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Pour un soutien du secteur public en faveur des petits exploitants

La petite agriculture est essentielle pour nourrir une population mondiale croissante

Photo: ©FAO/Giulio Napolitano
Les petits exploitants ont besoin du soutien des gouvernements
1er juin 2012, Rome -Les Gouvernements doivent jouer un rôle plus actif et aider les petits agriculteurs à accroître leur productivité pour leur permettre de contribuer à nourrir la population de la planète en pleine expansion, selon le Comité des produits de la FAO (CCP) regroupant 119 pays.

Le monde devra produire 60 pour cent de nourriture supplémentaire pour donner à manger à 9 milliards de personnes en 2050, et tous s'accordent à reconnaître que la petite agriculture sera une source principale d'aliments.

Jusqu'à présent, toutefois, on ne s'est guère penché sur la manière concrète dont les petits exploitants -qui pratiquent normalement une agriculture de subsistance- pourraient devenir des agriculteurs commerciaux.

Les techniques d'accroissement de la productivité ont peu de chances d'être adoptées à grande échelle tant qu'une plus grande attention n'est pas accordée aux mesures d'incitation en faveur des différentes catégories de petits agriculteurs et aux contraintes auxquelles ceux-ci se heurtent lorsqu'ils doivent décider si, et dans quelle mesure, accroître la production destinée aux marchés, affirme un rapport examiné par le Comité, réuni cette semaine à Rome. 

Politiques publiques

Il est par conséquent essentiel de mieux comprendre ces dynamiques pour définir des interventions publiques propres à renforcer leur participation,  souligne le rapport, en ajoutant que les petits exploitants sont loin d'être un groupe homogène.

Par exemple, face à des mesures de stimulation de la production, certains agriculteurs choisiront d'adopter de nouvelles technologies, tandis que d'autres préfèreront augmenter les superficies cultivées. Dans un marché en pleine expansion, d'autres encore pourraient décider de vendre leur main d'œuvre plutôt que leur production.

Parmi les éléments clés permettant de déterminer  si, et dans quelle mesure, les petits exploitants participent au marché en tant que vendeurs figurent leur capacité d'utiliser les biens de production, l'existence d'infrastructures efficaces et l'accessibilité des marchés.

Pour les producteurs de semi-subsistance, en particulier ceux opérant dans les régions les plus reculées, des mesures visant à faciliter leur participation aux marchés locaux pourraient constituer une première étape.

Compenser les risques pour les investisseurs

Dans d'autres cas, les gouvernements pourraient envisager diverses mesures, à savoir: une compensation des risques pour les investisseurs potentiels; des subventions publiques temporaires des intrants tels que semences et engrais; un meilleur accès au crédit pour les agriculteurs des zones éloignées; un soutien aux producteurs pour qu'ils soient en mesure de satisfaire aux normes commerciales plus rigoureuses; et la promotion de partenariats public-privé dans la création d'infrastructures.

Les analyses menées par le Secrétariat du Comité confirment l'opinion qu'une plus vaste participation des petits agriculteurs nécessitera un rôle plus actif du secteur public, souligne le rapport.

La FAO pourrait aider les États membres à définir les meilleures politiques en améliorant la compréhension de la participation de leurs petits exploitants au marché, en sensibilisant les parties prenantes aux diverses options qui se présentent et en renforçant leur capacité d'identifier, de formuler et de mettre en application les interventions les plus appropriées.

Le Comité a souligné la nécessité de recenser de façon plus précise les contraintes empêchant une meilleure intégration des petits agriculteurs au marché. Les politiques et stratégies visant à soutenir cette intégration dans les marchés et les chaînes de valeur constituent une priorité pour le CCP, a ajouté le Comité.