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Nouveaux outils pour exploiter tout le potentiel de la bioénergie et éviter les pièges

Un projet FAO aide les décideurs à maximiser les avantages pour les communautés rurales sans nuire à la sécurité alimentaire

Photo: ©FAO/Giuseppe Bizzarri
Cuves de stockage d’éthanol produit à partir de canne à sucre, Limeira, dans l'Etat de Sao Paulo, au Brésil
5 mars 2012, Rome - La FAO vient de publier une série de documents d'orientation et d'outils de politique qui permettront aux gouvernements d'aider les communautés rurales à tirer des avantages du développement des bioénergies et de veiller à ce que la production d'agrocarburants ne se fasse au détriment de la sécurité alimentaire.

Parmi les documents publiés aujourd'hui par le Projet FAO des Critères et indicateurs sur la bioénergie et la sécurité alimentaire (BEFSCI) figurent: des méthodologies d'évaluation des impacts environnementaux et socio-économiques de la production bioénergétique, des indicateurs de mesure, des bonnes pratiques recommandées, et des mesures de politique visant à promouvoir le développement durable des bioénergies.

"Dans quelques mois, la communauté internationale se réunira lors de la Conférence Rio+20 pour examiner de nouveaux moyens de combattre la pauvreté rurale et de promouvoir le développement durable. La production de bioénergie, si elle est entreprise de manière responsable et opportune, peut permettre aux agriculteurs et aux populations rurales de participer à la construction d'une nouvelle économie verte, et contribuer à contrer les effets causés par de décennies de sous-investissement dans l'agriculture et les zones rurales du monde en développement", a affirmé Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour la gestion des ressources naturelles et de l'environnement.

Cependant, le développement des bioénergies ne doit en aucun cas compromettre la sécurité alimentaire, a souligné M. Mueller. Autres sujets de préoccupation: la déforestation servant à convertir de nouvelles terres en cultures bioénergétiques et ses effets sur les populations autochtones.

"Le développement de la bioénergie doit être géré judicieusement, et doit être régi par des principes directeurs d'ordre social, tels que le développement rural durable, la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire", a-t-il indiqué.

Au service des décideurs et des investisseurs

Financé par le Ministère fédéral allemand de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection des consommateurs, le projet BEFSCI a été lancé dans le but d'étudier les liens complexes entre bioénergie et sécurité alimentaire, et aider les responsables politiques à prendre des décisions éclairées.

Parmi les matériels réalisés par le projet, citons: un outil en ligne pour évaluer les impacts potentiels des projets de bioénergie sur la sécurité alimentaire; une liste détaillée de méthodologies et d'indicateurs visant à évaluer les impacts de la bioénergie sur la sécurité alimentaire au niveau national; une série de pratiques environnementales propres à limiter au minimum les impacts négatifs sur l'environnement; et un recueil de pratiques socio-économiques en cours dápplication par les producteurs, avec des exemples sur la manière dont le développement des bioénergies est susceptible de promouvoir le développement rural et la sécurité alimentaire.

Le projet a également réalisé un inventaire de mesures de gestion et de politique pouvant servir à affronter les impacts négatifs d'ordre social, environnemental ou lié à la sécurité alimentaire de la production bioénergétique. Et il a examiné comment mieux intégrer les petits agriculteurs dans les filières mondiales de la bioénergie.

Trouver le bon dosage d'approches de politique

En outre, une note d'orientation du BEFSCI publiée aujourd'hui recense et analyse divers instruments de politique pouvant servir aux pouvoirs publics et aux planificateurs pour exiger ou promouvoir de bonnes pratiques en bioénergie.

"Le document examine le pour et le contre ainsi que le bien-fondé de ces divers instruments, de sorte que les gouvernements qui se retrouvent confrontés à ces questions puissent tirer parti des expériences d'autrui", a expliqué Heiner Thofern, qui dirige le projet BEFSCI à la FAO.