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Les scientifiques misent sur de meilleures semences
C’est de minuscules échantillons de plantes dans un petit laboratoire que provient le potentiel d’amélioration des moyens d’existence et de la sécurité alimentaire de millions d’habitants d’Amérique du Sud.

Dans le cadre d’un projet faisant appel aux techniques nucléaires, des scientifiques au Pérou recueillent des échantillons d’orge, de quinoa (céréale riche en protéines) et de kiwicha et tentent d’en faire des variétés à plus haut rendement et plus résistantes aux maladies.

Ce processus, par lequel les plantes sont exposées à de petites doses de rayons gamma, s’appelle la mutation. C’est un processus naturel qui se produit sur des millions d’années; les scientifiques ne font que l'accélérer.

Améliorer les plantes que cultivent traditionnellement les pauvres peut faire une énorme différence dans des régions comme les Andes péruviennes, où la malnutrition est endémique et où une grande partie de la population dépend de l’agriculture pour survivre avec moins de 2 dollars par jour.

Du fait de l’environnement rigoureux, “la région des Andes du Pérou est parmi les plus pauvres d’Amérique latine. Le problème est que les populations n’ont pas pu maintenir la production agricole, et ne peuvent plus dépendre de l’agriculture”, fait remarquer Manoela Miranda, une spécialiste de biologie moléculaire des plantes du Programme mixte FAO/AIEA.

“Ils veulent rester sur leurs terres; ils sont là depuis des générations, c’est chez eux. Ils ont juste besoin de bonnes conditions et c’est ce que nous nous efforçons de leur apporter.”

Le Programme mixte est un partenariat entre la FAO et l’Agence internationale pour l’énergie atomique, qui déploie des techniques nucléaires, comme l’induction de la mutation, pour accroître les rendements des cultures et améliorer la sécurité alimentaire.

Dans le cadre d'un nouveau projet sous la supervision locale de Luz Gomes Pando, professeur à l’Universidad Nacional Agraria La Molina de Lima, qui travaille à l’amélioration des variétés cultivées depuis 30 ans, le Programme mixte offre des avis techniques et aide à former les scientifiques péruviens travaillant dans des laboratoires de pointe du monde entier.

Ces projets mettent d’emblée l’accent sur la participation des agriculteurs, avec des parcelles de démonstration montrant les types de semences et les modalités des semis.

Des projets antérieurs réalisés par le Programme mixte et l’Université ont développé des variétés d’orge qui mûrissent plus vite et poussent moins haut, aidant ainsi à surmonter les problèmes d’intempéries, de sols médiocres et d’érosion éolienne, garantissant de meilleures récoltes.

Des variétés nécessitant moins de pesticides et d’engrais ont également été développées, ce qui réduit les coûts des agriculteurs tout en protégeant l’environnement.

Suite du dossier…

Les techniques nucléaires nourrissent les pauvres

Que sont les techniques nucléaires agricoles?

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Un chercheur nigérian sur le sentier des techniques nucléaires

Une usine mise sur «l’insecte de la pauvreté» en Ethiopie

FAO/K. Wiedenhofer

Manoela Miranda, spécialiste de biologie moléculaire des plantes, explique comment les variétés d’orge à plus haut rendement aideront les agriculteurs à conjurer la pauvreté et la faim

FAO/K. Wiedenhofer

Les scientifiques étudient des échantillons d’orge avant de les exposer à de petites doses de rayons gamma pour créer de nouvelles variétés plus résistantes aux maladies

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