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Mozambique: Améliorer les semences pour de meilleures récoltes

La FAO et l’Union européenne consolident le secteur semencier du Mozambique

Photo: ©FAO/Paballo Thekiso
Paulo Calção a rentré une bonne récolte.
28 décembre 2011, Rome - La FAO a aidé le Mozambique à intensifier sa production de semences de qualité dans le but d'accroître les rendements, facteur crucial pour exploiter le vaste potentiel agricole du pays.

"Pour accroître la production agricole d'un pays dont les rendements sont parmi les plus faibles au monde, il faut commencer par doper la productivité", soutient José da Graça, qui coordonne l'effort de la FAO au Mozambique financé par l'Union européenne, expliquant l'aide prioritaire de la FAO à la filière semencière.

Le Mozambique pourrait nourrir sa population grâce à ses vastes ressources en terres et en eau, en grande partie inexploitées.

Cependant, suite à la flambée mondiale des prix alimentaires en 2007-2008, les prix locaux des aliments se sont envolés à plusieurs reprises, souligne Mahomed Valá, Directeur national des Services agraires (DNSA) au Ministère de l'agriculture (MINAG). Il est donc "devenu crucial d'accroître la production", dit-il.

Plus et mieux

En 2008, l'Union européenne (EU) a lancé son initiative de "Facilité alimentaire" dotée d'une enveloppe d'un milliard d'euros destinée à lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires dans le monde. Sur ce montant, 7,3 millions d'euros ont été destinés au Mozambique, où l'Europe est alliée à la FAO pour doper l'agriculture en renforçant le secteur semencier national.

Dans le cadre du projet de deux ans de la Facilité alimentaire de l'UE (EUFF), la FAO a travaillé avec 15 sociétés semencières et quelque 1 000 petits cultivateurs de semences pour stimuler la production locale de semences dans sept des onze provinces du Mozambique. Selon les estimations, 3 500 tonnes de semences certifiées de maïs, riz, haricots, soja et tournesol ont été cultivées.

La FAO s'est appliquée à produire non seulement davantage de semences, mais aussi de meilleure qualité- tout en aidant le gouvernement à améliorer ses capacités de contrôle de la qualité des semences arrivant sur le marché. A l'heure actuelle, cinq laboratoires semenciers sont en train d'être remis en état, tandis qu'environ 300 agents techniques - dont des vulgarisateurs du Ministère de l'agriculture du Mozambique- reçoivent une formation en contrôle qualité des semences conformément aux normes régionales.

Bonne récolte

Par ailleurs, quelque 25 000 petits exploitants ont reçu une aide directe pour accroître la production des cultures de base avec près de 1 000 tonnes de semences de maïs et de riz, ainsi que des engrais et des outils à des prix subventionnés durant deux campagnes consécutives.

L'agriculteur Paulo Calção, de Mussacumbira (province de Manica) dans la partie centrale du Mozambique, dit que grâce à cette aide, il a rentré une bonne récolte. Occupé à cribler et à ensacher son maïs, il annonce en avoir cultivé 2 800 kg sur une parcelle d'un peu plus d'un demi-hectare.

M. Calção continuera à utiliser des semences améliorées, ajoute-t-il, même en cas d'interruption des subventions.

En tout, les 25 000 agriculteurs ayant reçu une aide du programme de bons de la FAO  ont produit environ 90 000 tonnes de maïs et de riz, grâce aux variétés améliorées de semences et aux engrais,


Priorité

Les gains dérivant du projet FAO parrainé par l'UE sont importants- même si la plupart des petits exploitants -quelque quatre millions- continuent à avoir besoin d'une aide. Il faut bien plus encore pour compenser le déficit annuel du Mozambique qui s'élève à environ un million de tonnes de nourriture.

Néanmoins, la situation dans les campagnes est bien différente des années 1990, lorsque la plupart des agriculteurs étaient tributaires de l'aide extérieure, alors que le pays émergeait tout juste d'une guerre civile longue et acharnée, rappelle Mahomed Valá.

La production de semences améliorées continuera d'être une priorité pour le gouvernement, dit-il. "Au moins 15 pour cent de nos agriculteurs devraient avoir accès à des semences de qualité en l'espace de cinq à six ans", affirme-t-il.

Dans un pays où seulement 10 pour cent des terres arables sont cultivées et où la plupart des agriculteurs utilisent encore des semences « bas de gamme », ce sera là une des clés pour libérer le potentiel agricole du Mozambique.