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La FAO accueille un panel de discussion sur l’ouvrage One Billion Hungry: Can we Feed the World?

Le livre de Sir Gordon Conway sert de point de départ à une discussion sur l’élimination durable de la faim et de la malnutrition dans le monde

Photo: ©FAO/Alessia Pierdomenico
Sir Gordon Conway (à gauche) et le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva répondent aux questions de l'assistance
27 février 2013, Rome - Sir Gordon Conway a présenté aujourd'hui, au siège de la FAO, le livre qu'il vient de publier, intitulé One Billion Hungry: Can we feed the world?.

Cette présentation s'inscrivait dans le cadre d'un séminaire consacré à l'urgence d'augmenter durablement la production agricole pour nourrir la population mondiale croissante, confrontée en particulier aux enjeux du changement climatique.

La présentation de M. Conway a été suivie d'une discussion, à laquelle ont participé les responsables des trois agences des Nations Unies pour l'alimentation dont le siège est à Rome: M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, M. Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA, et Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du PAM.

Citant des données de la FAO, M. Conway a fait observer que pour satisfaire les besoins alimentaires d'une population mondiale qui augmentera d'un tiers pour atteindre les 9 milliards d'ici 2050, la production agricole devra augmenter de 60 pour cent.

Néanmoins, a expliqué M. Conway, dans les pays en développement, cette hausse devra être encore supérieure. Dans certains cas, la production devra même doubler dans les zones où de petites exploitations agricoles nourriront les populations les plus pauvres au monde.

Outre le problème endémique de la faim, «le chiffre vraiment choquant, c'est que 180 millions d'enfants de taille insuffisante pour leur âge, souffrant de retards de croissance, pourraient devenir aveugles et mourir. Ce chiffre, nous devrions en avoir honte», s'est indigné M. Conway.

«La solution, c'est l'agriculture, qui se distingue par une productivité élevée, une stabilité élevée, une résilience élevée, et une équité élevée - en d'autres termes le partage des produits est élevé.»

Sur ce point, M. Conway s'inspire, comme il l'a indiqué, de l'approche Produire plus avec moins de la FAO.

Pour atteindre ces objectifs, quatre éléments sont nécessaires, d'après M. Conway: l'innovation, des marchés, des hommes et des femmes, et une direction politique.

M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a ensuite estimé avec optimisme que réunir tous ces critères est possible mais seulement sous certaines conditions: appliquer les principes Produire plus avec moins; placer l'agriculture paysane au centre des efforts mondiaux; instaurer un système de gouvernance internationale plus efficace en matière de sécurité alimentaire; encourager les agriculteurs à se regrouper au sein de coopératives et de partenariats public-privé; enfin, lier l'élimination de la faim à celle de la pauvreté.

«Aujourd'hui, si les gens ne mangent pas à leur faim, ce n'est pas parce qu'on manque de nourriture. Nous produisons assez d'aliments pour tous. Nous jetons un tiers de la nourriture que nous produisons. Les gens ont faim quand ils ne peuvent pas acheter la nourriture ou la produire eux-mêmes», a encore expliqué M. Graziano da Silva.

Et de constater que l'élimination de la faim doit relever d'une décision politique qui appartient à la société dans son ensemble, la décision de faire de la faim une affaire révolue. Cette responsabilité n'incombe pas à un gouvernement, une ONG ou un organisme seul. Elle doit être assumée collectivement.

Le Président du FIDA M. Nwanze a, quant à lui, déclaré: «Je me réjouis en particulier que Sir Gordon reconnaisse que les agriculteurs des pays en développement sont ‘compétents, cultivés et souvent très innovants'.

«J'ai pu constater la capacité des populations rurales pauvres à transformer leur exploitation, leur vie et leur collectivité», a poursuivi M. Nwanze, ajoutant que «nourrir les populations futures dépendra d'un développement durable respectueux des conditions locales, qu'elles soient environnementales ou culturelles, pour que les terres ne soient pas dégradées ou la base de ressources épuisée.»

La Directrice exécutive du PAM a remercié M. Conway de sa contribution à la lutte contre la faim - une contribution qui donne de l'espoir. «Il y a là la reconnaissance d'une marche à suivre qui ne suggère pas une méthode unique, quelle qu'elle soit, pour éliminer la faim, a commenté Mme Cousin.

«Tous les domaines seront sollicités. Cela passera par la législation commerciale, les semences, notre manière d'aborder l'égalité hommes-femmes et l'innovation. Un ensemble de tâches considérables doit être accompli pour que nous puissons éliminer la faim».

Mme Cousin et les autres participants au panel ont convenu qu'il faudra tous s'atteler à la tâche pour vaincre la faim collectivement.

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Sir Gordon Conway est Professeur en Développement international et responsable du programme Agriculture for Impact de l'Imperial College de Londres, programme qui plaide pour un soutien renforcé des pouvoirs publics européens au développement agricole de l'Afrique subsaharienne.