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Organismes vivants modifiés: de nouvelles directives pour évaluer le risque
Un outil pour distinguer une plante génétiquement modifiée d'une mauvaise herbe
1er juin 2004, Rome -- De nouvelles directives permettant de déterminer si un organisme vivant modifié (OVM) présente une menace pour les végétaux ont été publiées par la FAO.

Quelque 130 pays ont adopté une norme, unique au plan international, pour évaluer le risque que posent les OVM pour les végétaux.

Certains OVM présentent un risque potentiel d'introduction d'un gène qui pourrait tranformer une plante normale en une mauvaise herbe.

La FAO a publié ces directives deux semaines après la publication de son rapport annuel La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2003-2004 qui appelle à des normes adéquates en matière de biosécurité.

"Des directives acceptées au niveau international aideront les pays à réduire les risques de diffusion d'OVM susceptibles de devenir des mauvaises herbes et qui pourraient sérieusement menacer nos cultures et écosystèmes", a indiqué Niek van der Graaff, Chef du Service de la protection des plantes de la FAO et Secrétaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV).

Les directives couvrent également d'autres OVM qui pourraient être nuisibles pour les végétaux tels que des insectes, des champignons et des bactéries.

Les "organismes vivants modifiés" sont tout organisme vivant possédant une combinaison de matériel génétique inédite obtenue par recours à la biotechnologie moderne; ils forment un sous-ensemble des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Les semences, boutures et cultures de tissus génétiquement modifiées sont des parties vivantes de plantes et, par conséquent, des OVM.

La Commission intérimaire des mesures phytosanitaires, qui a adopté les directives en avril, est l'organe directeur de la CIPV. Celle-ci vise à prévenir la dissémination des organismes nuisibles aux végétaux.

Analyse du risque

Les nouvelles directives aideront les pays à évaluer les risques présentés par les OVM et à déterminer si certains devraient être considérés comme des mauvaises herbes ou des organismes nuisibles aux végétaux.

Leur introduction pourrait alors être réglementée afin de protéger les cultures et les écosystèmes.

Les directives harmonisent et normalisent, entre les pays, les méthodes d'analyse des risques que les OVM peuvent poser à la santé des végétaux.

N'importe quel pays peut, désormais, utiliser ces directives pour déterminer quels OVM représentent une menace et, si nécessaire, il peut ensuite interdire ou restreindre leur importation et leur utilisation au niveau national.

Cela est particulièrement utile pour les pays en développement qui peuvent maintenant utiliser les mêmes critères d'analyse du risque que les pays développés.

Dans le cas des différends commerciaux concernant la santé des végétaux, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se réfère aux normes de la CIPV.

Des mesures phytosanitaires conformes à ces normes sont considérées comme nécessaires pour protéger la vie ou la santé des plantes.

La CIPV, dans le cadre de son objectif général de prévention de l'introduction et de la dissémination d'organismes nuisibles, couvre aussi les OVM dans la mesure où ils peuvent représenter une menace pour les plantes.

Le Protocole de Carthagène porte, plus généralement, sur le transfert, la manipulation et l'usage des OVM en toute sécurité, en particulier lors des mouvements transfrontaliers.

Contact:
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105


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Un outil pour distinguer une plante génétiquement modifiée d'une mauvaise herbe
1er juin 2004 - De nouvelles directives permettant de déterminer si un organisme vivant modifié (OVM) présente une menace pour les végétaux ont été publiées par la FAO.
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