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Les 60 ans du pacte mondial contre les ravageurs et les maladies des plantes

La FAO célèbre l’anniversaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux

Photo by Jack Dykinga, courtesy of the U.S. Department of Agriculture
Ceratitis capitata, la mouche des fruits méditerranéenne, est un prédateur redouté des fruits et des légumes qui a un impact sérieux sur la production horticole.
3 avril 2012, Rome - La FAO a célébré aujourd'hui le 60ème anniversaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), un traité créé en 1952 pour empêcher la propagation des ravageurs et des maladies au-delà des frontières par la voie des échanges internationaux.

Les origines de la convention remontent à 1865, lorsqu'un marchand de vins français importa une caisse de vins américains infectée d'une espèce exotique de puceron qui raya presque de la carte l'industrie viticole de la France.

Les cultivateurs italiens, de peur de voir le ravageur se propager plus au sud et envahir leurs terres, arrachèrent des kilomètres de rails de voie ferrée fraîchement installés.

Aujourd'hui, avec l'essor constant du commerce mondial de produits agricoles, les ravageurs et les maladies des plantes demeurent un sérieux problème pour la production et la sécurité alimentaires. Car à mesure que les personnes et les produits se déplacent d'un pays à l'autre ou d'une région à l'autre, les ravageurs les accompagnent, parfois camouflés sur les faces intérieures des feuilles ou bien dans les fissures des caisses d'expédition.

Les ravageurs et les maladies des plantes ont de sérieuses répercussions sur la production  vivrière. Selon le Secrétariat de la CIPV basé à la FAO, ils font chuter les rendements mondiaux des cultures de 20 à 40 pour cent par an.

Pour les agriculteurs du monde entier, les ravageurs sont un problème. Mais pour les petits cultivateurs du monde en développement, les baisses de production ou la perte d'une récolte peuvent faire toute la différence entre survie et famine. Par exemple, dans les années 80, le grand capucin du maïs, introduit dans la région en provenance d'Amérique Centrale, a ravagé l'Afrique de l'Est, détruisant jusqu'à 80 pour cent des stocks de céréales et causant des pénuries alimentaires locales généralisées.

Mieux vaut prévenir que guérir

La FAO estime que le monde aura besoin d'accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population de plus en plus nombreuse. La production agricole devrait continuer à assurer 80 pour cent de l'alimentation mondiale. Il est donc important de réduire les pertes de nourriture dues aux ravageurs pour satisfaire les besoins de la planète.

"Dans le contexte de mondialisation d'aujourd'hui, empêcher la dissémination des ravageurs et des maladies des plantes tout en facilitant, plutôt qu'en entravant, le commerce, est une tâche à la fois plus complexe et plus importante que jamais", a souligné le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, "surtout compte tenu du fait que le réchauffement de la planète risque d'encourager la propagation des ravageurs dans de nouvelles zones et rendre certaines plantes plus exposées à ces effets".

Il a ajouté qu'empêcher l'introduction de nouveaux ravageurs dans un pays, notamment les espèces végétales invasives, est beaucoup moins coûteux que de tenter de les éradiquer ou de maîtriser un foyer  après coup.

Selon la CIPV, les ventes mondiales de pesticides pour la lutte contre les ennemis des cultures avoisinent les 45 milliards de dollars par an.

"Prévenir veut aussi dire éviter le recours excessif aux pesticides chimiques, en réduisant la charge financière pour les agriculteurs et en sauvegardant l'environnement et les écosystèmes productifs", a fait remarquer M. Graziano da Silva.

Des normes partagées pour des échanges sans danger

Une des principales activités de la CIPV est de créer et de promouvoir l'utilisation de normes à fondement scientifique et convenues à l'échelle internationale qui régissent la manipulation des plantes et des produits végétaux dans le commerce international ou la libre circulation à travers les frontières. Il s'agit des Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP).

Les Normes portent sur un large éventail de questions - de comment les produits ou les matériaux de conditionnement doivent être traités avant l'exportation, aux procédures et méthodologies utilisées par les inspecteurs agricoles dans les pays d'importation.

La CIPV sert également de centre d'échange d'informations favorisant le partage et la transparence dans la lutte internationale contre les ravageurs, et permettant aux pays participants d'être au courant des dispositions relatives aux exportations.  D'autres composantes essentielles sont également la situation des ravageurs des espèces cultivées et les nouveaux éléments en matière de protection des plantes et de gestion des risques.

Par ailleurs, le Secrétariat met de plus en plus l'accent sur l'aide aux pays en développement pour la mise en application de la Convention et des NIMP.  Cette assistance comprend souvent l'Evaluation des capacités phytosanitaires, une évaluation intégrée à faible coût du système phytosanitaire d'un pays permettant de cibler ses besoins les plus immédiats.

La Convention compte 177 Etats signataires. Dix Organisations régionales de protection des plantes regroupent les organismes de protection présents dans chaque pays, ce qui permet aux autorités d'intervenir de manière coordonnée au niveau régional pour empêcher les organismes nuisibles de franchir les frontières. Un Secretariat hébergé par la FAO assure la coordination mondiale.