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Nouveau partenariat pour réduire les émissions de bromure de méthyle à des fins de quarantaine

Ce gaz nocif pour la couche d'ozone est toujours utilisé contre les ravageurs des végétaux; le nouveau protocole d'entente promeut de meilleures pratiques

Photo courtesy of UNEP
De gauche à droite: Yukio Yokoi (CIPV) et Marco Gonzalez (Secrétariat de l'ozone) signent le protocole d'accord

14 novembre 2012, Rome - La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) dont le siège se trouve à la FAO et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) vont unir leurs forces pour aider les pays à mieux gérer l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle des parasites et des maladies.

Dans un nouveau protocole d'accord signé aujourd'hui, la CIPV et le Secrétariat de l'ozone du PNUE s'engagent à travailler en étroite collaboration pour promouvoir une plus large application des recommandations existantes concernant le bromure de méthyle. Ils s'engagent aussi à soutenir les efforts visant à développer des traitements phytosanitaires alternatifs pour, le cas échéant, le remplacer.

Pendant des décennies, le bromure de méthyle a constitué un outil puissant de lutte contre la propagation transfrontalière des maladies et des parasites des végétaux, qui peuvent avoir de graves conséquences pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et le commerce.

Le bromure de méthyle est extrêmement dommageable pour la couche d'ozone qui protège le globe terrestre. En 1991, il a été ajouté à la liste des substances réglementées par le Protocole de Montréal, l'accord international mis en place pour éliminer progressivement l'utilisation des technologies nuisibles pour la couche d'ozone.

Le protocole déconseille l'utilisation du bromure de méthyle pour lutter, au cours de la production, contre les ravageurs et les maladies à des fins autres que la quarantaine, mais il fait une exception pour son utilisation comme traitement phytosanitaire de quarantaine, compte tenu de son efficacité pour stopper les ravageurs et les maladies.

Là où les alternatives à l'utilisation du bromure de méthyle à des fins de quarantaine n'existent pas ou ne sont pas réalisables, une recommandation de la Commission sur les mesures phytosanitaires de la CIPV encourage les meilleures pratiques de fumigation (c'est-à-dire celles qui limitent les émissions indésirables) et appelle à l'abandon dans la mesure du possible du bromure de méthyle grâce au développement de nouveaux traitements alternatifs.

Pour cela, les services de protection des plantes ont besoin d'informations et de pouvoir accéder à des traitements alternatifs qui soient abordables, efficaces et adaptés à leurs besoins spécifiques.

Pour atteindre ces objectifs, le protocole d'entente passé aujourd'hui devra :

  • renforcer la collecte d'informations sur la façon dont le bromure de méthyle est actuellement utilisé afin d'identifier les possibilités de recours à des mesures alternatives;
  • améliorer la coordination régionale et internationale en matière de gestion du bromure de méthyle;
  • favoriser les échanges d'information et la recherche coopérative visant à réduire les émissions de ce gaz et développer d'autres traitements phytosanitaires;
  • promouvoir les meilleures pratiques de fumigation afin de minimiser les émissions de bromure de méthyle et encourager une plus large utilisation des technologies de recyclage et de récupération du gaz.

Le bromure de méthyle en bref

C'est un gaz incolore à la température ambiante. Il est présent dans la nature ou peut être obtenu en laboratoire. On estime que les organismes marins produisent 1 à 2 milliards de kilogrammes de ce gaz chaque année. Le bromure de méthyle est également relâché en faibles quantités par certaines plantes terrestres. Pour des utilisations agricoles et industrielles, il est fabriqué par réaction chimique du méthanol avec du bromure d'hydrogène.

Le bromure de méthyle a de puissantes propriétés insecticides, fongicides et herbicides. Depuis les années 50, il a été largement utilisé dans le monde pour lutter contre un certain nombre de parasites qui attaquent une vaste gamme de végétaux et de produits ligneux, et il est particulièrement important pour des raisons phytosanitaires dans les traitements à des fins de quarantaine.

Lorsqu'il est utilisé à des fins de fumigation, le bromure de méthyle est appliqué à des concentrations qui sont extrêmement toxiques non seulement pour les insectes mais aussi pour l'homme. Toutefois, s'il est correctement manipulé, les risques pour la santé humaine peuvent être gérés. Mais c'est le rôle du gaz dans l'appauvrissement de la couche d'ozone qui a suscité le plus d'inquiétude.

En 1991, le bromure de méthyle a été identifié par le Protocole de Montréal comme un contributeur à l'appauvrissement de la couche d'ozone. Toutefois, le protocole autorise l'utilisation du bromure de méthyle à des fins de quarantaine. A condition que le traitement soit effectué ou autorisé par une autorité nationale pour la protection des plantes, des animaux ou de l'environnement ou par des services officiels sanitaires. En outre, le traitement doit cibler, à des fins de quarantaine, des nuisibles qui représentent une menace potentielle de taille pour la destination d'exportation.

Ces fumigations à des fins de quarantaine peuvent avoir lieu soit dans des fermes soit dans des installations centrales de traitement ou dans des silos ou entrepôts pour des produits tels que les équipements de construction et les machines agricoles, les fleurs fraîches et les bulbes, les graines et céréales, le foin, la paille, le coton, les fruits périssables et les produits ligneux.

Les fumigations effectuées au cours de la production à des fins autres que la quarantaine ne sont pas exemptées par le Protocole de Montréal et, de ce fait, l'utilisation du bromure de méthyle a connu une baisse constante au cours de la dernière décennie.