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La FAO se félicite de la mobilisation croissante contre le criquet pèlerin
Appels d'urgence pour une réponse rapide
2 septembre 2004, Rome -- Qualifiant de "cruciaux" les deux prochains mois de lutte contre les criquets pèlerins en Afrique de l'Ouest, M. Jacques Diouf, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), s'est félicité aujourd'hui des résultats décisifs de la réunion des ministres tenue à Dakar, au Sénégal, et motivée par l'ampleur de la recrudescence acridienne qui menace les récoltes et les pâturages dans la région.

"Pour avoir un impact réel dans la lutte contre la recrudescence du criquet pèlerin, les aides doivent arriver dès ce mois-ci afin de rompre le prochain cycle de reproduction des criquets en octobre; dans le cas contraire, l'invasion pourrait s'étendre à d'autres pays d'Afrique, mettant en danger la sécurité alimentaire d'une vaste zone."

M. Diouf a indiqué qu'il y avait un besoin urgent en pesticides et en équipement de pulvérisation sur les sites d'opération mais que les fonds indispensables ne devenaient disponibles que depuis peu.

"Le criquet pèlerin ne respecte aucune frontière politique. Aussi est-il essentiel que les pays de la région conjuguent leurs efforts face à l'urgence. Je me réjouis de constater la détermination et le ferme engagement exprimés par les ministres réunis à Dakar", a déclaré M. Diouf.

Le Directeur général de la FAO a souligné que la complexité de la lutte contre la recrudescence acridienne en Afrique de l'Ouest nécessitait une coordination et une collaboration étroites entre les pays touchés, les bailleurs de fonds, les différents organisations concernées et les agences des Nations Unies spécialisées, dont la FAO.

Depuis octobre 2003, la FAO a mis en garde, à plusieurs reprises, contre la menace que représentait pour les récoltes la présence d'essaims de criquet pèlerin consécutive à des pluies abondantes tombées durant l'été 2003 sur la majeure partie de l'Afrique de l'Ouest.

La FAO avait détecté l'imminence du danger grâce aux dispositifs d'alerte précoce développés par le Groupe Acridiens de l'Organisation dans le cadre d'EMPRES, le Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes.

100 millions de dollars

Dernièrement, la FAO a lancé un appel aux bailleurs de fonds à hauteur de 100 millions de dollars pour qu'ils soutiennent la lutte engagée par les pays concernés contre la recrudescence acridienne. Jusqu'à présent, 37 millions de dollars ont été mobilisés par la communauté internationale, chiffre qui inclut les contributions multilatérales (gérées par la FAO) ainsi que bilatérales (des donateurs directement vers les pays).

M. Diouf a déclaré: "Pour renforcer la réponse de la FAO à cette crise, j'ai décidé de rétablir le Centre d'intervention antiacridienne d'urgence (ECLO). Ce Centre traitera directement avec les bailleurs de fonds, les pays à risque et les autres organisations."

Pour mobiliser les efforts face à l'urgence, notamment en Afrique de l'Ouest, le Directeur général de la FAO avait adressé, en juillet dernier, des lettres aux Chefs d'Etat des pays donateurs et aux dirigeants des institutions financières, sollicitant leur assistance.

A ce jour, la FAO a contribué pour environ 5 millions de dollars dans six pays et à travers quatre projets régionaux en Afrique du Nord et de l'Ouest.

Le Canada, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Banque africaine de développement, l'Arabie saoudite, les Etats-Unis, la Banque islamique de développement, la Norvège, la France, l'Italie et l'Organisation arabe pour le développement agricole ont contribué pour 17 millions de dollars à travers la FAO.*

Bulletins périodiques

Le Service d'information de la FAO sur la situation du criquet pèlerin publie régulièrement des bulletins, des prévisions et des mises à jour sur la situation acridienne dans les pays à risque. Les informations s'appuient sur les rapports reçus des pays concernés et sur d'autres sources, notamment l'imagerie satellitaire.

Lors d'urgences acridiennes, la FAO informe la communauté internationale de la situation acridienne, lance des appels à l'assistance, coordonne l'assistance internationale, fournit des pesticides et des équipements tels que des appareils de pulvérisation, des vêtements de protection, des heures de vol d'aéronef, et assure leur livraison dans les régions concernées.

La FAO fournit également des conseils techniques aux pays touchés et assure le suivi de la mise en oeuvre des opérations de lutte. Elle encourage l'utilisation de pesticides qui ne soient pas dangereux pour l'environnement et la santé humaine et animale, tout en examinant attentivement le recours à des moyens de lutte alternatifs.

Il existe trois commissions régionales de lutte contre le criquet pèlerin, respectivement pour l'Afrique de l'Ouest et du Nord-Ouest, les pays du pourtour de la mer Rouge et l'Asie du Sud-Ouest. Leur mission consiste à créer des capacités nationales, organiser des sessions de formation, encourager les opérations de prospection et de lutte et coordonner les campagnes anti-acridiennes.

Les commissions sont administrées par la FAO, les secrétariats se trouvant au Caire et à Alger. Elles se réunissent annuellement et sont financées par les pays concernés.

Renforcer les capacités nationales

Le programme EMPRES de développement à long terme, financé par les bailleurs de fonds et la FAO, renforce les capacités des unités antiacridiennes nationales en alerte précoce, réaction rapide et recherche. Ses activités complètent le travail accompli par les commissions régionales. En fin de programme, les différentes activités entreprises dans le cadre d'EMPRES, seront confiées aux commissions régionales.

Le Groupe consultatif sur les pesticides, formé d'experts indépendants, évalue les données de terrain des essais sur les pesticides et informe la FAO sur l'efficacité de ces produits pour la lutte anti-acridienne. Il évalue aussi l'impact environnemental de chaque pesticide.

Dans chaque pays touché par la recrudescence acridienne, des services ministériels supervisent les opérations de lutte nationales. Des experts en protection des végétaux sont responsables du suivi de la situation de terrain, de la gestion des campagnes antiacridiennes et de la préparation des évaluations environnementales.

Point de la situation

La situation acridienne continue de se dégrader en Afrique de l'Ouest. Une reproduction de grande ampleur se poursuit dans une vaste région du sud de la Mauritanie, dans la zone sahélienne du Mali, dans l'ouest du Niger et dans le nord et le centre du Sénégal. Dans tous ces pays, les éclosions ont commencé et des bandes larvaires se forment.

On s'attend à ce que la première génération d'essaims estivaux apparaisse dans les prochains jours en Mauritanie, et dans les prochaines semaines dans d'autres pays.

Début août, plusieurs essaims de criquet pèlerin venus d'Afrique du Nord-Ouest ont atteint l'ouest et le nord-est du Tchad. Quelques essaims ont également atteint le nord du Burkina Faso. Les essaims ont pondu dans ces deux pays.

Des dégâts importants aux cultures ont été signalés dans plusieurs pays. Les opérations de lutte sont en cours dans tous ces pays, mais elles sont entravées par l'insuffisance des ressources.

* Les pays et organisations sont cités dans l'ordre de leurs contributions, le principal bailleur de fonds venant en tête de liste.



Contact:
John Riddle
Chargé d'information, FAO
john.riddle@fao.org
(+39) 06 570 53259

Liliane Kambirigi
Chargée d'information
Service Radio, FAO
liliane.kambirigi@fao.org
(+39) 06 570 53223

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Liliane Kambirigi
Chargée d'information
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FAO/E. Yeves

Un essaim de criquets pèlerins en Mauritanie

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