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Un chercheur nigérian sur le sentier des techniques nucléaires
Aminu Abdu Zaria n’a qu’à lever les yeux pour se rendre compte des souffrances endurées par les agriculteurs ruraux pauvres du nord du Nigeria.

De retour au pays, sa famille et ses amis lui racontent leur combat quotidien pour survivre sur de petites parcelles de terre de piètre qualité.

Chercheur scientifique, M. Zaria est déterminé à les aider en développant de nouvelles variétés à plus haut rendement au laboratoire nucléaire FAO/AIEA. “J'ai toujours en tête les souffrances endurées par les agriculteurs. C’est une immense motivation pour mon travail”, explique-t-il.

“Les mauvais rendements agricoles signifient que les gens ont du mal à se nourrir et à nourrir leurs familles”.

M. Zaria, 50 ans, a vu de ses propres yeux les effets de la pauvreté rurale dans son pays. Quand il était jeune, il a voyagé dans tout le nord du Nigéria avec ses 15 frères et soeurs, à la suite de leur père, fonctionnaire du gouvernement, qui changeait fréquemment d’affectation.

La famille a fini par s’installer à Zaria, où il a passé son Bac. Titulaire d’un diplôme d’agriculture et d’un Mastère en amélioration génétique à l’Université locale Ahmadou Bello, il devient chercheur à l’Institut de recherche agronomique de l’Université, avant d’être invité au Laboratoire du Programme mixte FAO/AIEA grâce à une bourse de recherche.

Il passe quatre mois au laboratoire à développer de nouvelles variétés de niébé riches en protéines, un aliment de base au Nigeria, qui fournit également du fourrage de qualité pour le bétail.

Grâce à la mutation, il espère créer de nouvelles variétés plus résistantes aux ravageurs et aux maladies, et qui donnent de bons résultats dans les sols, tout en nécessitant un faible entretien.

La mutation (changement de la composition génétique d’un organisme) est un processus naturel qui s’étend sur des millions d’années chez les plantes et d’autres organismes; les scientifiques créent tout simplement des conditions plus favorables à des mutations plus rapides en appliquant d’infimes doses de rayons gamma.

M. Zaria fait partie des plus de 160 titulaires de bourses qui ont reçu une formation au cours des 23 dernières années à l’Unité de sélection végétale du Programme mixte à Seibersdorf.

Le Programme est un exemple unique de partenariat entre la FAO et l’Agence internationale pour l’énergie atomique, qui étudie l’application de techniques nucléaires sûres en vue d’accroître la sécurité alimentaire dans le monde.

“Nous offrons aux scientifiques des outils qu’ils emportent chez eux et utilisent sur le terrain où les technologies nucléaires sont en mesure de favoriser tous ceux dont la vie est menacée par la pauvreté et une alimentation médiocre”, explique la directrice du laboratoire Gabriele Voigt.

A son retour au Nigéria, M. Zaria poursuivra ses recherches dans les laboratoires de l’Institut de recherche agronomique de son Université, et participera par la suite aux essais de terrain avec les agriculteurs.

“De nombreux agriculteurs ne sont pas instruits et il est important que nous leur expliquions exactement les avantages qu’ils peuvent tirer de ces nouvelles variétés. Une fois qu’ils comprennent comment ces changements peuvent aider à améliorer leurs conditions de vie, ils sont plus enclins à les adopter”, dit-il.

Le projet sur lequel il travaille est une collaboration entre le Programme mixte FAO/AIEA, l’Université et le Gouvernement nigérians.

Il reste à espérer que les avantages de ces recherches se fassent également sentir à long terme dans les pays voisins producteurs de niébé, tels que le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Suite du dossier…

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FAO/K. Wiedenhofer

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FAO/P. Lowrey

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