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Rôle primordial de l’agriculture dans la lutte contre les changements climatiques

La réduction de la faim et de la pauvreté pourrait aussi tirer profit de l’atténuation du changement climatique dû à l’agriculture

Photo: ©FAO/F. Botts
Un nouvel accord mondial sur le changement climatique devrait inclure l'agriculture
3 juin 2009, Rome - La diminution des gaz à effet de serre (GES) découlant des activités agricoles dans les pays en développement permettrait à l'agriculture de mieux affronter les aléas climatiques tout en réduisant la faim et la pauvreté, a indiqué la FAO dans une note d'orientation publiée à l'occasion des négociations sur le changement climatique qui se déroulent en ce moment à Bonn (Allemagne).

"Si l'agriculture des pays en développement est pratiquée dans une optique plus durable, elle gagne en productivité et devient plus résiliente face à l'impact des changement climatiques, ce qui permettrait donc de réduire la population sous-alimentée dans le monde (estimée actuellement à environ un milliard de personnes), et d‘offrir de meilleurs revenus et opportunités d'emplois", a déclaré M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO.

"Des millions d'agriculteurs pauvres dans le monde entier pourraient contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre",  a souligné Peter Holmgren, coordonnateur de la FAO pour les négociations des Nations Unies sur le changement climatique. "Cela requiert toutefois des investissements et des flux d'information massifs afin de convertir les pratiques agricoles non durables et de former les agriculteurs à l'atténuation. Un nouvel accord mondial sur le climat, qui sera adopté à Copenhague en décembre, se doit donc d'incorporer l'agriculture".

Les mécanismes actuels de financement mondiaux, tels que le Mécanisme de Développement Propre du Protocole de Kyoto, n'atteignent pas les paysans des pays les moins avancés, a précisé M. Holmgren. De nouveaux dispositifs plus flexibles sont indispensables pour offrir des leviers aux agriculteurs et aux petits exploitants afin qu'ils puissent participer à la réduction et l'élimination des émissions de gaz à effet de serre.

Le Mécanisme de Développement Propre pourrait, par exemple, être élargi de façon à inclure la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, des zones humides, des terres agricoles et des pâturages, afin de réaliser le plein potentiel du piégeage du carbone dans le sol et dans la biomasse piégée.

Le financement des activités de lutte contre le changement climatique dans l'agriculture des pays en développement devra être novateur et clairement scindé de l'aide publique au développement, et les différentes sources de financement exploitées de façon synergique.

L'agriculture, à la fois source et puits de GES

L'agriculture, source prépondérante de gaz à effet de serre, représente 14 pour cent des émissions mondiales, tandis que les changements d'affectation des terres (comme la déforestation) sont responsables de 17 pour cent des émissions.

De 1990 à 2005, les émissions dues à l'agriculture des pays en développement se sont accrues d'environ 30 pour cent et sont appelées à augmenter.

Or, les pratiques agricoles durables offrent des occasions importantes d'atténuer les émissions de GES tout en accroissant la productivité agricole. Le piégeage du carbone intervient en particulier par un travail réduit du sol, un meilleur aménagement des pâturages et la restauration des terres dégradées. D'autres options pour l'atténuation sont notamment une utilisation plus efficace des engrais, une meilleure gestion de l'eau et du riz, la plantation d'arbres et l'utilisation durable de la diversité zoogénétique.