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Les agriculteurs de République centrafricaine ont besoin d'une aide d'urgence pour les semis

Course contre la montre pour conjurer une crise alimentaire de grande envergure

Photo: ©FAO/J. Swolfs
La FAO distribue des semences et des outils aux personnes déplacées dans les camps

12 février 2014, Rome – Des semences et outils essentiels doivent être livrés d'urgence aux agriculteurs de la République centrafricaine en vue de la campagne des semis qui démarrera en mars afin de conjurer une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée, a déclaré la FAO aujourd'hui.

Quelque 1,6 million d'habitants – soit plus d'un tiers de la population – ont déjà besoin d'une aide alimentaire absolument vitale dans le pays en proie aux conflits qui ont contraint une personne sur cinq à abandonner son logement.

"Les conflits civils menacent des millions de personnes d'une crise alimentaire et nutritionnelle de grande envergure", a déclaré Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en République centrafricaine. "La situation est de plus en plus préoccupante dans la capitale Bangui, mais plus grave encore dans le reste du pays.

"La campagne de semis principale approche à grands pas et les agriculteurs doivent commencer à nettoyer et préparer leurs terres dès maintenant pour être en mesure de semer au cours des prochaines semaines".

Le succès de la campagne principale d'ensemencement le mois prochain au centre et au sud, suivie de la campagne principale de semis en mai au nord, pourrait être décisif pour la sécurité alimentaire du pays, où la petite agriculture fait vivre quelque 75 pour cent de la population, a souligné M. Bonte.

Pour autant, environ 95 pour cent des communautés ont signalé ne pas avoir suffisamment de semences pour la prochaine campagne agricole.

"Si nous distribuons des semences et des outils aux agriculteurs déplacés à quelques kilomètres de leurs villages, ils pourront retourner aux champs à temps pour les semis à condition que la situation sécuritaire le permette, tandis que d'autres sèmeront autour de leurs camps", a expliqué M. Bonte.

Les réserves alimentaires de la République centrafricaine sont presque épuisées, compte tenu des faibles niveaux de la production en 2013 qui a brusquement chuté après le début des troubles intérieurs en décembre 2012.

"La crise actuelle est aggravée par une situation de malnutrition chronique généralisée et d'extrême pauvreté", a indiqué M. Bonte. "Les personnes qui consommaient deux ou trois repas par jour avant le déclenchement des conflits en sont désormais réduites, dans le meilleur des cas, à un seul".

Mobiliser 37 millions de dollars

La FAO a déjà dégagé des fonds pour distribuer des semences et outils à 40 000 des 150 000 familles agricoles ciblées dans le Plan révisé de réponse stratégique publié le mois dernier par des organismes des Nations Unies et des organisations non gouvernementales.

Des contributions sont jusqu'à présent parvenues du Fonds de solidarité pour l'Afrique, de la Belgique, du Fonds central d'intervention d'urgence, de la Suède et des Etats-Unis, ainsi que des propres mécanismes de financement de la FAO.

Toutefois, l'Organisation sollicite encore 37 millions de dollars en faveur des 110 000 ménages restants, ainsi que pour sauvegarder et rebâtir les moyens d'existence de toutes les familles agricoles ciblées tout au long de l'année 2014.

La FAO a également entamé la distribution de semences et outils aux personnes déplacées dans les camps aux abords de Bangui, afin qu'elles puissent semer des légumes à récolter dans six à huit semaines.

Par ailleurs, l'Organisation s'emploie à remettre en état les installations de stockage, à promouvoir les activités d'argent-contre-travail et à soutenir les groupes de femmes vulnérables, par exemple grâce au microcrédit. En achetant les semences produites par ces groupes, la FAO leur permettra de réinvestir les recettes dans leurs fonds de crédit et d'épargne.

En 2014, la FAO poursuivra ses efforts pour accroître la production locale de semences et en garantir la disponibilité sur les marchés, contribuant ainsi à relancer les économies des ménages et des communautés.

Au total, quelque 2,5 millions de personnes en République Centrafricaine ont besoin d'une aide humanitaire immédiate.