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Léger repli de l’indice FAO des prix alimentaires en octobre

La facture mondiale des importations alimentaires diminuerait en 2012; nouveau record pour la production de riz

Photo: ©FAO/Marco Salustro
L'indice FAO mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires
8 novembre 2012, Rome - L'indice FAO des prix des denrées alimentaires s'est contracté d'un pour cent en octobre 2012 et les prix alimentaires pour les dix premiers mois de l'année sont en moyenne inférieurs de huit pour cent par rapport à leurs niveaux de la même période de l'année dernière.

L'indice s'est replié à 213 points soit deux points de moins que son niveau révisé de septembre 2012. Ce recul est attribuable en grande partie à la baisse des prix internationaux des céréales et des huiles et graisses, qui ont largement contrebalancé l'augmentation des prix du sucre et des produits laitiers.

Publié tous les mois, l'indice FAO des prix des produits alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires. Prochaine parution de cet indice: le 6 décembre 2012.

Perspectives de l'alimentation, bulletin semestriel de la FAO, publié également aujourd'hui, fait observer que la baisse des prix internationaux et des taux du fret, ainsi que le repli des achats de céréales, pourraient faire baisser la facture mondiale des importations alimentaires en 2012. Selon les prévisions, celle-ci devrait atteindre 1,14 trillion de dollars, soit 10 pour cent de moins que son niveau record de l'an dernier.

«En dépit des tensions sur les marchés, un ensemble de conditions et de mesures ont jusqu'à présent stoppé la spirale ascendante des prix internationaux des denrées alimentaires, comme ce fut le cas en 2007-2008 et 2009-2010. Au premier rang de ces mesures figurent une meilleure coordination internationale et la transparence du marché introduite par le Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS) du G20 qui a permis d'éviter la panique et empêché la pire sécheresse depuis des décennies de se transformer en une crise des prix alimentaires, comme cela s'était produit dans le passé», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. Signalons qu'AMIS a son secrétariat à la FAO.

«Les sécheresses et les inondations ne sont pas ce qui cause les crises, c'est le manque de gouvernance. Dans un monde globalisé, on ne peut pas avoir la sécurité alimentaire dans un seul pays ou une seule région. Nous devons renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire», a ajouté M. Graziano da Silva.

Le point sur les marchés

Selon Perspectives de l'alimentation, l'équilibre entre l'offre et la demande mondiales de céréales devrait se resserrer considérablement en 2012/13, en raison principalement de la baisse probable de la production de blé et de maïs.

La production céréalière mondiale devrait baisser de 2,7 pour cent par rapport à la récolte record de l'année précédente, ce qui se traduirait par une contraction des stocks mondiaux de 25 millions de tonnes.

Bien que l'indice FAO des prix des céréales soit resté supérieur de 12 pour cent par rapport à son niveau d'octobre dernier, il a baissé de 1,2 pour cent depuis septembre, à cause surtout des prix en légère baisse du blé et du maïs.

Les cours actuels du blé reflètent une réduction de l'activité commerciale, alors que les cours du maïs sont à la baisse en raison principalement du ralentissement de la demande des secteurs de l'industrie et de l'élevage. Quant au commerce mondial du blé en 2012/13, il devrait, selon les prévisions, chuter en dessous de son pic de la saison précédente alors que les prix devraient se maintenir au-dessus du niveau de 2011.

Pour les céréales secondaires, le marché devrait également rester extrêmement tendu en 2012/13, les dernières prévisions de la FAO pour la production en 2012 montrant une baisse de 2,5 pour cent par rapport aux niveaux record de 2011. Les stocks devraient tomber à des niveaux historiquement bas.

Production de riz et de manioc en hausse

La production mondiale de riz en 2012 pourrait dépasser le record qu'elle avait établi la saison dernière, du fait de bonnes conditions de croissance. La demande d'importation soutenue et d'amples disponibilités pour l'exportation garantissent la poursuite de l'expansion du commerce de cette denrée en 2012 et une autre - quoique modeste - augmentation est prévue pour 2013.

La production mondiale de manioc devrait enregistrer une forte hausse en 2012 et peut-être aussi en 2013, soutenue par la croissance en Afrique, où le manioc demeure une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Les perspectives sont plus incertaines en Asie, où l'expansion de la filière en 2013 dépendra largement de la compétitivité du manioc comme matière première pour la production d'éthanol. En 2012, le commerce mondial des produits dérivés du manioc devrait s'accélérer, soutenu principalement par la demande industrielle.

Pour les oléagineux, la saison 2012/13 s'ouvre après un resserrement entre l'offre et la demande en 2011/12 et une campagne de soja décevante aux Etats-Unis. L'offre actuelle et les prévisions de la demande pour la nouvelle saison offrent peu de chance à une détente des prix - du moins jusqu'à ce que les perspectives de récoltes record annoncées pour le soja d'Amérique du Sud se confirment.

Nouveau record pour le sucre aussi

La production mondiale de sucre devrait atteindre un nouveau record et couvrirait, s'il en était besoin, bien plus que les projections de la consommation mondiale. D'importantes disponibilités dans les principaux pays fournisseurs, parallèlement à la reconstitution des stocks de sucre dans les principaux pays importateurs, devraient stimuler le commerce en 2012/13. L'indice FAO des prix du sucre s'est établi en moyenne à 288 points en octobre, soit en hausse de 1,6 pour cent (ou 4,5 points) depuis septembre, mais en baisse de 20,2 pour cent (ou 73 points) par rapport à octobre 2011.

Pour la viande, les marchés mondiaux sont confrontés au triple défi des prix élevés des aliments du bétail, de la stagnation de la consommation et de la baisse de la rentabilité. La croissance de la production totale de viande en 2012 est estimée à moins de 2 pour cent. Et la croissance du commerce mondial est flasque, les prix internationaux étant proches de leurs niveaux record. L'indice FAO des prix de la viande s'est établi en moyenne à 174 points en octobre, inchangé par rapport à septembre.  

Lait et produits laitiers

L'indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne 194 points en octobre, en hausse de 3 pour cent (soit 6 points) depuis septembre. Cette hausse est due à la fois au resserrement saisonnier des disponibilités pour l'exportation et à la faiblesse des stocks alors que la demande mondiale est vigoureuse. Les prix du lait pourraient augmenter davantage en l'absence d'une croissance importante de la production dans les principaux pays exportateurs. La production de lait devrait quand même continuer à croître dans de nombreux pays, notamment en Asie, Océanie et Amérique du Sud.

En ce qui concerne la pêche, l'affaiblissement de la demande à l'importation a provoqué une baisse des prix internationaux au cours du premier semestre 2012. Le plongeon a touché principalement les espèces d'élevage, et non les poissons sauvages comme le thon.