FAO.org

Home > Sala stampa > News Article
Questo articolo non è disponibile in italiano.

Cliccare qui per chiudere il messaggio.

2025: approche unifiée pour l'éradication de la faim en Afrique

La réunion de haut niveau adopte une déclaration en faveur d’une action commune et ciblée pour mettre un terme à la faim et à la malnutrition d’ici 2025

Photo: Kelsen Fernandes/Instituto Lula
Réunion de haut niveau des dirigeants africains et internationaux à Addis-Abeba

1er juillet 2013, Addis-Abeba - Les Chefs d'État et de gouvernement des pays membres de l'Union africaine, les représentants d'organisations internationales et de partenaires issus de la société civile, du secteur privé, des coopératives et du monde universitaire, mais aussi des représentants des exploitants agricoles et des jeunes ont adopté à l'unanimité une Déclaration pour éradiquer la faim en Afrique d'ici 2025.

Cette déclaration appelle à conjuguer diverses actions politiques pour promouvoir un développement agricole durable associé à la protection sociale; elle préconise une dotation budgétaire axée sur les pauvres et reconnaît l'importance des acteurs non étatiques pour garantir la sécurité alimentaire.

Le texte réaffirme également la détermination de ses signataires à accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Maputo (juillet 2003) sur l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique, et ce dans le cadre du Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA).

Les Chefs d'État et de gouvernement africains se sont réunis à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 1er juillet pour décider de mesures innovantes et concrètes visant à vaincre la faim en Afrique. La réunion de haut niveau des responsables africains et internationaux sur de Nouvelles approches unifiées pour mettre un terme à la faim en Afrique d'ici 2025 dans le cadre du PDDAA s'est tenue à l'initiative de l'Union africaine, de la FAO et de l'Institut Lula, soutenus par de nombreux acteurs non étatiques.

Les décisions prises lors de cette réunion de haut niveau seront discutées par l'Assemblée de l'Union africaine, a indiqué Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'Union africaine.

Des progrès constants et des réussites notables

«À ce jour, dix des 54 États membres de l'UA ont atteint l'objectif consistant à consacrer au moins 10 % des investissements publics à l'agriculture. Parmi ces pays figurent le Burkina Faso, l'Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger et le Sénégal, qui ont déjà dépassé cet objectif», a précisé la présidente de la Commission de l'UA.
 
«D'après l'Agence de planification du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), à ce jour, dix pays ont dépassé l'objectif du PDDAA de 6 % de croissance de la production agricole (Angola, Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, République du Congo, Sénégal et Tanzanie) et quatre autres ont atteint une croissance de 5 à 6 %», a ajouté Mme Dlamini-Zuma.

En juin, la 38e Conférence de la FAO a distingué 38 pays dans le monde, dont 11 pays d'Afrique, pour avoir atteint l'Objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire la faim entre 1990 et 2015, et ce trois ans avant l'échéance impartie. Ces pays sont l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Cameroun, Djibouti, le Ghana, le Malawi, le Niger, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe et le Togo.

Trois de ces pays –  Djibouti, le Ghana et Sao Tomé-et-Principe – ­ ont également atteint l'objectif plus ambitieux du Sommet mondial de l'alimentation de 1996, consistant à réduire de moitié le nombre total de personnes souffrant de la faim.
 
D'après le Secrétaire Exécutif du NEPAD, M. Ibrahim Mayaki, à ce jour, neuf pays ont dépassé l'objectif de 6 % de croissance de la production agricole (Angola, Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, République du Congo, Sénégal et Tanzanie), quatre autres ayant atteint une croissance moyenne de 5 à 6 pour cent.
 
L'ancien Président du Brésil, M. Luiz Inácio Lula da Silva, a insisté sur l'importance de l'engagement politique pour mettre un terme à la faim: «Les personnes qui ont faim, souvent, ne sont pas organisées, pas syndiquées, elles n'ont pas la force de manifester. Elles n'ont pas la force de dire qu'elles ont faim.»

«Si l'État ne prend pas soin de ces populations, les budgets nationaux seront entièrement affectés aux secteurs organisés de la société. Les pouvoirs publics doivent donc réserver une partie du budget aux pauvres. S'ils ne le font pas, le problème de la faim ne pourra pas être résolu – ni aujourd'hui, ni en 2025, ni jamais.»

Mobiliser le formidable potentiel de l'Afrique
 
La réunion de haut niveau des responsables africains et internationaux a reconnu que l'Afrique, dotée de vastes ressources naturelles et forte d'une population jeune, connaît une croissance économique sans précédent. Les participants à la réunion se sont engagés à mettre en œuvre une feuille de route, en s'appuyant principalement sur les ressources africaines et sur l'aide technique. Ils ont appelé à renforcer les partenariats de développement.
 
S'inscrivant dans le prolongement du Défi Faim zéro lancé par le Secrétaire général de l'ONU M. Ban Ki-Moon en 2012, les Chefs d'État et de gouvernement et les acteurs non étatiques ont reconnu le formidable potentiel de développement de l'agriculture africaine. Le continent compte une population jeune, en augmentation, et de vastes ressources terrestres et hydriques qui peuvent bénéficier à sa production agricole, à ses cultures, à son élevage, à sa pêche et à sa foresterie.
 
S'adressant à l'assemblée d'Addis-Abeba, le Directeur général de la FAO M. José Graziano da Silva a souligné la nécessité de recourir à une approche globale pour promouvoir la sécurité alimentaire.

«Pour atteindre une sécurité alimentaire durable, nous devons travailler avec les petits producteurs, les aider à accroître leur production et leur productivité, mais nous devons aussi faciliter l'accès à l'alimentation et nous assurer que les familles pauvres ont les moyens de produire les aliments dont elles ont besoin ou d'acheter leur nourriture.»

«La FAO est prête à se ranger derrière l'Afrique pour s'efforcer d'éliminer la faim sur le continent», a affirmé M. Graziano da Silva.

«Cette réunion a constitué une occasion unique et fructueuse de nous engager aux côtés des responsables africains, sur les thèmes de l'alimentation et de la sécurité nutritionnelle», a indiqué Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial de l'ONU. «J'ai été très impressionnée par l'évidente détermination à relever les défis de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, essentiels pour réaliser l'objectif Faim zéro fixé par le Secrétaire général.»

«Comme les autres agences basées à Rome, nous continuerons d'aider l'Union africaine et le PDDAA à mener des programmes de sécurité alimentaire sur le continent. Je suis heureuse que nous ayons eu l'occasion de renouveler notre engagement lors de cette réunion de haut niveau », a-t-elle ajouté.

Feuille de route

Conformément à cet objectif Faim zéro, l'Union africaine a déclaré 2014 l'année de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. Tous les trois ans, les pays ayant accompli des progrès significatifs en vue d'une éradication de la faim d'ici 2025 seront récompensés lors du Sommet de l'Union africaine.

En reconnaissance du rôle de l'agriculture en général et de l'agriculture familiale en particulier dans la sécurité alimentaire, l'Assemblée générale des Nations Unies a quant à elle déclaré 2014 l'Année internationale de l'agriculture familiale.

Mme Dlamini-Zuma a également salué le partenariat entre la Commission de l'Union africaine, la FAO et l'Institut Lula en faveur de la sécurité alimentaire en Afrique.

«La Commission de l'Union africaine juge très précieuse sa collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et l'Institut Lula pour un partenariat renouvelé visant à vaincre la faim en Afrique d'ici 2025. Ce n'est pas la première fois que l'Union africaine collabore avec la FAO», a ajouté devant l'Assemblée Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'Union africaine.


«En outre, l'Afrique entretient depuis longtemps des liens culturels et historiques avec le Brésil. Ces dernières années, ces liens se sont prolongés dans le domaine scientifique, dans la mesure où nous partageons des environnements agro-écologiques similaires», a-t-elle ajouté.