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Le fonds fiduciaire africain pour la sécurité alimentaire devient réalité

La Guinée équatoriale est le premier pays à contribuer, à hauteur de 30 millions de dollars, à cette initiative de l’Afrique à l’Afrique pour lutter contre la faim

Photo: ©FAO/Antonello Proto
Les agricultrices gambiennes travaillent de concert pour rentrer les récoltes
22 février 2013, Malabo/Rome - La Guinée équatoriale a fait don aujourd'hui de 30 millions de dollars à un nouveau fonds de solidarité qui vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour renforcer la sécurité alimentaire de la région.

Ce premier don accordé au Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique a été annoncé au cours d'une cérémonie en marge du troisième sommet Afrique-Amérique du Sud, à Malabo, en présence de M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

Lors d'un entretien avec M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de Guinée équatoriale, avant la signature de l'accord de don, M. Graziano da Silva a souligné combien cette contribution montre l'engagement du pays pour éradiquer la faim en Afrique.

Mme Maria Helena Semedo, Représentante régionale de la FAO en Afrique qui a signé l'accord au nom de la FAO, a ajouté: «Cette généreuse contribution de la Guinée équatoriale aide à concrétiser la volonté politique d'éradiquer la faim. J'invite d'autres nations à suivre cet exemple et à apporter à leur tour leur soutien financier.»

De l'Afrique à l'Afrique

L'objectif de ce nouveau fonds fiduciaire consiste à réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.

L'idée de ce fonds avait été lancée en avril 2012 durant la conférence régionale de la FAO organisée en République du Congo, quand le Président Denis Sassou Nguesso, hôte de la conférence, avait exhorté les nations africaines à être plus solidaires dans la lutte contre la faim.

Outre la Guinée équatoriale, d'autres pays d'Afrique ont exprimé leur intention de contribuer au fonds. L'Angola en fait partie: le Président José Eduardo dos Santos l'avait fait savoir fin janvier 2013 à M. Graziano da Silva, alors en visite à Luanda.

Le Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique cherche à compléter, et non à supplanter, l'aide au développement des donateurs d'outre-mer.

Pour commencer, il s'attachera à renforcer la résilience des familles et des collectivités rurales face aux sécheresses récurrentes et à d'autres crises, notamment dans la Corne de l'Afrique et au Sahel, en développant les actions ayant fait leurs preuves.

Géré par la FAO, ce fonds soutiendra des initiatives africaines comme le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA) de l'Union africaine pour stimuler la productivité agricole dans la région.

«Nous pouvons vaincre la faim en Afrique si nous unissons nos efforts sous l'égide des gouvernements africains et des institutions régionales, et si nous apprenons les uns des autres dans le cadre de la coopération Sud-Sud et d'autres échanges», a expliqué la Représentante régionale de la FAO.

Mme Semedo a précisé que ces efforts doivent impliquer, outre les gouvernements et des organisations internationales comme la FAO, la société civile, le secteur privé, le monde universitaire et d'autres partenaires.