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Aide américaine accrue pour lutter contre l’influenza et la menace de maladies émergentes

La poursuite du partenariat USAID-FAO renforce la préparation, la surveillance et la réponse des pays

Photo: ©FAO/A.K. Kimoto
Un certain nombre de pays sont toujours confrontés à des flambées sporadiques de grippe aviaire
29 octobre 2012, Rome - L'engagement de la FAO à lutter contre la menace des maladies émergentes dans les «points chauds» de la planète vient de bénéficier d'un nouveau financement de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), annonce aujourd'hui l'agence de l'ONU spécialisée en alimentation et agriculture.

Cette contribution, totalisant plus de 20 millions de dollars, stimule le partenariat en cours Etats-Unis-FAO contre le virus H5N1 de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) et élargit le champ d'intervention aux potentielles menaces pandémiques émergentes.

La grippe aviaire : une menace persistante

L'aide américaine permettra de renforcer la préparation et la réponse à la grippe aviaire hautement pathogène en Asie du Sud-Est tout en renforçant la surveillance et la capacité des laboratoires dans les zones «chaudes». La majorité des fonds servira à appuyer des activités au Bangladesh, en Chine, en Indonésie et au Viet Nam, des pays qui continuent de faire face à des foyers de grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) chez les volailles ainsi que des cas chez l'homme, dont certains mortels.

Les fonds serviront également à la coordination régionale de la lutte contre la grippe aviaire et à soutenir la surveillance et la prévention au Cambodge, au Laos, au Népal et au Myanmar, qui sont menacés par la persistance de la maladie dans les pays voisins. Ces pays continuent d'être le théâtre de flambées sporadiques, ce qui indique que le virus H5N1 continue de circuler chez les volailles et reste une menace pour la production de volailles, la santé humaine et les moyens d'existence de millions d'agriculteurs vulnérables et qui dépendent de l'élevage des volailles pour leurs besoins alimentaires de base et comme gagne-pain.

«Le gouvernement américain a joué un rôle clé dans la mobilisation du soutien international pour lutter contre la grippe aviaire et réduire les risques d'une pandémie humaine en aidant la FAO et d'autres à contrer la menace qui pesait sur les animaux et empêcher qu'elle ne se transmette à l'homme. Ce soutien aux mesures de prévention de base est rare, mais éminemment utile et rentable », a indiqué M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO.

Poursuite de la collaboration

 «L'USAID est heureuse de poursuivre sa collaboration avec la FAO», a déclaré M. Dennis Carroll, directeur de la Section grippe aviaire et autres menaces émergentes à l'USAID. «La FAO a démontré qu'elle était un leader très efficace et innovant pour répondre à la menace posée par les maladies zoonotiques émergentes. En tant qu'élément moteur pour la promotion de ‘One Health' (une seule santé) la FAO continue d'être un acteur clé en démontrant l'importance capitale des partenariats de collaboration à travers les domaines intersectoriels de l'environnement, de la santé animale et de la santé humaine. Grâce au partenariat entre l'USAID et la FAO, nous espérons être en mesure de continuer à fournir une large gamme de support technique, opérationnel et de matériel aux pays les plus vulnérables face à la menace des zoonoses.»

Menaces pandémiques émergentes

Grâce en grande partie au partenariat USAID-FAO depuis que la grippe aviaire avait pris les proportions d'une crise mondiale entre 2004 et 2006, la communauté scientifique a acquis une meilleure compréhension de ce qui provoque l'émergence de maladies et donc des mesures à prendre pour prévenir ces maladies.

En raison de la rapidité avec laquelle se développent les agents pathogènes d'origine animale comme le H5N1, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 et la pandémie de grippe H1N1 en 2009, causée par un virus incluant des éléments d'origine aviaire, porcine et humaine, l'USAID a lancé son programme «Menaces pandémiques émergentes» (EPT).

La composante "Identifier" de ce programme permet de canaliser le soutien vers les pays dont il faut renforcer la capacité des réseaux de laboratoires nationaux et régionaux pour diagnostiquer et caractériser les différents types de menaces de virus grippaux. Cela est particulièrement important en Asie du Sud-Est, où de nouvelles souches de virus continuent d'émerger, qui peuvent éventuellement se transformer en une menace directe pour la santé humaine tout en perpétuant les pertes de volailles. En outre, vu que les virus s'adaptent, les vaccins contre le virus H5N1 chez les volailles peuvent perdre de leur efficacité, ce qui rend les volailles d'élevage vulnérables à la maladie.

EPT «Plus» : au-delà de la grippe aviaire

Des chiffres élevés de population et une forte densité au mètre carré - animaux et humains - sont des facteurs de risque pour l'émergence du virus de la grippe. L'Asie du Sud-Est est considérée comme un «point chaud» régional du fait d'une population déjà élevée et de ses forts taux de croissance démographique d'humains et d'animaux vivant en contact toujours plus étroit.

La Chine abrite à elle seule la moitié des porcins de la planète, environ un quart des volailles, 70 pour cent des canards et 90 pour cent des oies. La promiscuité entre tous ces animaux fournit des virus avec de nombreux hôtes et la possibilité pour ces virus d'effectuer des sauts d'espèces, ce qui peut conduire à des adaptations et déboucher sur un virus de la grippe à potentiel pandémique.

Dans le cadre du programme «Menaces pandémiques émergentes», EPT «Plus» surveille les animaux qui sont en contact étroit avec les humains - en particulier les volailles et les porcins - pour neutraliser les pathogènes émergents du monde animal avant qu'ils n'affectent les humains.

En outre, la mixité faune sauvage - animaux d'élevage est particulièrement préoccupante, d'autant qu'elle est courante chez les charognards et dans les petits systèmes de production animale.

Par ailleurs, la croissance démographique alliée à plus de richesse stimule la demande sur la viande et les produits de basse-cour, ce qui entraîne une intensification de l'élevage et son expansion dans des écosystèmes vierges.
La poursuite du partenariat avec l'USAID inclura le financement des travaux de terrain de la FAO sur la faune sauvage afin de mieux comprendre l'imbrication croissante des animaux sauvages avec le bétail et les humains.

Deux sur trois maladies infectieuses émergentes chez l'homme sont des zoonoses ou ont leur origine chez les animaux. Parmi les maladies zoonotiques, 75 pour cent proviennent de la faune sauvage.

Une réponse rapide

Avec le soutien de l'USAID et du Département américain de l'agriculture, la FAO a mis en place un Centre de gestion des crises de la santé animale. Il s'agit d'une cellule d'intervention d'urgence dotée de la double capacité de mobiliser rapidement et de déployer des équipes d'experts vétérinaires et d'autres experts partout dans le monde pour conseiller les gouvernements sur les mesures de contrôle dans les situations d'urgence, notamment les plans de prévention et d'urgence.

Depuis sa création il y a sept ans, cette cellule a dépêché 60 missions sur le terrain et aidé 40 pays affectés par des flambées de grippe aviaire H5N1, ainsi que d'autres maladies animales graves, notamment la grippe H1N1, la peste des petits ruminants, le virus Ebola Reston, la rage, la fièvre aphteuse, la peste porcine africaine, la fièvre de la vallée du Rift, la maladie de Newcastle et bien d'autres, y compris des maladies d'animaux aquatiques.

L'approche ‘One Health/Une seule santé'

Ces activités font partie d'un effort plus large déployé par la FAO et ses partenaires, dont l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation mondiale de la santé animale, pour contrer les zoonoses et autres maladies à fort impact en s'attaquant aux menaces de santé complexes au travers d'une approche globale et pluridisciplinaire.

Le total des engagements des Etats-Unis en faveur de la lutte menée par la FAO contre la grippe aviaire et d'autres zoonoses au cours des sept dernières années a atteint environ 213 millions de dollars.