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Un appel de M. Diouf pour renforcer la sécurité alimentaire mondiale

Le Directeur général de la FAO s'adresse au Forum céréalier de Saint-Pétersbourg

Photo: ©FAO
Une part plus importante de l'aide au développement doit aller à l'agriculture

6 juin, 2009, Saint-Pétersbourg - M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a préconisé aujourd'hui le renforcement du système planétaire de gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale. Quant aux aspects du commerce international ayant entraîné un surcroît de faim et de pauvreté, il a souligné la nécessité de les changer.

"Nous devons construire un système de gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale plus cohérent et plus effectif; nous devons corriger les politiques et le système international d'échanges qui ont entraîné une aggravation de la faim et de la pauvreté", a dit notamment M. Diouf.

Le Directeur général de la FAO a lancé cet appel lors de l'ouverture du Forum céréalier mondial ce jour à Saint-Pétersbourg en présence de hauts responsables russes et de ministres de l'agriculture de plus de 50 pays.

Le Président Dmitri Anatolievitch Medvedev participe à cette importante réunion de deux jours, axée sur la sécurité alimentaire mondiale et le marché céréalier mondial, et qui avait été proposée par la Fédération de Russie lors du Sommet du G8 en juillet dernier au Japon.

Le temps de l'action

"Ce qui est important aujourd'hui c'est de réaliser que le temps des paroles est désormais révolu", a dit M. Diouf aux participants au Forum. "Le moment est venu de passer à l'action. La crise alimentaire nous a appris que pour vaincre la faim, nous devons nous concentrer sur ses causes profondes et cesser de nous occuper des conséquences des erreurs du passé."

"La hausse des prix alimentaires a commencé en 2006, s'est accélérée en 2007 et a atteint un sommet en juin 2008. Cela signifie qu'en deux ans seulement, les prix internationaux des produits alimentaires de base ont augmenté d'environ 60 pour cent alors que ceux des céréales doublaient", a rappelé M. Diouf.

Et M. Diouf de faire observer que les prix moyens des denrées alimentaires sont toujours 17 pour cent plus élevés qu'en 2006 et 24 pour cent de plus qu'en 2005. Quant au rapport stock/utilisation des céréales, il était de 20,2 pour cent en 2007/08, soit son plus bas niveau en 30 ans.

115 millions d'affamés en plus

Selon la FAO, la flambée des prix alimentaires a fait grimper de 115 millions le nombre d'affamés dans le monde.

Les premiers résultats de travaux entrepris par la FAO montrent que la crise économique et financière pourrait pousser quelque 100 millions de personnes de plus dans une situation de faim chronique, a indiqué M. Diouf, tout en précisant qu'un milliard de personnes ont faim, soit 15 pour cent de la population mondiale.

Depuis le mois dernier, 31 pays se trouvent dans une situation de crise alimentaire nécessitant une aide d'urgence. Parmi ces pays, une vingtaine sont en Afrique, neuf en Asie et au Moyen-Orient et deux en Amérique centrale et les Caraïbes. 

Une part plus importante de l'aide au développement pour l'agriculture

"Cela est inacceptable. Comment peut-on expliquer à des gens sensés et de bonne volonté une telle situation dramatique dans un monde où les ressources internationales abondent et alors que des trillions de dollars sont dépensés pour stimuler l'économie mondiale?", s'est interrogé M. Diouf.

Le Directeur général de la FAO a appelé à mobiliser une part plus importante de l'aide au développement pour les pays en développement afin d'augmenter leur production agricole. A cet égard, il convient d'investir dans les infrastructures rurales, de garantir l'accès aux intrants modernes et de faire bénéficier les petits paysans d'institutions de soutien appropriées.