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La FAO s’active pour stopper l’érosion génétique des plantes

Nouvel élan pour la diversité végétale mondiale

Photo: ©FAO/Greg Ahrens
La diversité végétale, élément clé de la sécurité alimentaire

1er décembre 2011, Rome - La FAO a adopté un nouveau cadre mondial pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité des plantes dont dépendent l'alimentation et l'agriculture.

Le Conseil de la FAO a approuvé mercredi 30 novembre le Deuxième Plan d'action mondial pour les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture qui représente un engagement international renouvelé pour assurer une gestion efficace de la diversité végétale en tant qu'élément clé dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement de la sécurité alimentaire face aux changements climatiques.

L'érosion menace

La diversité végétale est menacée par l'«érosion génétique», un terme inventé par les scientifiques pour expliquer la perte de gènes ou de combinaisons de gènes tels que ceux trouvés dans les variétés de terroir adaptées aux conditions locales.

L'une des principales causes d'érosion génétique, selon le rapport de la FAO l'Etat des ressources phytogénétiques mondiales pour l'alimentation et l'agriculture 2011, est le remplacement des variétés locales par des variétés modernes. D'autres causes sont notamment la dégradation de l'environnement, l'urbanisation, le défrichage par la déforestation et les feux de brousse.

Un engagement ferme

«Grâce au Deuxième Plan d'action mondial, la communauté mondiale confirme son engagement à stopper l'érosion génétique tout en préservant la richesse des ressources génétiques des plantes», affirme Mme Linda Collette, Secrétaire de la Commission FAO des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture.

«Ces ressources fournissent des clés pour relever les défis de l'avenir, notamment pour adapter nos cultures à l'évolution des conditions climatiques ou lors de la survenance d'épidémies», ajoute-t-elle.

L'objectif principal du Deuxième Plan d'action mondial est de renforcer la conservation et l'utilisation durable des systèmes de plantes et de semences, notamment les liens cruciaux entre eux, grâce à la conjugaison de politiques appropriées, de l'information scientifique et des connaissances ainsi que de l'action des agriculteurs. 

Des activités prioritaires

Le Plan en question renferme un ensemble de 18 activités prioritaires interdépendantes, préparées sur la base de consultations régionales et en tenant compte des lacunes et des besoins identifiés par le Deuxième rapport sur l'Etat des ressources phytogénétiques mondiales pour l'alimentation et l'agriculture.

Le Deuxième Plan d'action mondial exhorte tous les pays à mieux gérer la diversité des cultures dans les champs et à élaborer des stratégies visant à protéger, à collecter et à conserver les espèces sauvages apparentées et les plantes comestibles sauvages qui sont menacées. Il les exhorte aussi à soutenir l'utilisation d'un plus large éventail de traits pour la sélection végétale et à renforcer les systèmes de semences, en particulier les variétés adaptées localement.

Un appel aux bailleurs de fonds

Le Plan appelle les bailleurs de fonds à encourager les efforts nationaux et internationaux pour renforcer les institutions et les capacités afin de répondre aux priorités convenues au niveau mondial.

«Ceci est un accomplissement majeur», déclare M. Modibo Traoré, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de l'agriculture et de la protection des consommateurs. «Je remercie nos membres de leur foi en la FAO. Ensemble, nous devons déployer des efforts concertés pour atteindre les objectifs.»

Le Plan d'action mondial original fut adopté en 1996 lors de la Déclaration de Leipzig.