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La production vivrière: une affaire de femmes

Plus de 100 contributeurs pour un nouvel ouvrage de la Banque mondiale, de la FAO et du FIDA

Photo: ©FAO/Alessandra Benedetti
Le marché de Sankayaare, au Burkina Faso
15 octobre 2008, Rome – Les femmes représentent plus de la moitié de la main-d’oeuvre agricole. Et pourtant, elles sont souvent sujettes à la discrimination, à la pauvreté et à la faim. Une nouvelle publication qui paraît aujourd’hui se penche sur la situation des femmes dans la population active rurale et la manière dont surmonter certains des principaux enjeux auxquels elles sont confrontées.

Lancé à l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales le 15 octobre, le Manuel sur la parité hommes-femmes dans le secteur de l’agriculture (Gender in Agriculture Sourcebook) examine les questions complexes que doivent affronter plus de 36 pour cent des femmes employées dans ce secteur.

S’inspirant des travaux de spécialistes de problématiques hommes-femmes de la Banque mondiale, de la FAO et du FIDA, ainsi que d’experts internationaux, le manuel entend servir de référence et d’outil pour tous ceux qui s’occupent de développement agricole.

Il montre que la participation des femmes à la conception et aux essais de nouvelles variétés agricoles, machines et outils en Afrique du Sud, au Honduras, au Népal, aux Philippines, au Rwanda et en Zambie, a accéléré les innovations et accru la productivité et les revenus.

Les femmes ont un accès limité aux ressources

“Les femmes ont, par rapport aux hommes, beaucoup moins accès aux ressources productives essentielles - terres, irrigation, technologies agricoles et services de vulgarisation. Elles ont en outre moins d’instruction et de formation, et moins de ressources financières comme le crédit”, fait remarquer Marcella Villarreal, Directrice de la FAO, Division de la parité, de l’équité et de l’emploi rural.

Au Ghana, on estime que si les femmes et les hommes jouissaient de droits égaux à la terre et que si les femmes avaient une égalité d’accès aux engrais, les profits à l’hectare doubleraient.

Au Burkina Faso, au Kenya et en Tanzanie, par exemple, offrir aux femmes chefs d’entreprise les mêmes intrants et la même éducation qu’aux hommes pourrait accroître les revenus de 20 pour cent. Et la production dans ces mêmes pays pourrait grimper de 10 à 20 pour cent en affectant équitablement aux hommes et aux femmes terre, main-d’œuvre et capital.

Une récente étude de la FAO a constaté que “la probabilité de vivre dans la misère est de 35 pour cent sur les hauts plateaux d’Éthiopie si l’on appartient à un ménage dirigé par une femme, contre seulement 8 pour cent pour un ménage traditionnel”.

Le manuel a pour vocation d’offrir aux praticiens les instruments nécessaires pour appliquer les leçons apprises, les expériences et les innovations afin de concevoir des projets agricoles qui affrontent les besoins, capacités et aspirations des femmes comme des hommes, ainsi que de leurs communautés, dans un environnement rural difficile, a souligné Yianna Lambrou, chef de l’équipe du projet de la FAO.

Fruit d’un travail de deux ans d’une centaine de contributeurs et commentateurs, le manuel est un recueil de bonnes pratiques et d’activités novatrices de toutes les régions qui ont intégré parfaitement les questions de genre dans les projets et programmes. Il résume l’expérience acquise et les outils nécessaires aux praticiens pour venir en aide aux femmes et aux hommes ruraux.

Il offre également un éclairage actualisé sur les questions de problématiques hommes-femmes dans des disciplines intersectorielles intéressant l’agriculture et le développement rural, comme les marchés agricoles, le changement climatique et la bioénergie, la finance rurale, les politiques et l’administration foncières, la gestion des ressources naturelles, les pêches et l’aquaculture, l’élevage et la foresterie.
Contact:
Alison Small
Relations presse, FAO
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(+39) 348 870 5221 (portable)