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Déchiffrer le mystère de la diffusion de la maladie
Singburi, Thaïlande – Lorsqu’une étude de la FAO, menée en collaboration avec le gouvernement thaïlandais et publiée en 2005, a suggéré que les canards qui se nourrissent dans les champs de riz qui viennent d’être récoltés pourraient être responsables de la propagation du virus mortel H5N1 de la grippe aviaire, la Thaïlande a pris la nouvelle très au sérieux et décidé d’apporter des changements drastiques à l’élevage traditionnel de canards.

L’élevage de canards en libre parcours a prospéré parallèlement à la production de riz en Thaïlande pendant des siècles, au bénéfice mutuel des riziculteurs et des éleveurs de canards. Lorsqu’un riziculteur achève sa récolte, il invite ses voisins à apporter leurs canards pour "nettoyer" le champ et se nourrir des escargots et insectes faisant surface. Mais les canards peuvent être porteurs du virus H5N1 sans montrer aucun symptôme et l'étude a révélé que les agriculteurs ont involontairement répandu le virus en laissant leurs canards libres de faire le tour des rizières.

Par conséquent, les autorités thaï ont choisi de promouvoir les élevages où les canards sont confinés au détriment des élevages en libre parcours. La décision aurait pu être coûteuse pour les éleveurs les plus pauvres, en particulier dans les zones où les foyers de grippe aviaire avaient éclaté. Toutefois, en exploitant le respect traditionnel pour l’autorité des Thaï et en offrant un plan généreux d’indemnisation, la Thaïlande a été en mesure d’encourager les éleveurs à adopter les changements de bon gré.

Kanchama Pratum est un des premiers éleveurs à avoir introduit ce changement. “Je n’avais pas perdu un seul canard à cause de la grippe aviaire, mais mes 1 500 canards ont été abattus en masse car la maladie a éclaté ailleurs dans notre province”, déclare Mme Pratum.

“Grâce aux indemnités du gouvernement, j’ai recommencé à zéro en utilisant le nouveau système de confinement des élevages. Avec l’argent d’un prêt à taux réduit octroyé par le gouvernement, j’ai construit de nouveaux abris en bois pour les canards, avec des poteaux pour grillager les zones en plein air. J’ai reçu beaucoup de conseils techniques du Département du développement de l’élevage.”

"Le nouveau système fonctionne bien, et il présente des avantages réels par rapport au libre parcours. Même si je dois maintenant acheter l’alimentation des canards, je trouve qu’ils sont moins nombreux à mourir. Et dans l'ensemble, je tire un meilleur prix qu’avant pour mes oeufs.”
FAO

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