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Mise en œuvre d'une action conjointe pour éviter une crise alimentaire en République centrafricaine

Banque mondiale, FAO et Gouvernement de la République centrafricaine signent un accord de 8 millions de dollars

Photo: ©FAO/Olivier Asselin
Grâce au projet, 9 000 familles pourront récolter environ 6 000 tonnes de maïs, arachides et riz d’ici à septembre 2014

21 mars 2014, Rome - La Banque mondiale, la FAO et le Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) unissent leurs forces pour éviter une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée dans le pays déchiré par un conflit.

La Banque mondiale finance un accord de 8 millions de dollars avec la FAO dans le cadre d'un programme de 20 millions de dollars mis en œuvre en coordination avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour fournir une aide alimentaire et un appui à la production agricole. 

Le représentant résident de la Banque mondiale en République Centrafricaine, M. Midou Ibrahima, a déclaré: «Le projet d'urgence s'inscrit dans l'engagement qu'a souscrit la Banque mondiale, pour un montant total de 100 millions de dollars, pour contribuer à rétablir les services publics essentiels, fournir des vivres, des soins de santé et faciliter le relèvement du secteur agricole en République centrafricaine.»   

À court terme, les activités menées au titre de l'accord consisteront principalement à fournir des semences et des outils à 9 000 familles d'agriculteurs pour la prochaine campagne des semis, qui débute à la mi-avril.

Après l'insécurité qui règne dans l'ensemble du pays et qui a entraîné des déplacements massifs de population durant la campagne agricole de 2013, la plupart des communautés ont indiqué qu'elles n'avaient pas de semences pour planter. Ces déplacements et l'impossibilité de cultiver ont entraîné une forte baisse de la production alimentaire, alors que dans la capitale, Bangui, de graves perturbations des marchés ont fait monter en flèche les prix des denrées.

Les 9 000 familles recevront 25 kilos de semences chacune, ce qui devrait leur permettre de récolter environ 6 000 tonnes de maïs, d'arachides et de riz d'ici à septembre 2014.  

Pour améliorer encore le système semencier des cultures vivrières de base, le projet apportera un appui à 70 groupes semenciers spécialisés pour qu'ils produisent et vendent à la FAO et à ses partenaires 175 tonnes supplémentaires qui seront distribuées à 7 000 familles pour la prochaine campagne.     

«Les agriculteurs ont besoin d'un appui pour pouvoir produire les aliments qu'ils consomment, rétablir leurs moyens d'existence et tirer parti des opportunités économiques locales», a déclaré le Représentant par intérim de la FAO en République centrafricaine, Alexis Bonte.

La FAO et le PAM ont élaboré un plan coordonné pour compléter les distributions de semences par des distributions alimentaires, afin que les familles bénéficiaires ne soient pas obligées de consommer les semences.     

La ministre d'État en charge du développement rural, Marie-Noëlle Koyara, a déclaré: «Le redressement de notre pays dépend de l'agriculture et du développement rural. Actuellement, l'agriculture est la principale voie à suivre pour retrouver la cohésion sociale et la paix. Au nom de la Présidente Catherine Samba Panza et du Gouvernement de transition, nous remercions la Banque mondiale et la FAO qui n'ont de cesse de mobiliser des ressources pour nous aider à relever les défis et à améliorer le développement socio-économique.»

Renforcer la résilience

À plus long terme, le projet se concentrera sur l'autonomisation de plus de 370 associations d'agricultrices, représentant plus de 11 000 femmes.

«L'assistance fournie sera centrée sur la production de légumes et sur des activités de transfert monétaire visant à recapitaliser les initiatives communautaires d'épargne et de prêt, appelées tontines», a dit M. Bonte. «L'accès des femmes aux intrants et aux possibilités de financement rural est une priorité pour la FAO. Le rôle des femmes dans la sécurité alimentaire, la nutrition et la paix est crucial.»

L'approche mise au point pour améliorer la résilience renforce les capacités et les compétences sociales, techniques et financières des femmes.  

En outre, environ 200 experts techniques provenant d'universités et d'institutions gouvernementales, bénéficieront d'une formation sur divers thèmes – dont la multiplication des semences, les transferts monétaires, les finances rurales et la nutrition – pour renforcer les compétences locales mises au service du relèvement du secteur agricole.

Il faut plus de fonds

Grâce à l'ensemble des fonds reçus jusqu'à présent, y compris ceux du projet de la Banque mondiale, la FAO distribuera d'ici avril 2 400 tonnes de semences de cultures de base, ainsi que des outils à main, notamment des houes, à 105 000 familles vulnérables dans 15 préfectures.  

Il faut cependant obtenir plus de fonds pour aider les agriculteurs dans ce pays où l'agriculture fournit un revenu et des moyens d'existence à environ 75 pour cent de la population.

La FAO compte fournir un appui à 150 000 familles dans le cadre d'un plan du Groupe des Nations Unies pour la sécurité alimentaire, visant à mobiliser 180 millions de dollars pour venir en aide à 1,25 million de personnes.

L'Organisation a lancé un appel de 45 millions de dollars; elle a mobilisé jusqu'à présent 25 millions de dollars, grâce à des contributions du Fonds de solidarité pour l'Afrique, de la Belgique, du Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires, du Royaume-Uni, des États-Unis et de ses propres mécanismes de financement.