSMA) - le seul accord international contraignant visant à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.

Photo: ©FAO/Zarfia Amoa
Groupe de femmes au principal marché de fruits, de fleurs et de légumes de Port Vila, la capitale du Vanuatu.

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