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Les biotechnologies au travail
Des études de cas dans le monde entier montrent comment le biotech peut aider les populations victimes de la pauvreté et de la malnutrition
Les biotechnologies peuvent apporter une réponse aux besoins alimentaires d'une population mondiale en constante expansion. Ici, trois exemples du monde en développement montrent comment elles ont été exploitées avec succès pour satisfaire les besoins des petits exploitants agricoles.

Bananes exemptes de maladies au Kenya

Dans le monde en développement, les bananes sont une importante denrée vivrière de base et leur culture une source principale d'emploi. Toutefois, la production est en recul dans de nombreuses régions à cause de problèmes de ravageurs et de maladies qui ne peuvent être maîtrisés compte tenu du coût élevé des pesticides et de leurs effets nocifs sur l'environnement.

Pour compliquer les choses, la banane est produite par clonage; l'utilisation de plantes mères malades pour produire de nouvelles pousses donne souvent lieu à une descendance malade.

Le Kenya exploite les biotechnologies pour résoudre le problème. Par une technique connue sous le nom de micropropagation, une pousse originale de banane est traitée à la chaleur pour détruire les organismes infectifs, puis utilisée après plusieurs cycles de régénération pour produire des plantes sœurs. Une seule sélection de tissus peut servir à produire jusqu'à 1 500 nouveaux plants exempts de maladies par dix cycles de régénération sans recourir aux pesticides.

Le millet chandelle en Inde

Le millet chandelle est une céréale cultivée à la fois pour la consommation et comme paille dans les zones les plus chaudes et les plus sèches d'Afrique et d'Asie. Dans les années 60, des variétés à haut rendement ont été mises au point pour aider les paysans pauvres à accroître la production, mais elles se sont avérées vulnérables au mildiou.

En Inde, quelque 9 millions d'hectares de terres sont ensemencées en millet, dont près de 70 pour cent de variétés à haut rendement, et les épidémies de mildiou qui ravagent les cultures sont chose courante. Avec les biotechnologies, l'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) a été en mesure d'aider les agriculteurs indiens à maîtriser le problème.

Tout d'abord, l'ICRISAT a cartographié les régions génomiques du millet qui contrôlent la résistance au mildiou, la production de grains et le rendement de paille dans des conditions de sécheresse. L'Institut a ensuite appliqué ces connaissances sur des techniques de sélection classique et de sélection assistée par marqueurs pour en tirer deux nouvelles variétés. Ces dernières ont donné des résultats égaux ou supérieurs à leurs lignes parentales en termes de rendement en grains et en paille, et possèdent une résistance nettement meilleure au mildiou.

Le coton transgénique en Chine

La production de coton est fortement tributaire des pesticides chimiques pour anéantir les chenilles et autres insectes nuisibles. On estime d'ailleurs que la production de coton consomme à elle seule environ 25 pour cent des pesticides utilisés dans l'agriculture dans le monde entier.

Le coton transgénique - qui contient un gène de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) qui inculque une résistance à certains insectes nuisibles - offre une solution de remplacement aux pesticides.

Le coton Bt a été cultivé pour la première fois en Australie, au Mexique et aux Etats-Unis en 1996. Il a depuis été introduit commercialement dans six autres pays: Argentine, Chine, Colombie, Inde, Indonésie et Afrique du Sud.

En Chine, 4 millions de petits exploitants cultivent actuellement du coton Bt résistant aux insectes sur quelque 30 pour cent des superficies totales ensemencées en coton du pays. Les rendements de ce coton sont supérieurs d'environ 20 pour cent à ceux des variétés classiques, et l'utilisation des pesticides a été réduite de 78 000 tonnes, une quantité équivalant à environ un quart du total de pesticides chimiques utilisés en Chine. En même temps, les cultivateurs chinois de coton faisant pousser des souches Bt ont signalé une diminution des cas d'intoxication par pesticide par rapport à ceux cultivant les variétés traditionnelles. L'utilisation du Bt a été particulièrement efficace dans le cadre d'un programme de lutte intégrée contre les ravageurs.
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Contact:

George Kourous
Chargé d'information, FAO
>> Pour toute question sur cet article
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

Erwin Northoff
Chargé d'information, FAO
>> Pour toute question sur le SOFA 2004
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105

FAO/12461/F. Mattioli

A l'aide des biotechnologies, les cultivateurs de bananes peuvent réduire ou supprimer le recours aux pesticides chimiques

FAO/17720/A. Conti

L'introduction du coton transgénique Bt en Chine a permis aux agriculteurs de réduire leur utilisation de pesticides de 78 000 tonnes

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