FAO.org

Home > Mídias > Notícias
This article is not available in Portuguese.

Click this message to close.

Intégration de l’horticulture urbaine

Au Sénégal, des experts internationaux planchent sur la culture des fruits et légumes dans les villes

Photo: ©FAO/Mamadou Gomis
Un projet de micro jardin à Dakar
7 décembre 2010, Dakar - Les urbanistes doivent faire de l'horticulture urbaine partie intégrante de leurs stratégies de développement et de planification afin de relever les défis de l'amélioration de la nutrition et de l'alimentation d'une population croissante dans un monde en urbanisation rapide, a déclaré M. Modibo Traoré, Sous-Directeur général de la FAO, au cours du Symposium international de Dakar sur l'horticulture urbaine et périurbaine. 


«Nous devons agir dès aujourd'hui afin que l'horticulture urbaine et périurbaine trouve sa place dans une politique de développement des villes plus vertes qui seront pour leurs habitants synonymes d'opportunités et d'espoir», a souligné M. Traoré.


Plus de la moitié de la population mondiale, soit 3,3 milliards d'individus, vivent aujourd'hui en zones urbaines dont un milliard dans des bidonvilles, notamment en Afrique, Asie et Amérique latine. Avec l'augmentation de la population mondiale, 3 milliards de personnes supplémentaires iront grossir les populations urbaines à l'horizon 2050.


Malnutrition infantile


L'urbanisation rapide va de pair avec des taux élevés de pauvreté et de chômage alors que le taux de malnutrition infantile est aujourd'hui fréquemment plus élevé dans les villes qu'en zone rurale, a fait observer M. Traoré.  Les fruits et légumes cultivés dans des pots, dans les arrière-cours, dans des pneus et sur des terres marginales sont, pour des millions de personnes, la plus importante source de vitamines et de micronutriments, a-t-il ajouté.


«Il est donc urgent d'intégrer l'horticulture urbaine et périurbaine et de reconnaître son rôle moteur dans les stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle», a poursuivi M. Traoré qui a également souligné l'importance pour les autorités municipales de faire en sorte que les adeptes de l'horticulture urbaine aient accès aux ressources naturelles dont ils ont besoin, à savoir la terre et l'eau.


Symposium international


Le Symposium international sur l'horticulture urbaine et périurbaine au siècle des villes se tient du 6 au 9 décembre à Dakar. Organisé conjointement par la FAO et le gouvernement du Sénégal, il rassemble plus d'une centaine d'experts en horticulture urbaine d'Afrique et d'ailleurs qui planchent sur des questions cruciales, notamment la commercialisation des légumes cultivés en zone urbaine, le retraitement des eaux usées pour l'irrigation et la sécurité alimentaire.


Ce symposium a été ouvert par le premier ministre du Sénégal, M. Souleymane Ndéné Ndiaye.


Au Sénégal, près de la moitié des fruits et légumes consommés dans les villes sont cultivés dans et autour de ces mêmes agglomérations urbaines.


Le premier ministre du Sénégal a déclaré que son gouvernement avait accordé la priorité au soutien à l'horticulture urbaine d'une part, pour ses effets sur l'amélioration de la nutrition des communautés et la création d'emplois et, d'autre part, parce qu'elle procure des ressources financières importantes aux acteurs de la filière et à l'Etat.


En 2008, l'agriculture urbaine a procuré au Sénégal des revenus de l'ordre de 400 millions de dollars.


Coopération


La FAO a été en première ligne en matière de sensibilisation aux multiples avantages qu'offre l'horticulture urbaine et périurbaine. Sa « Stratégie des villes vertes » a aidé un certain nombre de pays, notamment le Sénégal, le Burundi, le Rwanda, la République démocratique du Congo, le Guatemala et la Bolivie qui ont ainsi réussi à améliorer leur horticulture urbaine et périurbaine.


Les participants au Symposium doivent visiter mercredi un projet de micro jardin à Dakar. Ce projet est soutenu par la municipalité de Dakar, la FAO et la ville italienne de Milan dont le maire Mme Letizia Moratti s'est adressée par téléconférence aux experts réunis à Dakar. Mme Moratti a dit notamment que plus de 4000 personnes, principalement des femmes, ont bénéficié de ce projet qui a amélioré la nutrition et les revenus. A signaler aussi la présence au Symposium du maire de Dakar, M. Khalifa Sall.