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Appel de la FAO pour Haïti : 23 millions de dollars à l'agriculture

L'impact du séisme sur la prochaine saison agricole attendu dans les prochaines semaines

Photo: ©AFP
Port-au-Prince: la population manque de nourriture et d'eau

16 janvier 2010, Rome - S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier.

Ce montant permettra de soutenir la production agricole dans les champs et les jardins potagers non seulement dans les zones dévastées par le séisme, mais aussi dans les zones rurales qui n'ont pas été directement touchées, mais qui subiront néanmoins les effets du désastre qui a frappé principalement Port-au-Prince.

"Nous nous attendons à des déplacements massifs de population et à des dégâts importants aux infrastructures agricoles. Aussi est-il crucial de faire tout notre possible pour soutenir la production agricole locale et assurer les moyens d'existence de la population", souligne M. Ari Tubo Ibrahim, Représentant de la FAO en Haïti.

Le pays dépend largement des importations de produits alimentaires depuis une vingtaine d'années. Environ 80 pour cent des Haïtiens trouvent une occupation dans le secteur agricole mais ils n'ont ni l'expertise nécessaire ni le matériel adéquat, et la FAO estime qu'environ la moitié de la population du pays est sous-alimentée.


Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel à la communauté internationale pour une collecte de fonds destinée à lui permettre de nourrir quelque 2 millions de personnes suite au tremblement de terre.

Sauver la prochaine saison

Pour les familles pauvres, produire de quoi se nourrir entraîne des frais alors que le peu d'argent disponible doit couvrir des besoins primaires urgents. La prochaine saison des semis débutant en mars, le soutien aux agriculteurs au cours des prochaines semaines est vital afin d'empêcher la sécurité alimentaire nationale de dégénérer.

Des fonds sont également requis pour la remise en état des petites infrastructures agricoles détruites par le tremblement de terre, notamment les canaux d'irrigation, l'industrie de transformation agricole, les marchés, les routes et autres infrastructures essentielles.


Agriculture urbaine et péri-urbaine

Vu le nombre incalculable de personnes déplacées, la FAO envisage également de lancer, en milieu urbain et péri-urbain, de projets agricoles s'appuyant sur les jardins potagers et dont profiteraient les victimes du séisme, en mettant l'accent sur l'accroissement de la production de denrées alimentaires pour améliorer la nutrition.
 

Tout en stimulant la nutrition, en particulier des enfants, les jardins potagers peuvent avoir un impact bénéfique important sur le moral des survivants du tremblement de terre. Et si cela est fait correctement, la pression sur l'environnement déjà si dégradé du pays s'en trouvera atténuée.


De quoi ont besoin les petits producteurs agricoles haïtiens? Essentiellement, d'outils agricoles, d'engrais, d'haricots de bonne qualité, de semences de maïs, de pois et de légumineuses ainsi que de bétail, notamment d'animaux de basse-cour (poules, porcs, etc.). Les produits horticoles assurant une bonne nutrition pousseront dans les trois mois s'ils sont plantés maintenant.

Il convient de rappeler qu'en 2008, les prix élevés des denrées alimentaires et du carburant avaient déclenché des manifestations violentes et des complications au plan politique en Haïti.