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Mieux vaut prévenir que guérir: les maladies animales aquatiques en Asie
Les maladies animales se font fi des frontières politiques, y compris des frontières sous-marines
27 septembre 2004, Rome -- Après les épidémies de la maladie de la vache folle et de la grippe aviaire ces dernières années, le monde ne connaît que trop bien désormais les menaces associées aux maladies animales.
Mais outre les risques pour la santé humaine que peuvent constituer certaines maladies animales, ces épidémies peuvent paralyser les secteurs de la production vivrière à l'échelle de toute une région, dépossédant des milliers de cultivateurs et de producteurs de moyens de subsistance ou de revenus. En Asie, où des millions de gens dépendent pour vivre soit de la pêche soit de la pisciculture, ou des deux à la fois, la lutte contre les maladies animales transfrontières a une nouvelle dimension: la dimension aquatique. "Les poissons n'ont pas de passeports", explique Rohana Subasinghe, Fonctionnaire principal (ressources halieutiques) au Service des eaux intérieures et de l'aquaculture. "Un poisson malade traverse les frontières d'un petit coup de queue, et vous pouvez vous retrouver avec un problème frappant toute une région." Eaux troubles D'ailleurs, dans toute la région asiatique, les flambées de maladies animales aquatiques sont de plus en plus courantes. Durant les années 80 et 90, une maladie connue sous le nom de syndrome ulcéreux épizootique a porté un dur coup aux exploitations piscicoles d'eau douce. La nécrose nerveuse virale est un problème qui touche les poissons sauvages de mer depuis les années 90. Durant la même période, le syndrome des points blancs a frappé le secteur économiquement vital de l'élevage de crevettes et, plus récemment, le virus du syndrome de Taura est apparu comme une menace. En Chine et au Japon, la production d'abalone et l'ostréiculture ressentent régulièrement des effets de ces maladies. Si la plupart de ces maladies n'ont pas d'incidences pour la santé de l'homme, des millions de gens gagnent leur vie de la vente du poisson qui en est affecté. "Dans certains pays, on a vu des pisciculteurs se suicider à cause des graves pertes dues au syndrome des points blancs chez les crevettes", explique le Professeur Mohamed Shariff, expert en pathologies des poissons à l'Université Putra de Malaisie, qui collabore fréquemment avec la FAO pour améliorer la gestion des maladies animales aquatiques en Asie. "La maladie a causé une mortalité de 100 pour cent en l'espace d'une semaine, et les aquaculteurs ont tout perdu. Beaucoup étaient proches de la période de récolte qui aurait atteindre les 40 000 dollars EU par hectare. Vous pouvez imaginer les pertes pour un pisciculteur qui avait 20 ou 30 étangs", ajoute-t-il. Selon le Professeur Shariff, l'Asie a besoin non seulement d'un soutien financier pour appuyer sa capacité de gérer les maladies animales aquatiques, mais aussi de conseils techniques. La FAO aide à répondre à ces besoins. Elle offre un savoir-faire et des avis d'experts aux pays de la région pour les aider à améliorer leurs pratiques agricoles afin de réduire la probabilité de flambées épidémiques, à effectuer une surveillance servant à détecter les problèmes à l'avance, et à mettre en œuvre des mesures de biosécurité efficaces lorsque les foyers éclatent. Pour en savoir plus sur ces travaux, lire les autres articles dans les liens à droite ou cliquer ci-dessous. >>Suite Contact : George Kourous Relations médias, FAO george.kourous@fao.org (+39) 06 570 53168 |
En Asie, où des millions de gens dépendent de la pêche et de la pisciculture, les maladies animales aquatiques constituent un problème croissant.
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