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Solution piquante pour conjurer la menace des éléphants maraudeurs au Ghana
Du piment pour tenir les éléphants à l'écart des fermes
17 décembre 2004, Rome - Le piment s'est avéré une mesure efficace et peu coûteuse pour dissuader les éléphants vivant dans le Parc national de Kakum (Ghana) de saccager les fermes et les cultures alentour, a annoncé aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Dans le cadre d'un projet de la FAO et de Conservation International, le gouvernement du Ghana s'efforce d'apaiser les affrontements entre les éléphants du Parc national de Kakum et les agriculteurs vivant à la lisière du parc et pratiquant l'agriculture de subsistance et de rente. Car les cultures dont dépendent les populations pour vivre attirent aussi les éléphants affamés.

"Une technique aussi simple que pendre un morceau de tissu imbibé de piment fort autour des exploitations a été testée avec succès", a expliqué Peter Lowe, Spécialiste de la conservation des forêts à la FAO.

"Par le passé, les agriculteurs ont essuyé de graves dégâts aux cultures provoqués par les pachydermes. Grâce à ce projet, leur sécurité alimentaire s'est améliorée et ils peuvent continuer à cohabiter avec les éléphants", ajoute-t-il.

Conflits animaux-agriculteurs

Le Parc national de Kakum au centre du Ghana abrite des populations isolées de plusieurs espèces en danger d'extinction, y compris l'éléphant de la forêt. Environ 250 à 300 éléphants vivent dans le parc, qui détient un potentiel important pour le développement de l'écotourisme.

Tout autour du parc, dans un rayon de 5 km, quelque 40 communautés regroupant 600 ménages vivent de l'agriculture. Les exploitations se trouvant sur des terres qui autrefois faisaient partie de l'habitat naturel des éléphants, les cultures plantées en bordure du parc attirent les pachydermes qui s'égarent.

Les assauts des éléphants sont particulièrement graves juste avant la récolte, qu'ils peuvent détruire complètement en l'espace d'une nuit. Les principales cultures vivrières concernées sont le maïs, le manioc, le taro, le plantain, l'igname et la canne à sucre.

Les pertes de récolte ont fait monter l'hostilité des villageois à la fois envers les éléphants et l'idée de protéger le parc national. Certains, au comble de l'exaspération, en sont arrivés à faire la loi eux-mêmes et à abattre les éléphants, mettant en danger les populations sauvages de la zone de conservation.

Du tissu enduit de piment

Pour protéger les éléphants du braconnage et les agriculteurs des saccages, la FAO et Conservation International ont présenté aux villageois une technique simple: des morceaux de tissu imprégnés de piment pour éloigner les éléphants.

On enduit le tissu de graisse ou d'huile mélangée à de la poudre de piment rouge. On le pend ensuite sur un fil tout autour des fermes. Comme les éléphants ont un odorat très développé et ont horreur du piment, cela suffit à les dissuader de pénétrer sur les terres agricoles.

"C'est une méthode très simple et peu coûteuse que de nombreux agriculteurs de cette zone veulent absolument adopter", explique Yaw Osei-Owusi de Conservation International, Directeur national du projet chargé de l'exécution des activités sur le terrain.

Inventée au Zimbabwe, la technique est plus économique que l'installation et l'entretien de clôtures électriques, et plus facile et plus rapide que les méthodes traditionnelles comme l'allumage de feux ou les roulements de tambour.

Contact:
Maria Kruse
Relations médias, FAO
maria.kruse@fao.org
(+39) 06 570 56524

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Maria Kruse
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maria.kruse@fao.org
(+39) 06 570 56524

FAO/4811/G. Tortoli

Les éléphants du parc national de Kakum sont attirés par les cultures alentour

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Du piment pour tenir les éléphants à l'écart des fermes
Grâce à un projet de la FAO et de Conservation International, les éléphants du Parc national de Kakum, au Ghana, sont tenus à l'écart des cultures par de morceaux de tissu imprégnés de piment
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