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La crise en Libye met en péril la sécurité alimentaire

L’agriculture nécessite plus d’attention aujourd’hui et demain

Photo: ©FAO/H.Null
Laboureur au travail à Dabaa, en Libye

11 mars 2011, Rome - En Libye, l'impact de la crise actuellement en cours sur la sécurité alimentaire est source de préoccupation aussi bien pour ce pays que pour les pays limitrophes du fait à la fois de la dépendance de cette région des importations céréalières, des perturbations possibles des flux de biens et services et des déplacements de population, indique aujourd'hui la FAO.

"La crise actuelle aura probablement un impact significatif sur la sécurité alimentaire en Libye et dans les zones avoisinantes qui en subissent les conséquences", fait remarquer Daniele Donati, chef du Service des opérations d'urgence de la FAO.

"En Libye, la situation pourrait conduire à l'interruption soudaine des importations et à l'effondrement de la filière de distribution interne. L'épuisement des stocks alimentaires et la disparition de la main-d'œuvre rurale sont autant de facteurs qui pourraient, à long terme, nuire gravement à la sécurité alimentaire", ajoute l'expert de la FAO.

Les perturbations sur les marchés où les agriculteurs s'approvisionnent en semences et engrais menacent aussi la production agricole, la sécurité alimentaire et les sources de revenus dans le court et le moyen terme.

En Libye, les denrées alimentaires qui fournissent les marchés internes proviennent de la production des terres arables qui sont concentrées principalement près des villes de Benghazi et Tripoli.

L'appel de l'ONU

Dans le cadre de l'appel d'urgence de l'ONU en faveur de la Libye publié lundi, la FAO envisage d'intégrer aux distributions alimentaires en zones périurbaines et côtières des semences de légumineuses en vue de stimuler la consommation d'aliments frais et l'apport en micronutriments.

La FAO a demandé des fonds pour mettre en place rapidement un dispositif efficace de collecte, d'analyse et de diffusion des informations sur les besoins en matière de sécurité alimentaire et pour accompagner les initiatives à prendre en réponse à ces besoins. En outre, la FAO a demandé qu'on l'aide à assurer un contrôle efficace des maladies animales et à protéger les avoirs et la productivité de l'élevage.

La composante sécurité alimentaire de l'appel d'urgence de l'ONU est estimée à 47,92 millions de dollars, dont 2,65 millions représentent les besoins en financement de la FAO.

Des données éparses

En Egypte, pays voisin, l'envolée des cours mondiaux du blé ne manquera pas d'alourdir le coût des importations de cette denrée alimentaire en 2010-2011. Elle affectera aussi le programme de subvention du pain mis en place par le gouvernement égyptien pour réduire l'impact de l'envolée des prix alimentaires sur le consommateur.

Données et informations récentes sur la sécurité alimentaire en Libye demeurent incertaines et non confirmées. Une surveillance étroite de la situation alimentaire dans son ensemble et du commerce est requise. Il convient également de surveiller de près les stocks alimentaires et les coûts des denrées alimentaires qui sont orientés vers la hausse.

En raison de la forte dépendance vis-à-vis des importations alimentaires, de nouvelles hausses des prix sur le marché international auront des effets dévastateurs sur la capacité des personnes vulnérables à couvrir leurs besoins essentiels en nourriture.

En Libye, le taux d'inflation a atteint 10,4 pour cent lors de la crise alimentaire de 2008.

La FAO suit de près l'évolution de la situation en Libye à partir de ses Bureaux régionaux du Caire et de Tunis.