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Petit poisson deviendra grand
Avec un petit investissement et beaucoup de travail, on obtient de bons résultats
En 2001, la Shahadra's Gandhi Leprosy Society s'est associée au South Metropolitan Rotarian Club de New Delhi et a présenté à la FAO une proposition pour un autre projet: une exploitation piscicole.

Un petit investissement de 4 000 dollars par la Campagne TeleFood de la FAO a financé un puits et une pompe, 50 000 alevins pour démarrer l'opération, une année d'aliments pour poisson et quelques autres intrants.

TeleFood est une campagne de la FAO qui organise des manifestations internationales pour la collecte de fonds et investit directement les recettes dans de petits projets autonomes pour aider les familles souffrant d'insécurité alimentaire, comme celles de Shahadra, à produire de la nourriture.

Le Rotary a complété la contribution de TeleFood, payant du matériel supplémentaire et quelques coûts de construction, et les membres de l'Association ont mis la main à la pâte et ont creusé les étangs à poisson.

Deux ans et demi après sa première récolte en octobre 2001, l'Association continue à cultiver plusieurs variétés de poisson, y compris le magur (Clarias batrachus), le rohu (Labeo rohita), le bhakur (Catla catla), le mrigal (Cirrhinus cirrhosus), la carpe commune (Cyprinus carpio carpio) et la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idella).

Ganysham Singh, expert d'aquaculture à la retraite, ancien préposé au bureau de surveillance de la pêche à New Delhi, aide l'Association à gérer l'exploitation.

Les décisions des périodes de récolte et de vente du poisson sont prises en fonction de l'importance de la récolte et des conditions du marché local.

Lorsque les prix grimpent, l'Association appelle un négociant qui vient prendre les poissons et les transporte à New Delhi pour les vendre.

"Si nous les vendions nous-mêmes au marché, nous obtiendrions 23-24 roupies au kg, déduction faite des frais de transport et de stand au marché", explique Surinder Singh, 25 ans, un membre de la coopérative qui s'occupe de l'étang et de la ferme.

Le groupe prend environ 35 roupies (0,79 dollar) le kilo du vendeur, mais le prix peut augmenter occasionnellement et arriver jusqu'à 60 roupies le kg.

L'Association gagne quelque 500 000 roupies par an (un peu plus de 11 000 dollars) avec l'exploitation piscicole.

La moitié de cet argent est réinvestie dans d'autres projets, et les familles qui ont des membres malades ou handicapés reçoivent une ration gratuite de poisson, tandis que les voisins peuvent l'acheter à moitié prix.

Effet multiplicateur

En trois ans, le projet d'aquaculture de la coopérative a si bien marché que le groupe a pu réinvestir ses bénéfices dans un autre projet: une ferme avicole.

"Quand ils ont vu que la ferme et la pêche pouvaient apporter de meilleurs revenus, les jeunes ont décidé que nous devions construire un poulailler", explique Aththan, 58 ans, l'un des premiers habitants de la colonie qui, cette année, a été élu président du Conseil de l'Association.

La coopérative a mis de côté environ 8 500 roupies sur la vente du poisson et a soumis son idée au Rotary, explique-t-il, qui a décidé de contribuer.

Selon Aththan, le groupe espère économiser jusqu'à 1 000 roupies par mois et par personne grâce au poulailler.

"Maintenant, les jeunes sont pleins de projets", dit-il, désignant Satayan Das, 35  ans, le secrétaire de l'Association et un des moteurs des projets.

"Nous cherchons toujours à nous améliorer", dit M. Das. "Nous voudrions créer un verger et ouvrir de petites échoppes. Mais ce n'est pas facile, surtout pour les aspects techniques. Il nous faut davantage de connaissances et de formation."

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"Nous n'avons plus faim"

Petit poisson deviendra grand

Effet de vague

Reportage photographique

Raghu Rai/Magnum Photos pour la FAO

La moitié des recettes provenant du poisson est réinvestie dans les projets de la coopérative. Les familles ayant des membres malades ou handicapés reçoivent une ration gratuite de poisson, et les voisins le payent moitié prix.

FAO/G. Kourous

Avec les recettes de la vente du poisson, l'Association construit un poulailler. "Nous cherchons toujours à nous améliorer", dit Satyan Das. "Mais ce n'est pas facile, surtout les aspects techniques. Il nous faut davantage de connaissances et de formation."

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