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Il faut innover dans la gestion de l’eau pour alimenter les villes

A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, la FAO souligne la nécessité de garantir l’approvisionnement en eau des populations urbaines

Photo: ©FAO/G. Napolitano
La croissance de l'agriculture urbaine et périurbaine se traduit par une demande accrue d'eau pour l'irrigation

22 mars 2011, Rome - A mesure que les rangs des populations urbaines de la planète continuent à gonfler, le recours à des approches novatrices pour assurer un approvisionnement adéquat et sûr aux citadins des pays en développement se fait sentir avec une urgence grandissante, indique la FAO aujourd'hui.

"Au cours des vingt prochaines années, 60 pour cent de la population mondiale vivra dans les villes, et l'essentiel de l'expansion urbaine aura lieu dans le monde en développement. L'accès à une alimentation nutritive et abordable aux plus pauvres est en train de se dessiner comme un véritable enjeu", souligne Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles.

Les besoins d'eau des populations urbaines pour boire, se laver et cuisiner augmenteront et une demande accrue de nourriture entraîne une demande accrue d'eau pour le développement des marchés, des agroindustries et la transformation des aliments. Or, la croissance de l'agriculture urbaine et périurbaine se traduit également par une demande accrue d'eau pour l'irrigation.

Cette série de pressions exercées sur les réseaux d'eau urbains requiert des scénarios non conventionnels pour créer des villes plus résilientes, ajoute M. Mueller.

Par exemple, la collecte de l'eau de pluie dans les villes offre de vastes possibilités pour l'agriculture urbaine mais reste encore à ce jour relativement inexploitée.

Pendant ce temps, de bonnes pratiques agricoles et forestières peuvent contribuer à un aménagement rationnel des bassins versants, à sauvegarder les captages d'eau et à réduire les ruissellements et les inondations dans les villes, ce qui revêt une importance grandissante face aux modifications du climat et à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes.

Recycler l'eau pour lutter contre la faim urbaine

Les citadins, qui doivent acheter leur nourriture au lieu de la cultiver, sont particulièrement vulnérables au renchérissement des denrées alimentaires de base, notamment dans les pays en développement.

Nombreux sont les citadins à faible revenu qui ont recours depuis longtemps à des potagers d'arrière-cour ou à des basses-cour pour arrondir leurs fins de mois et nourrir leurs familles. Et compte tenu de la volatilité actuelle des prix alimentaires, nous assistons au retour de ces pratiques traditionnelles de culture en milieu urbain.

Une question clé, selon la FAO, est le développement de l'agriculture urbaine et périurbaine de façon sûre et durable afin qu'elle soit en mesure de contribuer davantage aux besoins des populations urbaines tout en s'occupant des goulets d'étranglement liés aux ressources.

Les pénuries d'eau d'irrigation dans et autour des villes et un intérêt accru pour l'agriculture urbaine ont mis en lumière le potentiel de réutilisation de l'eau dans les environnements urbains.

"A l'heure actuelle, les agriculteurs et les villes se disputent l'eau. Les villes utilisent l'eau avant de la rejeter en polluant l'environnement. Il serait beaucoup plus logique de traiter et de réutiliser l'eau des villes dans l'agriculture", selon Javier Mateo-Sagasta, spécialiste à la division des eaux de la FAO.

Cela permettrait ainsi de remédier aux pénuries d'eau et de libérer la précieuse ressource pour les producteurs vivriers urbains et périurbains, qui non seulement économiseraient sur leurs achats d'eau mais aussi d'engrais, étant donné que les eaux usées traitées sont riches en nutriments.

La FAO travaille avec ses Etats membres pour étudier diverses possibilités de recyclage de l'eau, tout en garantissant son traitement et sa gestion en toute sécurité pour la production vivrière.

Dans les zones de fortes pénuries d'eau, certaines villes sont déjà en train d'effectuer ce changement de cap. En Tunisie, où les infrastructures de traitement de l'eau sont bien établies, 30-43 % des eaux usées purifiées servent à l'irrigation des cultures et des sites naturels.

Les agriculteurs de la vallée de Tula, en aval de Mexico City, irriguent 90 000 hectares de terres en utilisant 1 500 millions de m3 d'eaux usées par an. Bien que les eaux usées soient soumises à une certaine forme de purification naturelle durant le transport, il est prévu de construire six stations d'épuration pour affronter les questions de sécurité sanitaire des aliments.

Au Sénégal, la FAO travaille avec l'agence d'assainissement de la ville de Dakar à un projet qui fournira les effluents de deux stations d'épuration aux districts d'irrigation urbaine, et les agriculteurs locaux reçoivent une formation aux meilleures pratiques pour garantir des aliments sûrs.

Les avantages des petits potagers

L'agriculture urbaine accroît la disponibilité d'aliments sains et abordables - généralement fruits frais, légumes, oeufs et produits laitiers - pour d'autres consommateurs, car la production excédentaire est vendue aux voisins.

Le Programme de la FAO pour des villes plus vertes soutient l'agriculture urbaine et périurbaine pour veiller à une meilleure sécurité alimentaire et à la diversification de l'alimentation des ménages urbains.