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Nouveaux moyens de lutte contre les criquets
La recherche se concentre sur la lutte biologique
Agadir, Maroc -- Dans les laboratoires du Centre national de lutte anti-acridienne dans ce port affairé, sept chercheurs à plein temps s'efforcent de résoudre le mystère du criquet pèlerin et de trouver des moyens de le maîtriser sans porter atteinte à la santé de l'homme et à l'environnement.
Les travaux se poursuivent d'année en année, durant les longues périodes de rémission et durant les recrudescences et les infestations lorsque le reste du personnel est occupé à combattre l'invasion. «Nous avons fait des progrès au fil des ans», affirme Moha Bagari, Chef de la recherche. «Nous en savons plus sur l'insecte maintenant, sur comment se produisent les recrudescences et sur les différents couloirs d'invasion. Nous comprenons mieux leur biologie.» Le Centre est en train de tester des agents de lutte biologique à partir de plantes qui repoussent les criquets ou altèrent leur développement. «Il existe des végétaux qui rendent les insectes malades en affectant leur appareil digestif et reproducteur», explique-t-il. (La FAO et d'autres pays sont à l'oeuvre pour trouver une variante moins nocive aux pesticides classiques en testant un champignon qui attaque les criquets sur le terrain et une hormone naturelle qui bouleverse leur comportement normal.) Au Maroc, des échantillons de sols prélevés sur les terres pulvérisées avec les insecticides organophosphatés de la campagne actuelle sont en train d'être testés dans les laboratoires de tout le pays. Les résultats sont imminents. Révolution de la communication Un petit appareil qui tient dans la main et qui indique avec précision (à quelques mètres près) la longitude et la latitude a révolutionné les campagnes antiacridiennes au cours des 20 dernières années. Le GPS (système de positionnement global) permet aux équipes de terrain sans repères, enfoncées dans le désert, de transmettre la position exacte des essaims. Les experts dans les pays touchés par les criquets et au sein du Groupe de lutte antiacridienne de la FAO tracent et comparent les positions exactes des criquets avec des images satellitaires géoréférencées des conditions météo, des nuages et de la végétation et des données historiques pour essayer de prévoir l'activité acridienne. Sur la base de ces analyses, complétées par des mises à jour et des alertes, la FAO publie un Bulletin mensuel sur le criquet pèlerin. La précision des pulvérisations a fait également de gros progrès. Les patrouilles transmettent par radio la position exacte des essaims et les pilotes utilisent les coordonnées sur leur GPS de bord pour garantir le traitement localisé des insectes. |
Le GPS a considérablement amélioré la précision des pulvérisations.
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