FAO :: Salle de presse :: Projets sur le terr… :: 2007 :: Le secteur privé af… :: La FAO en zone dang…
La FAO en zone dangereuse
Herat, Afghanistan – "Oui, vous pouvez tout à fait organiser un atelier dans un hôtel de la ville; mais il faut nous prévenir à l’avance et prévoir de payer quatre à six gardes armés pour boucler l’accès à la zone".

Le responsable de la sécurité des Nations Unies répond ainsi au conseiller technique de la FAO Samuel Kugbei durant un briefing dans l’enceinte fortifiée de l’ONU à Herat. L’atelier en question est une activité de développement type pour le projet de développement FAO-UE du secteur des semences d’une valeur de 10 millions d’euros. Malheureusement, l’Afghanistan n’a rien d’un pays type.

Le régime taliban évincé du pouvoir combat les forces du gouvernement afghan et les troupes de l’OTAN. La capitale Kaboul ressemble à un camp armé. Les attentats suicides ne font qu’augmenter et les enlèvements sont monnaie courante.

Comment un organisme de développement comme la FAO peut-elle administrer avec efficacité et en toute sécurité son programme afghan d’une valeur de 17 millions de dollars par an, qui employe 400 agents et opère dans des secteurs comme l’élevage, la production laitière, l’irrigation et la sécurité alimentaire, et ce, jusque dans les zones rurales les plus reculées du pays?

"La FAO est bien acceptée dans les provinces et les villages grâce à sa présence de longue date", affirme depuis son bureau de Kaboul Tekeste Ghebray Tekie, Représentant de la FAO. "Nous n’avons pas rencontré de problèmes de sécurité et nous n’avons pas été attaqués. Je pense que c’est parce que la communauté apprécie le travail que nous faisons et qu'elle protège notre personnel. Kandahar est un bon exemple; c’est une zone à risque mais nous y opérons sans problèmes".

Il fait remarquer que l’aide de la FAO en faveur du secteur semencier de l’Afghanistan remonte à 1978, et s’est poursuivie durant l’occupation soviétique et même après, lorsque la FAO a dû diriger les opérations depuis le pays voisin du Pakistan où elle avait transféré ses bureaux à cause du conflit.

Ceci ne veut pas dire pour autant que le personnel des Nations Unies ne doit pas respecter de strictes mesures de sécurité. Ou que le personnel du projet soit tout à fait détendu.

"Si, je suis inquiète de la situation sécuritaire", admet Fariha Azimi, laborantine au Laboratoire d'analyse de semences d'Herat, remis en état par le projet de semences. "Pour aller travailler, je dois emprunter cette route tous les jours, et dernièrement, il y a de plus en plus d’attentats-suicides".

6 août 2007

Suite du dossier…

Le secteur privé afghan: moteur du développement?

L’histoire d’Abdul Hamid

Voix des femmes afghanes

La FAO en zone dangereuse

©FAO/Giulio Napolitano

Un agent de la sécurité inspecte un véhicule devant un bureau gouvernemental à Herat

envoyer cette page
La FAO en zone dangereuse
-
-
Veuillez insérer une adresse email
Veuillez insérer une adresse email valide
 
RSS