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Les inondations au Pakistan: un an après

Les petits paysans se remettent, mais ils ont encore besoin d’aide

Photo: ©FAO/Farooq Naeem
Un demi-million de ménages ont été approvisionnés en semences de blé et de légumineuses

27 juillet 2011, Rome - Les inondations qui ont frappé le Pakistan à partir de juillet 2010 ont représenté l'une des catastrophes naturelles les plus dévastatrices de notre époque, submergeant presque un cinquième du pays - soit la superficie de la Grèce - tuant 2.000 personnes, affectant 20 millions d'individus et détruisant 1,6 million de foyers.

Les dégâts provoqués à l'agriculture - qui fournit les moyens de subsistance de base de 80 pour cent de la population touchée - ont été estimés à plus de 5,1 milliards de dollars, y compris la perte de plus de deux millions d'hectares de cultures. Les régions dévastées comprenaient la province du Pendjab, grenier à blé du Pakistan, et une grande partie des terres les plus fertiles du pays.

La catastrophe s'est abattue sur le Pakistan à un moment crucial du calendrier agricole: juste avant la récolte des cultures plantées au printemps et à quelques semaines de la saison critique des semis de blé d'hiver. Les animaux d'élevage ayant survécu aux inondations ont manqué de nourriture, de soins vétérinaires et d'abris. Du fait de la disparition des sources existantes et futures de nourriture et de revenus, l'aide humanitaire fut une véritable course contre la montre pour empêcher un effet domino.

Le programme de réponse aux inondations

Un an après, ces efforts n'ont pas été vains. Aujourd'hui, grâce aux interventions de la FAO, dans le cadre du Programme international de réponse aux inondations, quelque 900 000 ménages de petits paysans, soit plus de sept millions de personnes, sont tirés d'affaire.

Près d'un demi-million de ménages ont été approvisionnés en semences de blé et de légumineuses. Cela leur a permis de produire 650 000 tonnes de blé, soit deux fois plus que les semences traditionnelles et suffisamment pour nourrir plus de quatre millions de personnes pendant au moins six mois. En outre, la famille moyenne a pu vendre près d'un tiers de sa récolte, générant ainsi 116 dollars de revenus en espèces.

Depuis le début des inondations, plus de 200 organisations ont uni leurs efforts au sein du groupe chargé du relèvement de l'agriculture - groupe dont la FAO est le chef de file - pour répondre, aux côtés de la communauté des bailleurs de fonds, aux défis immédiats et critiques.

Coûts réduits

Le coût total des interventions de la FAO en ce qui concerne le blé d'hiver s'est élevé à quelque 54 millions de dollars. S'il fallait acheter la même quantité de grains de blé sur le marché local il aurait fallu dépenser près de quatre fois plus.

D'autres interventions ont porté notamment sur l'aide aux femmes pour produire des aliments frais et nutritifs dans leurs propres jardins potagers. La FAO a fourni aux familles à titre individuel des kits de légumes, dont chacun a généré en moyenne 500 kg.

Cela a permis de faire la soudure avant la récolte de blé de la fin du printemps et les excédents de production vendus sur le marché local ont procuré de précieux revenus que les familles ont utilisés pour répondre à d'autres besoins essentiels.

Aide à l'élevage

Plus de 290 000 familles ont bénéficié de l'aide de la FAO pour leur bétail, un secteur où les femmes jouent un rôle crucial. Cela a permis de garder en vie et en bonne santé plus d'un million de têtes de bétail pendant l'hiver 2010/2011 jusqu'à ce que le fourrage vert soit de nouveau disponible.

Les familles rurales ont, en outre, bénéficié de canaux d'irrigation réparés et nettoyés dans le cadre de programmes travail contre espèces. Cela fut vital pour la récolte de blé d'hiver, ainsi que pour les cultures plantées au printemps, notamment le riz.

Une aide urgente reste nécessaire

Malgré les succès sus-mentionnés, il reste beaucoup à faire pour restaurer les moyens de subsistance en milieu rural, réduire considérablement la vulnérabilité, améliorer la production alimentaire et les revenus et accroître la résilience des communautés rurales aux chocs futurs.

Le Programme de la FAO Early Recovery nécessite 96 millions de dollars pour soutenir, durant les deux prochaines années, 430.000 ménages agricoles dans 14 districts sévèrement affectés par les inondations.