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Rencontre du Directeur général de la FAO avec le Patriarche de Constantinople

Appel aux religions du monde à jouer un plus grand rôle dans la lutte contre la faim

Photo: ©FAO/Giulio Napolitano
L'engagement de Bartholomée en faveur de l'environnement et de la protection de la nature lui a valu le surnom de Patriarche vert
14 septembre 2012, Rome - M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a rencontré Sa Sainteté Bartholomée, Patriarche oecuménique de Constantinople et chef spirituel de l'Eglise orthodoxe, et ce, dans le cadre des efforts actuellement déployés pour inciter les principales religions du monde à s'impliquer davantage dans la lutte contre la faim.

Le Patriarche a dit au Directeur général qu'il était très sensible à l'invitation de ce dernier à participer plus activement à la lutte contre la faim, atteindre l'objectif Faim Zéro et relever le défi de l'éradication de la faim lancé par M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l'ONU, lors de la conférence Rio+20 sur le développement durable.

Le Primat de l'Eglise orthodoxe de Constantinople a pris l'engagement d'attirer l'attention des fidèles sur les questions de sécurité alimentaire et d'en discuter avec le Pape Benoît XVI lors de son prochain entretien avec le chef de l'Eglise catholique romaine.

Le Patriarche vert

Lors de leur rencontre à Istanbul, Bartholomée et M. Graziano da Silva ont passé en revue les questions de développement durable. Rappelons à ce propos que l'engagement de Bartholomée en faveur de l'environnement et de la protection de la nature lui a valu le surnom de Patriarche vert.

«Le mot ‘écologie' est formé du préfixe ‘éco,' lequel dérive du grec oikos, qui signifie ‘maison' ou ‘habitation'. Quel dommage et quel égoïsme que nous ayons réduit sa signification et limité son application. Ce monde est en effet notre maison. Pourtant, il est également la maison de tout un chacun (...). C'est un signe d'arrogance de penser que seule la génération actuelle doit bénéficier de ses ressources», selon Bartholomée.

M. Graziano da Silva a fait observer que le développement durable nécessitait la convergence des dimensions environnementales, sociales et économiques du développement. Il a souligné qu'il était important non seulement d'assurer assez de nourriture à tout un chacun mais aussi de le faire sans détruire l'environnement afin de sauver la terre tout en cultivant.

Un impératif moral

«L'éradication de la faim n'est pas seulement une question économique et politique, c'est aussi une question morale», a déclaré notamment M. Graziano da Silva.

Le Directeur général de la FAO s'emploie depuis un certain temps à impliquer davantage les religions du monde dans la lutte contre la faim et, à cet effet, il a récemment pris contact avec Cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, Grand Imam de la mosquée et de l'Université Al-Azhar du Caire.

Dans une lettre adressée début septembre au Grand Imam, M. Graziano da Silva avait attiré l'attention du leader religieux sur le défi Faim Zéro lancé par le Secrétaire général de l'ONU et avait décrit l'éradication de la faim comme un «impératif moral».

Rappelons que M. Graziano da Silva avait rencontré le Grand Imam l'an dernier au Caire, après son élection au poste de Directeur général de la FAO.

«Nous devons atteindre la sécurité alimentaire mondiale si nous voulons un monde plus sûr», a souligné dans sa lettre le Directeur général de la FAO qui a, par ailleurs, informé le leader religieux musulman des réalisations de la FAO en Somalie et dans la Corne de l'Afrique.

Des lettres similaires seront bientôt envoyées à d'autres leaders religieux de par le monde.

En juin dernier, M. Graziano da Silva a été reçu en audience privée par le Pape Benoît XVI. Une occasion pour le Directeur général de lancer un appel pour un soutien renouvelé de l'Eglise catholique à la lutte contre la faim au double plan local et mondial et pour sa mobilisation en faveur de la sécurité alimentaire dans le monde.