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La FAO et l’OIE dévoilent leur Stratégie globale de contrôle de la fièvre aphteuse

Photo: ©FAO/Ishara Kodikara
FAO et OIE collaborent étroitement avec les pays dans la lutte contre la fièvre aphteuse
27 juin 2012, Bangkok  - La FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) unissent leurs forces pour combattre la fièvre aphteuse à l'échelle mondiale. Elles ont présenté aujourd'hui une stratégie détaillée visant à maîtriser cette maladie dévastatrice du bétail. Lors de l'ouverture d'une conférence internationale qui s'est tenue à Bangkok avec le soutien du Ministère thaïlandais de l'agriculture et des coopératives, les deux organisations ont cependant souligné que seul un engagement solide de la part des partenaires internationaux rendrait cette stratégie possible.

Présidant la session d'ouverture de la conférence mondiale FAO/OIE de Bangkok, M. Chumpol Silpa-archa, vice Premier ministre thaïlandais, a déclaré: «La Thaïlande s'est donnée pour objectif d'éradiquer la fièvre aphteuse d'ici à 2015 dans une zone pilote de l'est du pays ainsi que dans la région couverte par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) à l'horizon 2020.» 

La FAO met en avant la nécessité d'une action collective visant à mieux contrôler la fièvre aphteuse dans les secteurs où cette maladie représente un lourd fardeau pour des millions d'éleveurs, de pastoralistes et d'opérateurs commerciaux. «Les derniers foyers de fièvre aphteuse apparus partout dans le monde  démontrent que les maladies animales n'ont pas de frontières, qu'elles peuvent avoir des répercussions dévastatrices et qu'elles exigent une réponse globale», a déclaré Hiroyuki Konuma, représentant régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique.

La fièvre aphteuse n'est pas une menace directe pour la santé de l'homme. Cependant, les opportunités commerciales manquées pour les pays touchés constituent une charge économique mondiale et un frein au développement humain.

Plus grave encore pour les éleveurs les plus pauvres dont la subsistance ne dépend souvent que de quelques animaux, la fièvre aphteuse est synonyme de disette et de ruine économique en supprimant l'unique source de revenus et de protéines issues de la viande et du lait.

Plus de 100 pays ont assisté à la réunion de Bangkok organisée par la FAO et l'OIE.

Une stratégie mondiale

«Un objectif majeur de la stratégie globale est d'assurer le contrôle de la fièvre aphteuse dans le monde entier en renforçant les Services Vétérinaires responsables du contrôle des maladies animales», a expliqué Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE. «Les effets positifs de la stratégie s'étendront très au-delà du contrôle de la fièvre aphteuse car nous avons l'occasion d'initier des actions à long terme qui amélioreront la capacité des services vétérinaires à lutter contre d'autres maladies graves du bétail. Au niveau régional, la Campagne SEACFMD (Campagne de lutte contre la fièvre aphteuse en Asie du Sud-Est et en Chine), pilotée par l'OIE/Bangkok, est considérée comme un modèle très efficace», a-t-il ajouté.

«L'éradication réussie de la peste bovine, fruit des efforts conjoints des scientifiques, des gouvernements, des bailleurs de fonds, des vétérinaires et des éleveurs, montre clairement que nous pouvons réduire et même éliminer les menaces dues aux principales maladies», a déclaré Juan Lubroth, Directeur des services vétérinaires de la FAO. «Nous pourrions appliquer à la fièvre aphteuse les enseignements obtenus et les approches adaptées, notamment en améliorant la surveillance, la coordination et le contrôle visant à réduire les foyers de fièvre aphteuse et finalement à éliminer le virus pour préserver la sécurité alimentaire, la santé animale et la santé de l'homme», a-t-il ajouté.

La Stratégie globale associe deux outils développés par la FAO et l'OIE. L'outil de l'OIE, appelé Outil PVS, est destiné à l'évaluation des performances des services vétérinaires nationaux dans le but de les mettre en conformité avec les normes de qualité de l'OIE. Des services vétérinaires fiables permettent d'assurer la qualité et la sécurité sanitaire de la production animale. Des systèmes vétérinaires solides protègent quant à eux la sécurité sanitaire des aliments, les échanges commerciaux et la santé animale et, en tant que tels, constituent un bien public mondial.

La FAO a développé pour sa part une procédure de maîtrise progressive de la fièvre aphteuse, appelée processus PCP, qui permet de guider les pays le long d'une série d'étapes progressives visant à mieux gérer les risques. La première de ces étapes est une surveillance active qui cherche à déterminer les types de souches virales circulant dans le pays et dans les zones limitrophes. Ce processus pousse constamment les pays vers une meilleure maîtrise de la fièvre aphteuse et, par la suite, vers une ouverture aux échanges commerciaux et aux marchés internationaux. Un pilier majeur du processus PCP est la coordination des efforts avec ceux des pays de la même région afin de contrôler systématiquement la maladie le long de frontières nationales poreuses.

L'objectif de la Stratégie globale de contrôle de la fièvre aphteuse est de réduire l'impact de cette maladie dans le monde en faisant reculer le nombre de foyers de fièvre aphteuse dans les pays infectés jusqu'à obtention du statut indemne, et en maintenant le statut indemne officiel des pays déjà reconnus. Avec de nombreux pays aux tous premiers stades du contrôle de la fièvre aphteuse, le processus PCP permet un suivi des progrès effectués jusqu'à l'obtention de la reconnaissance par l'OIE de leur programme national de contrôle puis de la reconnaissance de leur statut indemne, avec ou sans vaccination.

La Stratégie globale de maîtrise de la fièvre aphteuse a été préparée par la FAO et l'OIE sous l'égide du Plan-cadre mondial pour la lutte progressive contre les maladies animales transfrontalières (GF-TADs), et en concertation avec certains experts, pays et bailleurs de fonds et des organisations régionales et internationales. Un accent particulier est mis sur les régions où la maladie est endémique, notamment la plus grande partie de l'Afrique sub-saharienne, du Moyen-Orient et de l'Asie.

Cette stratégie contribue très fortement au recul de la pauvreté en multipliant les opportunités commerciales et en améliorant et préservant les revenus quotidiens du milliard d'éleveurs pauvres dont la subsistance dépend des animaux d'élevage.

Des pertes qui se comptent en milliards d'USD

Si la fièvre aphteuse est rarement fatale, la maladie peut provoquer une mortalité élevée chez les animaux nouveau-nés ou jeunes, des pertes de poids, une réduction des rendements laitiers et une baisse de la fertilité. Le coût annuel de la fièvre aphteuse dans le monde en termes de pertes de production et de prévention par la vaccination a été estimé à environ 5 milliards d'USD. Lors d'un épisode sévère survenu en 2001 au Royaume-Uni, les répercussions directes et indirectes ont été estimées à 30 milliards d'USD.

Certains foyers antérieurs avaient abouti à des bilans analogues. Ainsi, dans la province chinoise de Taïwan en 1997, une épidémie majeure a coûté 15 milliards d'USD à l'économie tandis qu'en 1993, l'Italie avait subi des pertes économiques de 130 millions d'USD.