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Protéger les droits des femmes sur la terre pour protéger les familles dans les communautés frappées par le sida
La Journée internationale de la femme 2004 se concentre sur les femmes et le VIH/SIDA
8 mars 2004, Rome -- Il est vital de protéger les droits de propriété foncière et de tenure des femmes dans les régions d'Afrique dévastées par le sida pour empêcher les ménages ruraux de sombrer dans le cercle vicieux de la pauvreté.

Avec la perte de terres ou de biens, la famille risque d'aller à vau-l'eau et de n'avoir plus qu'un accès limité à une nourriture sûre, bon marché et nutritive. En outre, les enfants peuvent être contraints de quitter l'école et de se mettre à travailler.

"Les structures familiales et communautaires s'effondrent avec le VIH/SIDA. Déjà victimes de la pauvreté, de nombreux ménages voient leurs besoins s'aggraver et les biens - comme la terre et les outils - deviennent des ressources fondamentales", affirme Marcella Villarreal, coordonnatrice sida à la FAO.

En Namibie et en Ouganda, par exemple, où le régime foncier et les droits de propriété sont constitués d'un chevauchement complexe de lois officielles et traditionnelles, les droits des femmes d'hériter, de posséder et de gérer la terre peuvent être ignorés.

L'analphabétisme généralisé et le manque d'accès aux systèmes de justice officiels, aux avocats et autres ressources juridiques ne font qu'aggraver la situation. La FAO collabore avec les autorités locales et les communautés pour protéger les droits des femmes, en veillant à ce qu'elles aient accès aux sources qui peuvent les renseigner sur leurs droits et les moyens de les défendre.

Pour nombre de femmes des familles victimes du sida, perdre un mari est la première d'une longue série de pertes qu'elles devront affronter. Elles risquent d'être chassées de leur ferme - qui représente souvent leur unique source de revenus et de sécurité - par leur propre famille et dépouillées de leurs biens.

Une récente étude de la FAO a constaté que plus de 40 pour cent des veuves avaient perdu leurs animaux et leurs outils, qui avaient été saisis par leurs parents après la mort du père de famille.

"Le VIH/SIDA peut faire basculer dans la pauvreté", ajoute Mme Villarreal. "Le phénomène auquel nous assistons dans des pays comme la Namibie, où les femmes veuves du sida et les enfants orphelins sont dépouillés de leurs biens et du droit de posséder et de cultiver la terre, pourrait se propager."

Lorsque les femmes n'ont pas de titre de propriété, elles ont un choix plus limité de possibilités économiques et peuvent se retrouver sans abri et confrontées à la pauvreté et à la violence qui contribuent à aggraver leur misère et celle de leurs enfants. La pauvreté peut également encourager des comportements à risque comme les rapports sexuels non protégés en échange d'argent, de logement, de nourriture ou d'éducation.

La FAO travaille avec le Ministère namibien des affaires féminines et du bien-être des enfants et avec le Centre d'assistance juridique pour sensibiliser davantage les communautés rurales aux droits des femmes et à leur protection légale.

Environ les trois quarts des 1,83 million de Namibiens vivent en milieu rural, et le sida est la principale cause de décès dans le pays (28  pour cent chaque année).

Dans le cadre de ce projet appuyé par la FAO, les chefs traditionnels, les chefs spirituels, les conseillers et les anciens de la communauté apprennent comment la réquisition des terres peut toucher les ménages qui se débattent déjà pour survivre après la mort du sida d'un membre de leur famille.

Les volontaires sont formés pour informer les femmes sur la façon de rédiger un testament afin de faire connaître et de faire respecter juridiquement leur volonté après leur décès, protégeant ainsi l'avenir de leurs enfants. Ils apprennent aussi tout ce qui concerne les droits de succession et les droits des femmes dans les législations pertinentes comme le Married Persons Equality Act.

Lorsqu'une femme est propriétaire de la terre ou comprend quels droits juridiques elle a sur la parcelle de terre qu'elle cultive, cela a également des retombées positives sur l'environnement. Les femmes pouvant compter sur la sécurité du régime foncier investiront davantage dans leur terre que celles dépourvues de droits, par exemple dans le domaine de l'irrigation ou en pratiquant une agriculture plus durable au lieu de rechercher des gains à court terme. Selon un rapport récent de la Banque mondiale, lorsque le titre de propriété est sûr, la valeur de la terre augmente et la situation des pauvres s'améliore, doublant parfois la valeur de leur patrimoine.

Contact:
Stephanie Holmes
Relations médias, FAO
stephanie.holmes@fao.org
(+39) 06 570 56350

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stephanie.holmes@fao.org
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FAO/24096/J. Spaull

Lorsque les femmes n'ont pas de titre de propriété, elles ont un choix plus limité de possibilités économiques

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La Journée internationale de la femme 2004 se concentre sur les femmes et le VIH/SIDA
8 mars 2004, Rome -- Il est vital de protéger les droits de propriété foncière et de tenure des femmes dans les régions d'Afrique dévastées par le sida pour empêcher les ménages ruraux de sombrer dans le cercle vicieux de la pauvreté.
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