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Pêche illicite et pêche de haute mer
L'utilisation de matériel interdit et la pêche dans des zones réglementées sont les violations les plus courantes, et le manque d'informations est très diffus
Un gros problème souvent associé à la surcapacité des flottilles de pêche est la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (IUU).

La pêche IUU a lieu dans toutes les pêcheries de capture et comprend une vaste gamme d'activités illégales: la pêche sans permis ou hors saison; l'utilisation de matériel illégal; la non observation des quotas de capture; ou l'omission et la minimisation du poids des captures et des espèces.

Selon un article de la FAO présenté à la consultation technique de cette semaine, la pêche IUU est en hausse aussi bien en intensité qu'en envergure et mine sérieusement les efforts nationaux et régionaux d'aménagement durable des pêches.

Les violations les plus communes de la pêche IUU, selon le rapport, comprennent l'utilisation de matériel illégal, le non-respect des saisons de pêche, ou des zones fermées à la pêche, et les captures d'espèces illégales ou trop petites.

Information: les lacunes entravent les efforts

L'aménagement durable des ressources marines repose sur l'acquisition de données complètes et fiables sur les pêches. L'incapacité de recueillir ces données invalide les efforts visant à faciliter la gestion, selon le rapport de la FAO.

Quatre-vingt deux pays ont répondu à une enquête conduite par la FAO, et beaucoup ont déclaré avoir des statistiques nationales sur les captures exhaustives.

Quarante-neuf pays, soit environ 76% de ceux qui ont répondu au questionnaire, ont indiqué qu'ils détiennent des archives complètes des navires de pêche qu'ils immatriculent, et 32 ont signalé qu'ils évitent d'immatriculer les navires ayant pratiqué la pêche IUU.

La quasi totalité des pays a déclaré que les navires pêchant dans les eaux soumises à leurs juridictions doivent avoir leur autorisation expresse.

Soixante-trois pour cent ont indiqué connaître les positions de la plupart des navires de pêche opérant dans leurs eaux et pouvoir déterminer les niveaux de prises à l'aide des informations fournies par le navire.

Toutefois, l'étude montre également que si la majorité des pays (82 pour cent) exige que les navires battant leur pavillon et pêchant en dehors de leurs frontières nationales aient une autorisation, seulement 61% des états côtiers qui ont répondu au questionnaire vérifient dans les faits ces autorisations lorsqu'ils accordent la permission à des navires étrangers de pêcher dans leurs eaux nationales.

Liberté de pêche en haute mer?

Sur les 31 pays participant à l'enquête et pratiquant la pêche hauturière, 18 ont déclaré communiquer régulièrement leurs prises, soit à la FAO soit aux organes régionaux compétents. Onze pays ont indiqué qu'ils ne transmettent aucune information concernant leurs prises de haute mer.

"Ceci souligne l'ampleur du phénomène de pêche en haute mer non déclarée et l'absence de mécanismes adéquats de comptabilisation par un grand nombre de nations pratiquant la pêche hauturière", souligne l'étude de la FAO.

L'enquête a conclu que si certains contrôles sont en vigueur, moins de 50 pour cent des pays exercent un contrôle efficace sur les navires de pêche en haute mer battant leur pavillon.

La coopération intergouvernementale s'élargit

D'autres communications de la FAO présentées durant la consultation ont souligné l'importante et croissante contribution aux efforts contre la pêche IUU des organes régionaux chargés des activités halieutiques - organisations intergouvernementales chargées de la gestion des ressources halieutiques partagées dans une zone donnée.

De nombreux organes de ce type mettent en place une série croissante de mesures pour affronter le problème, a remarqué la FAO, ajoutant que cinq bureaux régionaux indiquent que ces mesures aident déjà à réduire la pêche illégale de certaines espèces dans leurs zones de juridiction.
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Contact:

George Kourous
Chargé d'information, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

United States National Oceanic and Atmospheric Administration

Moins de 50 % des pays exercent un contrôle efficace sur les navires de pêche de haute mer battant leur pavillon

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