FAO :: Salle de presse :: Projets sur le terr… :: 2007 :: Burundi, retour aux…
Burundi, retour aux champs
Un pays dévasté par la guerre se remet au travail avec l’aide de l’UE et de la FAO
Bujumbura, Burundi - Le Burundi est en train de prendre des mesures magistrales pour relancer sa principale source de moyens d’existence, l’agriculture, même si épisodes de recrudescence de violence, maladies végétales et adversité climatique menacent encore le retour à la paix.

Épargné jusqu’à présent par les inondations qui ont frappé ses voisins, le Burundi fait tout son possible pour vaincre la dévastation causée par plus d’une décennie de guerre civile. Durant cette période, la faim s’est d’autant plus aggravée que ces dernières années, la sécheresse et les virus se sont attaqués aux cultures de base, provoquant la perte de récoltes.

Le rapport 2006 de la FAO, L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde (SOFI), fait état d’un chiffre effarant: en 2001/03, les deux tiers de la population étaient sous-alimentés, contre moins de la moitié dix ans plus tôt.

Toutefois, des signes prometteurs indiquent que les temps changent.

En 2006, grâce à un million d’euros de l’Union européenne, la FAO a fourni à 100 000 ménages des semences et des outils pour reprendre l’agriculture.

Redressement de l’agriculture

“Nous avons moins de malnutrition cette année”, indique Eric Pitois du Service d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), qui aide le Burundi à surmonter les difficultés liées à la guerre civile. “C’est un bon signe après tant d’années de crise. Cela nous permet de nous écarter de la simple assistance pour aider les gens à se prendre en main”.

Le coordonnateur des urgences de la FAO au Burundi, Jean-Pierre Renson, souligne l’importance de la remise en état du secteur agricole. “De 1993, lorsque la guerre civile a éclaté, à nos jours, la production agricole a augmenté de tout juste un pour cent”, annonce-t-il. “Durant la même période, la population est passée de 6 à 8 millions d’habitants, ce qui équivaut à une perte nette de production vivrière de près de 25 pour cent.”

Le développement rural est au coeur de la participation de l’UE au Burundi, explique Eric Donni de la Délégation de la Commission européenne. “Dans un pays où 90 pour cent de la population dépend de l’agriculture, le développement rural est crucial.”

L’Union européenne considère la FAO, forte de son expertise technique, comme un partenaire naturel dans la relance de l’agriculture au Burundi. Des projets pilotes sont en cours pour soutenir la sécurité alimentaire dans les zones rurales en aidant les producteurs locaux à cultiver des semences de haricots, manioc, pomme de terre et maïs de qualité supérieure. Ces semences permettront, à leur tour, de mettre à la disposition des agriculteurs qui en ont le plus besoin des flux réguliers de semences à des prix abordables.

L’UE a financé les projets de relèvement de la FAO au Burundi à hauteur de quelque 2,4 millions d’euros en 2007.

26 octobre 2007

Suite du dossier…

Burundi, retour aux champs

Un marché un peu spécial

Guerrier, fermier

Contact:

Maarten Roest
Chargé d'information, FAO
maarten.roest@fao.org
(+39) 06 570 56524
(+39) 346 501 0574

©FAO/Giulio Napolitano

Dans un pays où 90 % de la population dépend de l’agriculture, le développement rural est crucial

Vídeo

Galerie photos (unk)

envoyer cette page
Burundi, retour aux champs
Un pays dévasté par la guerre se remet au travail avec l’aide de l’UE et de la FAO
Un pays dévasté par la guerre prend des mesures magistrales pour relancer sa principale source de moyens d’existence, l’agriculture, avec l’aide de l’UE et de la FAO.
Veuillez insérer une adresse email
Veuillez insérer une adresse email valide
RSS