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Une armée de volontaires pour la détection rapide de la grippe
La lutte de la Thaïlande pour endiguer l'épidémie
Bangkok, Thaïlande - Avec une maladie qui se propage comme un incendie, il est crucial d'étouffer les premières flammes.

La Thaïlande a appris la leçon à ses dépens après que l'épidémie de 2004 ait ravagé son secteur avicole, des industries aux petits producteurs, avec des pertes de PIB estimées à 1,2 milliard de dollars - sans compter la mort de douze personnes.

"La détection rapide est fondamentale et nous faisons tout notre possible pour déceler les foyers à temps", déclare Mme Chaweewan Leowijuk, Directrice générale adjointe du Département du développement de l'élevage. "Nous avons amélioré nos procédures et avons maintenant 1,2 million de volontaires locaux - un pour 10 familles - qui reçoivent une petite formation pour apprendre à reconnaître les symptômes."

Dès que les premiers nouveaux cas de grippe aviaire ont été signalés en juillet 2004, l'armée de volontaires a été mobilisée à nouveau pour chercher des signes de la maladie dans les coopératives avicoles et les marchés dans tout le pays.

Contrôle des mouvements

Dès qu'une flambée épidémique est signalée par fax ou courrier électronique, puis confirmée à une des cellules de crise de la grippe aviaire à Bangkok, l'ordre est donné de mettre en place des postes de contrôle sur les routes et dans les aéroports des zones infectées. Il faut empêcher à tout prix les volailles infectées de contaminer les troupeaux adjacents et même lointains. La police et l'armée apportent des renforts aux techniciens aux postes de contrôle.

Pour obtenir une flexibilité optimale et une réponse rapide, chacun des 76 gouverneurs de province a également le pouvoir d'ordonner le contrôle des mouvements et l'abattage, en coordination avec le gouvernement central.

Le gouverneur de la province de Supanburi, où le virus a été détecté pour la première fois en Thaïlande, est devenu une sorte d'expert dans le comportement de la maladie; il est prêt à prendre à tout moment la direction des opérations de lutte locales.

"Durant le premier épisode de grippe aviaire, nous n'avions aucune expérience et ne savions pas comment gérer la situation", raconte le gouverneur Songpon Timasat dans son bureau avec vue sur l'autoroute à quatre voies de Bangkok. "Mais pour la deuxième vague, nous sommes bien préparés et, avec les conseils techniques des experts de la santé publique et de l'élevage, nous concentrons nos efforts sur les zones cibles."

"J'observe des changements positifs chez les gens dernièrement, ajoute-t-il. Ils sont plus désireux de participer aux mesures de santé publique et de prévention de la maladie".

Un passeport pour les coqs de combat

Gérer les mouvements de volailles est un impératif pour la lutte contre la grippe aviaire. En Thaïlande, les autorités sont allées jusqu'à instituer des passeports pour une catégorie de volaille: les coqs de combat.

Un peu plus grand qu'un passeport national, le passeport des coqs de combat (24 pages avec reliure en carton) doit comporter trois photos: de la crête à l'ergot, la tête et les pattes, qui présentent toutes des marquages d'identification uniques comparables aux empreintes digitales chez l'homme. Les coqs sont soumis aux tests de grippe aviaire tous les deux mois et les résultats inscrits sur leur passeport.

"Ici, les combats de coqs jouissent d'une telle popularité que les meilleures bêtes voyagent dans tout le pays, même en avion, pour combattre", explique Yuthana Chaisakdanugull, Directeur de la Division de la quarantaine et du contrôle des mouvements animaux, Département du développement de l'élevage.

"Lorsqu'une province qui a interdit les combats de coqs n'a pas connu de seconde vague de grippe aviaire, au contraire d'une province contiguë, cela a renforcé la croyance que les coqs propagent la maladie. C'est ainsi qu'est née l'idée du passeport."

Même si la Thaïlande a désormais interdit les combats de coqs à l'échelle nationale pour cause d'épidémie, les propriétaires de coqs doivent encore utiliser les passeports pour déplacer leurs oiseaux primés dans le pays.

Photo FAO

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Contact:

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(+39) 06 570 52762

FAO/S. Khan

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