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S’associer pour éliminer la faim en Afrique

L’Union africaine, la FAO et l’Institut Lula unissent leurs forces

Photo: ©African Union
Participants non étatiques à la réunion d'Addis-Abeba

29 juin 2013, Addis-Abeba - La décision d'éliminer la faim doit être prise par la société dans son ensemble. Elle ne peut relever d'une seule organisation ou d'un seul gouvernement, a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva en s'adressant aux acteurs non étatiques participant aujourd'hui à Addis Abeba (Ethiopie) à une réunion qui a donné le coup d'envoi aux débats sur une approche unifiée et sur le renforcement des partenariats afin de garantir la sécurité alimentaire en Afrique.

Plus de 150 représentants d'associations d'agriculteurs, de mouvements coopératifs, de la société civile, d'organisations non gouvernementales et du secteur privé ont pris part à cette réunion qui a souligné combien il était important que tous les secteurs participent à la lutte contre la faim dans le monde, en exhortant les gouvernements à s'engager pour son éradication en Afrique d'ici 2025.

La réunion de haut niveau est organisée conjointement par l'Union africaine, la FAO et l'Institut Lula du Brésil. Ce partenariat a été mis en place dans le but d'agir sur la volonté politique existant dans la région, en la traduisant en une  action renouvelée et coordonnée pour mettre un terme à la faim.

"Nous espérons que cette réunion nous aide à mieux coordonner et mobiliser nos efforts communs de promotion de la sécurité alimentaire", a expliqué M. Graziano da Silva, en ajoutant que la FAO soutenait les actions contre la faim pilotées par l'Afrique dans le cadre du Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA).

 Un enjeu colossal mais réalisable

L'enjeu de la faim en Afrique est colossal. L'Afrique est la seule région à avoir connu une augmentation des chiffres de la faim après 1990, a souligné M. Graziano da Silva. Mais l'Afrique peut également compter sur de nombreuses initiatives couronnées de succès. Il y a tout juste deux semaines, au siège de la FAO à Rome, nous avons félicité onze états africains pour avoir atteint, bien avant l'échéance de 2015, les buts fixés par les Objectifs du Millénaire pour le développement visant à réduire de moitié la proportion des affamés", a ajouté le Directeur général de la FAO.

Au-delà de la production

Dans ses remarques, le Directeur général de la FAO a indiqué qu'accroître la production ne suffisait pas à mettre un terme à la faim car la cause principale d'insécurité alimentaire aujourd'hui est le manque d'accès aux ressources nécessaires pour produire de la nourriture ou pour l'acheter.

M. Graziano da Silva a fait observer qu'en Afrique et dans le monde, les initiatives des pays qui associaient les mesures d'accroissement de la production des petits exploitants avec des mécanismes de protection sociale, des programmes d'espèces-contre-travail et d'autres mesures similaires portaient leurs fruits.   

Unir ses forces

Dans son allocution, M. Graziano da Silva a souligné les nombreux secteurs dans lesquels la participation des acteurs non étatiques était essentielle pour la lutte contre la faim et a réaffirmé l'engagement de la FAO à une politique d'ouverture avec ses partenaires.

"Cette réunion est le point de départ d'une approche unifiée et solidaire pour éliminer la faim en Afrique. Nous sommes conscients que la FAO ne peut agir seule. Personne ne peut agir seul, mais ensemble, nous pouvons éradiquer la faim de notre vivant", a-t-il conclu.