FAO.org

Home > Mídias > Notícias
This article is not available in Portuguese.

Click this message to close.

Nouveaux cas humains d'influenza A(H7N9) en Chine méridionale et orientale

La FAO appelle à la vigilance dans les pays voisins

Photo: ©AFP/ImageForum/Imaginechina/QNB
Le virus continue à circuler parmi les poulets sans signes cliniques visibles

20 janvier 2014, Rome - Les cas d'infection humaine par le virus influenza A(H7N9) sont à nouveau en hausse en Chine et les prochaines festivités du Nouvel An chinois favoriseront la prolifération et l'exposition humaine, a mis en garde la FAO aujourd'hui.

A cette occasion, des déplacements de millions de personnes et de volailles sont attendus et de nombreux ménages abattront eux-mêmes leurs volailles. La FAO a invité les pays voisins à demeurer vigilants face au virus A(H7N9) et à d'autres virus de l'influenza aviaire, tels que la souche hautement pathogène H5N1.

Selon l'OMS, le nombre d'infections humaines par le virus H7N9 en Chine de l'Est et du Sud-Est a considérablement augmenté depuis fin décembre, ce qui n'est guère surprenant car les virus de l'influenza connaissent habituellement un regain d'activité durant les mois d'hiver. Jusqu'à présent, aucun autre pays n'a signalé la présence de l'influenza A(H7N9) chez l'homme, chez les animaux ou sur les marchés.

Il y a tout lieu de penser que l'infection se transmet par contact étroit avec la volaille vivante infectée, essentiellement sur les marchés d'oiseaux vivants ou lors de l'abattage à la maison. Selon l'OMS, aucune transmission interhumaine soutenue n'a été observée à ce jour. Les analyses génétiques effectuées par les centres de référence de la FAO ont révélé que le virus n'a pas sensiblement évolué depuis son apparition l'an dernier.

"Les autorités chinoises sont en train d'appliquer d'importantes mesures d'atténuation du risque d'exposition de l'homme au virus A(H7N9)", a indiqué Juan Lubroth,Vétérinaire en chef à la FAO. "Cela comprend des fermetures temporaires des marchés d'oiseaux vivants, des jours de repos réguliers, une meilleure hygiène des marchés, une surveillance renforcée et continue de l'environnement des élevages et des marchés d'oiseaux et le contrôle des mouvements de volailles".

Le risque pour l'homme demeure

"Mais les pays doivent rester sur leurs gardes car le virus continue à circuler parmi les volailles sans signes cliniques visibles. Le risque pour l'homme demeure, en particulier au cours des mois à venir, et surtout durant la période du Nouvel An chinois", a souligné M. Lubroth.

La FAO aide un certain nombre d'Etats membres, particulièrement les plus à risque, à affronter l'émergence possible du virus A(H7N9) chez les populations avicoles par des mesures de prévention et de préparation, des évaluations de risques, des plans d'urgence, le renforcement des capacités de diagnostic et une surveillance ciblée.

En Asie du Sud et du Sud-Est, avec l'appui précieux de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), la FAO a aidé les pays à mettre en œuvre dès juin dernier une surveillance animale et environnementale sur les marchés d'oiseaux vivants et dans les fermes. Des projets soutenus par la FAO sont également en cours pour aider certains pays d'Afrique à se préparer à d'éventuelles menaces d'influenza aviaire, et notamment du virus A(H7N9).

Il est essentiel d'appliquer des normes rigoureuses de biosécurité dans les fermes et les marchés, de nettoyage et de désinfection réguliers des marchés, et une surveillance ciblée dans les zones pratiquant des échanges commerciaux directs ou indirects de volailles vivantes avec des zones infectées. Si l'infection des animaux est avérée ou soupçonnée dans une zone délimitée, l'abattage systématique pourrait être envisagé pour autant qu'il se déroule sans cruauté, en dédommageant les producteurs et les négociants. 

Recommandations sanitaires 

La FAO réitère les recommandations sanitaires suivantes à l'intention des producteurs et des consommateurs:

  • Un contact étroit avec les animaux infectés est susceptible de constituer un risque pour l'homme. Étant donné que l'influenza H7N9 cause peu ou pas de signes de maladie chez les oiseaux, il est capital de délimiter les zones de vie des animaux de celles des êtres humains.
  • Consulter immédiatement un médecin en cas de fièvre après avoir été en contact avec des volailles, oiseaux d'élevage, oiseaux sauvages ou autres animaux.
  • Se laver les mains fréquemment pour tuer et éliminer les microbes tels que bactéries ou virus. Cela est impératif après avoir manipulé des oiseaux ou d'autres animaux, avant et après avoir préparé la nourriture, et avant de manger.
  • Respecter les règles élémentaires d'hygiène, à savoir: séparer la viande crue des aliments cuits ou prêts à être consommés afin d'éviter toute contamination, utiliser des ustensiles différents pour préparer la viande crue et les autres aliments (planches à découper et autres surfaces de travail, couteaux, assiettes, etc.) et laver et désinfecter toutes les surfaces et ustensiles ayant été en contact avec de la viande crue.
  • Ne consommer que de la viande bien cuite (à 70°C minimum, de façon uniforme). Les virus de l'influenza ne sont pas transmis par les aliments bien cuits. La consommation de viande crue et de plats à base de sang de volaille non cuit est une pratique à haut risque.
  • Garder les différents types de volailles et autres espèces d'animaux d'élevage dans des enclos séparés. Des cloisons, clôtures ou filets peuvent servir à séparer les espèces les unes des autres et contribuer à empêcher une éventuelle transmission.
  • Même si les oiseaux sauvages se semblent pas être à l'origine de la diffusion de l'influenza A(H7N9), il est néanmoins conseillé de limiter leur accès à la volaille ou aux autres animaux d'élevage.
  • Signaler tout animal malade ou mort aux autorités vétérinaires (ou de santé publique) locales, si possible. Sinon, avertir les chefs de la communauté. Même si à l'heure actuelle l'influenza A(H7N9) n'est pas pathogène chez la volaille, ce n'est pas le cas du virus H5N1. Il est donc important que tout signe de maladie ou de décès soudain et inexpliqué de volailles, d'oiseaux captifs ou sauvages ou d'autres animaux soit notifié aux autorités qui géreront la situation en toute sécurité pour maîtriser la propagation de toute maladie potentiellement dangereuse et limiter/empêcher tout risque d'exposition humaine.
  • Ne consommer aucun animal malade ou mort et ne le donner ni le vendre à personne. Ces animaux ne doivent en aucun cas servir de nourriture à d'autres animaux.